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Tombés des mains du soleil
Brisé Bernard ; Alem Kangni
L'HARMATTAN
16,00 €
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EAN :9782747530385
L'albinos africain est souvent marginalisé. De séculaires légendes et croyances tendent à le considérer, de par ses caractéristiques génétiques et physiques (absence de mélanine au niveau de la peau, des poils et des yeux), selon les ethnies comme un "porte-bonheur" ou plus régulièrement comme un "faux-blanc", un maudit, voire un être à éliminer physiquement... Les préjudices vécus au quotidien, liés à des troubles de la vue et à une sensibilité accrue aux rayons ultraviolets ou tout simplement le regard discriminatoire des autres, génèrent la plupart du temps pour l'individu albinos une situation d'échec, de rejet et de repli sur soi. Dans de nombreux pays africains, il existe, aujourd'hui encore, une forme d'apartheid à rebours dont sont victimes les albinos : "ces noirs à la peau blanche". De juin à décembre 2001, Bernard Brisé est parti à leur rencontre au Togo et les a photographiés avec une grande pudeur et un indéniable sens esthétique. Portraits, photos de famille, scènes de vie quotidienne prennent ici une autre dimension et témoignent, si besoin était, de la beauté de la différence au-delà des normes trop restrictives de ce que certains appellent la normalité.
Nombre de pages
55
Date de parution
01/11/2003
Poids
164g
Largeur
205mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782747530385
Titre
Tombés des mains du soleil
ISBN
2747530388
Auteur
Brisé Bernard ; Alem Kangni
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
205
Poids
164
Date de parution
20031101
Nombre de pages
55,00 €
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Sensible à l'idée du regard porté sur l'autre à travers le prisme de nos histoires communes, Bernard Brisé a élaboré cette série "Lomé / Paris" lors de deux résidences artistiques menées avec l'association Filbleu, la Commission nationale de la francophonie et l'Institut français du Togo. Bernard Brisé associe sur une même photographie une personne ou un groupe de personnes réelles à une image d'Epinal, une sorte de carte postale emblématique de Paris et de la tour Eiffel. Pour lui, le processus d'exotisation consiste à déconnecter un lieu et des personnes de leur contexte local et à les replacer dans un autre cadre. Dans son travail, le mur occupe une place essentielle il joue le rôle de fond, d'élément du décorum qui décontextualise, mais aussi celui de support d'apparitions, d'écran d'images plus ou moins fantomatiques de ce symbole de la capitale française. Par un effet de surimpression réalisé en post production, il intègre une vue de Paris aux portraits réels afin de n'obtenir qu'une seule image réunissant les deux éléments. Ce Paris à la tour Eiffel, vécu ou fantasmé, destination rêvée par beaucoup car archétype du luxe et de la réussite sociale mais aussi symbole de l'exposition universelle de 1889 et de ces insoutenables villages indigènes érigés à la gloire de l'empire colonial, nourrit l'image telle une mise en abyme aux multiples degrés de lecture. Ici, le paradigme est inversé l'humain, l'Africain, s'affirme en sujet principal alors que la tour Eiffel investit le décor se muant, à son tour, en une image dérisoirement exotique. Dans ses photographies, Bernard Brisé confronte deux environnements qui invitent à une nouvelle interprétation, à la lisière de cette cohabitation ambiguë liant réalité et comédie humaine. Entre légèreté et gravité, il questionne de façon allégorique les notions de culture, d'acculturation et d'altérité.
A l'aide d'une fourchette, j'avais arraché mes dents. Il le fallait, étant résolu à ne plus rien mettre dans ma bouche. Boire, seulement boire. Cette soif. J'aurais pu boire la mer et tous les poissons. Le gosier en pente, j'allais comme on va. Enfin debout ou presque, j'allais.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.