Comment aborder une écriture dont on a tout oublié, dont on ignore le système utilisé, la langue transcrite ? De l'abbé Barthélémy à Michael Ventris en passant par Jean-François Champollion, l'ouvrage revient sur les figures les plus emblématiques des déchiffreurs et les méthodes utilisées pour percer le mystère des écritures oubliées. Les auteurs font également le point sur les travaux actuels et l'avancée de la recherche autour de l'écriture maya, du méroïtique ou encore de l'élamite linéaire. En 1822, Jean-François Champollion déchiffrait les hiéroglyphes et ouvrait la voie à une nouvelle discipline, l'égyptologie. Si la réussite de Champollion fascine autant encore aujourd'hui, c'est qu'il est la figure la plus emblématique de ceux que l'on peut nommer " les déchiffreurs ", car il n'est pas le seul à avoir réussi l'exploit de déchiffrer une écriture. Ils sont nombreux ceux qui ont tenté de percer le mystère de ces écrits venant de cultures anciennes, et une poignée seulement à avoir mener à bien ces recherches. Mais comment aborder une écriture dont on a tout oublié, dont on ignore le système utilisé, la langue transcrite ? De l'abbé Barthélémy à Michael Ventris en passant par Jean-François Champollion, l'ouvrage revient sur les figures les plus emblématiques des déchiffreurs et les méthodes utilisées pour percer le mystère des écritures oubliées. Les auteurs font également le point sur les travaux actuels et l'avancée de la recherche autour de l'écriture maya, du méroïtique ou encore de l'élamite linéaire. Enfin, ils abordent les difficultés que peuvent présenter certaines écritures encore non déchiffrées ou dont la langue nous est aujourd'hui inconnue.
Résumé : Avec plus de 100 illustrations, 11 cartes en couleurs, une chronologie et de nombreux textes des différentes époques cités en encarts, cet ouvrage sans précédent invite à la découverte de plus de 2000 ans d'histoire et de culture syriaques. Le syriaque a été une langue de culture majeure en Syrie-Mésopotamie du IIe au XIIIe siècle de l'ère chrétienne. Fruit des contacts et du métissage à la frontière des Empires romain et parthe, cette forme d'araméen n'était la langue ni d'un Etat ni d'un peuple particulier. Mais avec la christianisation, le syriaque a connu un développement exceptionnel. Il s'est répandu de la Méditerranée à l'Asie orientale et constitue aujourd'hui encore la langue classique, littéraire et religieuse de plusieurs Eglises orientales. Le syriaque est à côté du latin et du grec la troisième composante du christianisme ancien, ancrée dans l'hellénisme mais également descendante de l'antiquité proche-orientale et sémitique. Dès les premiers siècles, dans un mouvement symétrique à celui de la tradition chrétienne gréco-latine vers l'ouest, le christianisme syriaque s'est développé vers l'est, jusqu'en Inde et en Chine. Il a aussi été la branche du christianisme la plus en contact avec l'islam au sein duquel il a continué à vivre.
Résumé : Voici l'histoire d'un livre, du Livre. Beaucoup croient connaître la Bible, pourtant, rares sont ceux capables de soulever le voile sur ses véritables auteurs et leurs motivations, les époques et les différents lieux où elle fut composée. Tout simplement de démêler la réalité historique de la légende. À ces multiples interrogations, à ces énigmes, des spécialistes - historiens et archéologues - sont aujourd'hui en mesure d'apporter des réponses inédites, différentes de celles qu'on écrivait il y a encore quelques temps. Il est vrai qu'on ne raconte plus de la même manière l'histoire des Hébreux. L'existence de Moïse ou de Salomon, comme la réalité de l'Exode, par exemple, sont discutées. Si la Bible peut toujours servir de source pour l'historien, il convient à présent de la confronter aux autres documents de la période. Désormais, c'est à la lumière des connaissances apportées par l'étude du Proche-Orient qu'il faut redécouvrir la Bible. Une démarche qui n'épuise en rien le message transcendant d'un texte qui reste sacré pour des millions de croyants à travers le monde. Et pour les autres, une source de notre civilisation.
Quatrième de couverture Entre mer Méditerranée et montagne libanaise, une voie de passage et d'échanges, un couloir d'invasions, un territoire exigu... celui des Phéniciens. Arwad, Byblos, Beyrouth, Saïda, Sidon, Tyr, chapelet de cités indépendantes égrené sur la côte du Levant, furent entre 1180 et 333 av. J.-C. le berceau de ce peuple qui n'a laissé que de parcimonieuses archives. Les témoignages des envahisseurs ou voisins assyriens, égyptiens, israélites, hittites, perses, grecs ou romains combinés aux découvertes archéologiques composent un portrait contrasté. Navigateurs réputés et commerçants avisés, les Phéniciens sillonnèrent les mers à bord de leurs navires chargés de bois de cèdre, de pourpre ou d'objets ouvragés. En quête de métaux, ils arpentèrent la Méditerranée occidentale et fondèrent comptoirs et colonies dont la célèbre Carthage. Géniaux inventeurs de l'alphabet, ils acquirent un savoir-faire artisanal apprécié et reconnu dans toute l'Antiquité.Françoise Briquel-Chatonnet et Éric Gubel tracent les jalons de l'histoire et de la culture phéniciennes et rendent compte d'une civilisation attachante et méconnue de l'Orient ancien.
Briquel-Chatonnet Françoise ; Le Meaux Hélène ; Pi
Cette oeuvre est conservée dans les collections du département des Antiquités orientales. Evénement associé : Exposition Royaumes oubliés. De l'Empire hittite aux Araméens, première inauguration le 30 avril 2019. La découverte du sarcophage d'Eshmunazor II de Sidon en 1855, son transport à Paris et son exposition au public représentèrent, pour l'époque, un véritable événement médiatique. Ils déclenchèrent l'envoi d'une mission d'archéologie en Phénicie en 1860, confiée par l'empereur Napoléon III au sémitisant Ernest Renan. Certes sa taille et sa corpulence massive suffisent à attirer l'attention sur l'oeuvre, mais son intérêt est surtout d'ordre épigraphique : il est en effet le support de la plus longue inscription phénicienne trouvée au Liban, la seule qui relate des événements historiques sur le règne d'un roi phénicien, en l'occurrence Eshmunazor II. Cet ouvrage s'articule autour de plusieurs points : épigraphique, historique, stylistique et historiographique. Une traduction de l'inscription revue et commentée est accompagnée d'une réflexion sur l'histoire de la dynastie des rois de Sidon, Eshmunazor I, Tabnit et Eshmunazor II. Une attention particulière est portée à la question du moment de l'importation, depuis l'Egypte, de ce sarcophage d'époque saïte. Ce sarcophage remployé par un roi sidonien témoigne en effet de transferts entre l'Egypte et la Phénicie et constitue un très bel exemple de ce qui a permis, selon des modes divers, l'appropriation de l'art égyptien par les Phéniciens. Enfin, c'est autour de ce monument majeur que la collection d'antiquités phénicienne du Louvre s'est développée et organisée. L'exploitation de documents d'archives, manuscrits et photographies, permet de suivre pas à pas le sarcophage depuis sa découverte grâce au duc de Luynes, Aimé Péretié et Alphonse Durighello, jusqu'à sa présentation dans la crypte Marengo du musée du Louvre où il se trouve aujourd'hui. Cette oeuvre est conservée dans les collections du département des Antiquités orientales. Evénement associé : Exposition Royaumes oubliés. De l'Empire hittite aux Araméens, première inauguration le 30 avril 2019. Collection Solo, en coédition avec les éditions du musée du Louvre. Chaque volume de la collection Solo présente un chef-d'oeuvre du musée du Louvre. Richement illustré et documenté, à moins de 10 euros, au format poche, c'est le cadeau idéal pour tout amoureux de l'art, amateur ou désireux de s'instruire agréablement. Désormais cette prestigieuse collection est coproduite par le musée du Louvre et les Editions El Viso Déjà paru aux Editions El Viso : Le tombeau de Philippe Pot
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.