La mort n'a pas de goût. Ou plutôt, si ! Un drôle de fumet. De viande avariée. D'haleine de dents cariées. Je sais ! J'y ai trempé ma plume, une ou deux fois, déjà. Je suis un vieil écrivain. Fatigué. Aussi, je me dis qu'un écrivain célèbre est un écrivain mort. Alors, j'ai essayé. Je voulais baiser la mort ! Je voulais d'une mort, vivante ! Fabuleuse ! Ce fut une mort piteuse. Honteuse. On me retrouva, nageant dans mon vomi. J'avais bouffé un tube de Lexomil. Derrière deux ou dix verres de gin. Pour me donner du courage : "Le suicide, c'est le courage des lâches' : Donc, je me suis réveillé, dans du coton humide. Comme les graines de haricot, qu'enfant, je faisais germer. C'était trop beau : c'était donc ça ! La mort ! " Vieux, moi ? Vieux, lui ? Vieilles, elles ? En rêve ! ... Vieux dans leurs os qui craquent, leurs muscles qui couinent, leurs dents qui grelottent ! Comme ça, vieux, OK ! ... Croulant, yes ! ... Dead ! Ya ! Mais jeunes ! Ados, enfants, même dans les nuages de leurs songes, dans les souvenirs de leurs belles amours... Dans la fumée de leur pucelage... La preuve par 13 de ces portraits. Sans concession aucune, et sans remords aucun... Ces 13 nouvelles sont un pied de nez à la camarde, comme se plaisait à écrire Brassens. 13 flirts avec la mort, vieilles odeurs de vieux et de vieilles... Peu ou prou, quelques rébellions, quelques abandons. Refuge dans les bois, illusions perdues ; naufrage de l'âge, mort qui tue ! Et Dieu, dans tout ça ? ... Eh bien, à un moment donné, il ne sert plus à rien d'y croire...
Nombre de pages
148
Date de parution
28/03/2025
Poids
140g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782916753843
Titre
Vieillir ? Ca pue !
Auteur
Brissart Christian
Editeur
BLACK OUT
Largeur
0
Poids
140
Date de parution
20250328
Nombre de pages
148,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'honneur je sais pas ce que c'est ! Par contre je suis fou. L'asile à treize ans. Ne faites pas cette tête-là ! Je n'étais pas dangereux. Un fou gentil. Libérez-moi, s'il vous plaît ! Je ne veux pas mourir enfermé. S'il vous plaît... Te fatigue pas, ils comprennent pas le français. Par contre toi, tu me déçois. Ah ! Au milieu de la misère, Monsieur pavane Monsieur fait le fier. Mais couleur kaki, on se chie dans le froc... Et ouais, je chie dans mon froc. Tu peux m'expliquer ce que c'est l'Honneur, pour quelqu'un qui galère depuis toujours, ce qu'est la fierté pour quelqu'un qui s'est toujours fait enculer ... La fierté, quand on se fait enculer, c'est de ne pas dire merci.
Et Max, sur sa balançoire, a évité tout ça. Il profite de l'été indien, lorsque le soleil est à dix heures. Max est devenu solaire, il se fout du monde entier, comme le monde entier se fout de lui, il attend avec une patience infinie l'arrivée de Jeannot l'épicier. Si ça se trouve, la Troisième Guerre mondiale est déclarée, d'ailleurs, si l'on compte les pays "en voie de développement" - bel euphémisme, le langage politique est truffé d'euphémismes - déjà en conflit, la Troisième Guerre mondiale sévit, et depuis un moment. Max s'en fout, jamais une bombe ne trouvera le chemin de la Creuse.
Je suis polonaise et mon prénom c'est Joséphine ! J'aurais pu m'appeler Stenka ou Maria, ou bien Katerina ! Mais non ! Joséphine, fallait oser, osez Joséphine ! Ma vie sonne comme une chanson triste, ma vie est une chanson triste ! Mais, que je vous présente ma famille : d'abord, d'abord y a l'aîné, celui qu'a un gros nez, qu'a jamais vu un peigne, qu'est méchant comme une teigne ! Ca vous suffit, comme refrain ? Mon père a une moustache, l'est pas mort d'une glissade, ma mère qui ne dit rien, ou bien n'importe quoi. Z'auraient pu survivre au ghetto de Varsovie, mais non ! Mes vieux, c'est des gagne-petit ! Z'habitent à Cracovie. Y a un ghetto aussi, mais plus petit ! " Une anticapitaliste, des slips, une égorgeuse ... Balade au pays de la folie : de quel côté du mur de l'asile sont les fous ? Aucune bonne réponse, mais les pauvres hères tanguent sur un bateau ivre, au gré des tempêtes vrillant le crâne de leur créateur, un grand habitué de ce genre de folie, furieuse ou douce. Un malade qui pose quelquefois ses amarres sur une paisible plage de sable fin, très fin, aussi fin que son humour dérisoire...
L'Océan de Genève, c'est la grande évasion de trois petits pélos... Voir l'océan à Genève, c'est voir, enfin, la vie en trois dimensions... Le premier jette sa femme, son attaché-case et ses vilains dollars, pour goûter au vertige des falaises du Vercors. Le deuxième des trois petits cochons revient au bord du lac Léman où, jadis, enfant, il soigna ses poumons et osa biser une belle gamine du haut de ses sept ans... pour construire une arche, dans laquelle il voguera avec sa conquête. Et le dernier plante ses racines en Creuse, en haut d'un arbre, dans une cabane faite de bric et de broc. Mon tout, c'est la morale de cette fable éminemment immorale : lequel de ces trois petits cochons va se faire croquer en premier, par le grand méchant loup de la consommation ...
Depuis que l'Empire a conquis son pays, Loren, druide de Bronte, se voit forcé d'opposer une résistance à l'invasion ennemie pour protéger son village. Mais si Bronte est épargné grâce à ses efforts, son seul espoir de victoire réside dans la mort de Hassya, l'inaccessible Impératrice. Alors que ses tentatives d'assassinat restent vaines, un étrange personnage, issu d'anciennes légendes, revient d'Avalon pour lui venir en aide. S'ouvre alors à Loren une bien étrange voie, où le sens des principes qu'il a suivis au cours de son existence prend une tout autre dimension et où l'ombre de la trahison se dessine là où il ne l'attend pas.
Je suis en déséquilibre permanent entre la volonté d'être morte et celle de vivre intensément.[...] Je déteste être ce que je suis. J'aimerais ne pas être comme ça. J'aimerais penser comme tout le monde, raisonnablement, de manière mesurée, de manière contrôlée. " Haëlle, 28 ans, a choisi le jour de son anniversaire pour mourir. Mais tout ne se passe pas comme elle l'aurait souhaité, puisque cinq jours plus tard, elle se réveille dans un hôpital psychiatrique. Comment panser ses plaies et continuer à vivre lorsqu'on avance les yeux bandés dans des montagnes russes ? Le temps de vie est une opportunité. Haëlle saura-t-elle la saisir ...
L'honneur je sais pas ce que c'est ! Par contre je suis fou. L'asile à treize ans. Ne faites pas cette tête-là ! Je n'étais pas dangereux. Un fou gentil. Libérez-moi, s'il vous plaît ! Je ne veux pas mourir enfermé. S'il vous plaît... Te fatigue pas, ils comprennent pas le français. Par contre toi, tu me déçois. Ah ! Au milieu de la misère, Monsieur pavane Monsieur fait le fier. Mais couleur kaki, on se chie dans le froc... Et ouais, je chie dans mon froc. Tu peux m'expliquer ce que c'est l'Honneur, pour quelqu'un qui galère depuis toujours, ce qu'est la fierté pour quelqu'un qui s'est toujours fait enculer ... La fierté, quand on se fait enculer, c'est de ne pas dire merci.