Le 13 août 1961 au petit matin, des soldats de l'armée est-allemande déroulent en plein centre de Berlin des kilomètres de barbelés destinés à mettre fin à l'exode massif des Allemands de l'est qui fuient toujours plus nombreux le régime communiste. Les jours suivants, un mur est érigé qui, dès lors, sera constamment surélevé, renforcé, maillé d'un système infaillible de miradors et de check-points. En quelques minutes, les familles, les amis sont séparés de part et d'autre de cette frontière, l'ancienne capitale du Reich est coupée en deux par une ligne infranchissable qui règle le sort de millions d'individus. Jamais l'expression " rideau de fer " n'a été alors si proche de la réalité. Le mur de Berlin va représenter pendant près de 30 ans l'arbitraire politique, la partie la plus visible de l'oppression communiste et donne à la guerre froide son vrai visage. Jusqu'à sa chute, le 9 novembre 1989, il fut le théâtre de drames humains, de tensions politiques et un terrain de propagande tous azimuts. Personne n'a oublié par exempte le fameux " Ich bin ein Berliner " lancé tout près du mur par Kennedy, en juin 1963. Personne n'a oublié non plus toutes les tentatives de franchissement (on devrait dire " d'évasion ") - sous-marin sous La Spree, tunnels, passages en force, etc. - qui, souvent, finirent dans la ligne de mire des vopos. Personne enfin n'aura oublié les images de cette nuit de l'automne 1989, quand une foule en liesse attaqua au piolet le mur couvert de graffitis. Reste que ce " mur de la honte " comme on eut tôt fait de le baptiser, restera dans les mémoires comme l'un des signes marquants des grandes tragédies totalitaires du siècle en même temps que celui de la volonté folle qu'ont toujours eu les hommes à vivre libres.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
217
Date de parution
16/05/2001
Poids
325g
Largeur
145mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782235022972
Titre
1961-1989 Berlin. Les années du mur
Auteur
Brigouleix Bernard
Editeur
TALLANDIER
Largeur
145
Poids
325
Date de parution
20010516
Nombre de pages
217,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
La victoire de Gerhard Schröder - suivie de la constitution d'un gouvernement " rouge-vert " (rose-vert serait plus exact) - est venue nous mettre brutalement sous le nez des réalités que nous cachait la massive et débonnaire silhouette de son prédécesseur Helmut Kohl. L'Allemagne n'est décidément pas ce pays " sûr de lui-même et dominateur " à quoi le résument nos inusables clichés, mais au contraire une nation qui doute d'elle-même et du monde, le mot est encore assez faible. Nous croyons que tout réussit aux Allemands. Qu'ils travaillent bien plus que nous. Qu'ils sont encore parfois hantés par de très suspectes nostalgies. Qu'ils ignorent la crise et ses peurs. Que leur amitié pour nous est, au mieux, condescendante. Et nous avons tout faux ! Il y a pour les Français un mystère allemand à plusieurs inconnues. Des inconnues qui tiennent il est vrai, bien souvent, à notre ignorance persistante à l'égard du plus grand voisin et principal partenaire de la France en Europe. C'est bien pourquoi il est grand temps d'en finir avec l'Allemagne. Celle, du moins, que nous jugeons mal, par excès ou par défaut, et qui est au cœur des fantasmes français bien plus que des réalités politiques, économiques et culturelles d'aujourd'hui. Et d'en refaire ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : un (grand) pays comme les autres.
Résumé : Des Français, bien plus nombreux qu'on ne le croit, ont fait l'Amérique du Nord. Le Québec et l'Acadie, bien sûr ; mais aussi les Etats-Unis. Ils ont parcouru à la pagaie des fleuves et des lacs immenses, défriché des forêts, sillonné la Prairie, fondé des villes et des villages par milliers, fraternisé avec les Indiens plus qu'aucune autre nation européenne ne le fit jamais outre-Atlantique, joué un rôle militaire décisif dans la naissance de la jeune République américaine, contribué à façonner son industrie, son commerce, sa culture et son aventure vers l'Ouest. D'origine française, La Nouvelle-Orléans, Lafayette, Baton Rouge, Saint Louis, Vincennes, Prairie du Chien, Sainte Geneviève? Bien sûr; mais aussi Chicago, Detroit (et Chevrolet, et Cadillac !), le Maine, le Vermont; Juneau, la capitale de la si lointaine Alaska; Pittsburgh, Kansas City, Milwaukee; et jusqu'au plan de la ville de Washington ! Et des millions de citoyens américains, parmi lesquels de nombreux Indiens, mais aussi le mythique Davy Crocket (David de Croquetagne)... Ces Français qui ont fait l'Amérique méritaient bien qu'on raconte leur prodigieuse épopée, où, comme toujours, la grande Histoire se nourrit d'un nombre incalculable de pittoresques aventures individuelles.
Résumé : Les Etats-Unis sont-ils un don du Mississippi, comme on a pu le dire de l'Egypte pour le Nil ? En tout cas le grand fleuve a joué dans leur histoire, territoriale et militaire, politique et économique, culturelle et humaine, un rôle capital. Le Mississippi a été à la fois le lieu et l'enjeu de beaucoup de combats décisifs pour la formation des USA d'aujourd'hui : du choc entre puissances européennes, dont la France, avec ou sans les Amérindiens peuplant ses rives depuis des millénaires, à la lutte pour l'égalité raciale, en passant par la Guerre de sécession et les grandes mutations industrielles, agricoles, technologiques, démographiques, et bien sûr politiques. Si l'histoire du Mississippi est un roman, et même un roman... fleuve, elle jette sur l'Amérique d'aujourd'hui, pour comprendre ses confrontations les plus actuelles, une indispensable lumière.
C'est par la mer qu'il convient de commencer toute géographie", écrivait Michelet. La mer fascine les hommes qui cherchent à la maîtriser, car elle constitue un atout de puissance depuis des millénaires. Mais elle est aussi le théâtre des guerres du XXIe siècle : de la mer Noire, l'un des fronts de la guerre déclenchée par la Russie contre l'Ukraine, à la mer Rouge, où les Houthis du Yémen perturbent le commerce international, dans le contexte de la guerre Hamas-Israël. Il faut aussi plonger 20 000 lieues sous les mers : là se joue la guerre invisible de l'information, puisque 98 % de nos échanges numériques passent par des câbles sous-marins, avec l'intérêt stratégique évident qui découle du contrôle de ces liaisons. Enfin, les océans du monde, où transitent 90% du commerce mondial, sont devenus le cadre privilégié du duel sino-américain. En colonisant notamment des îlots en Asie Pacifique, la Chine réécrit le droit international à sa guise, afin de s'imposer en nouvelle impératrice des mers. Voici une croisière géopolitique en 21 escales pour prendre le large et regarder autrement les grands enjeux du XXIe siècle.
Petit Etat de 16 millions d'habitants, la République démocratique allemande (RDA) n'a vécu que 41 ans. Née de la guerre froide, en 1949, disparue en 1990, elle n'en a pas moins suscité bien des espérances, celles d'une "autre Allemagne" , et nourri de grandes ambitions, y compris sur la scène internationale. Pendant des années, Nicolas Offenstadt a sillonné l'ex-RDA pour écouter ses habitants, observer les traces de ce monde éphémère, et ramasser ses archives abandonnées. Son ambition est de reprendre l'histoire de cette nation dans une perspective globale mais aussi de rendre compte de la façon dont ses citoyens ont subi, modelé ou rejeté les contraintes d'un régime autoritaire, jusqu'à la chute finale. Raconter l'histoire de la RDA, c'est revenir sur un demi-siècle d'histoire européenne et mondiale. Le travail de l'auteur ne s'arrête pas à la chute du mur de Berlin. Il analyse également les années qui ont suivi l'unification et esquisse des réponses aux questions actuelles : que reste-t-il de la RDA aujourd'hui ? Pourquoi ses territoires voient-ils fleurir l'extrême droite ?
La démarche historique permet de retracer la genèse des grands problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle, dans cette Histoire populaire de la France, j'ai privilégié les questions qui sont au centre de notre actualité, comme les transformations du travail, les migrations, la protection sociale, la crise des partis politiques, le déclin du mouvement ouvrier, la montée des revendications identitaires". Gérard Noiriel éclaire la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age : les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Plus de quatre-vingts ans après sa disparition, le régime de Vichy continue de hanter notre mémoire collective. En quelques jours, en juillet 1940, la République s'est effondrée. Derrière le maréchal Pétain, héros national devenu chef de l'Etat français, et le politicien sans scrupules Pierre Laval, des opportunistes jouant la carte allemande et des doctrinaires d'extrême droite prennent le pouvoir. La dictature s'installe, pour le pire. Optant pour la collaboration politique en 1940, choisissant la voie du crime antisémite en 1942, le gouvernement finit par dresser quasiment toute la population contre lui. Cette page sombre est ici racontée comme jamais auparavant, à partir d'archives inédites, des derniers témoignages exhumés et d'approches historiques renouvelées, attentives aux ressorts psychologiques, à la complexité des parcours et aux marges de manoeuvre des acteurs. Au fil de la lecture, apparaît ainsi un tableau pénétrant et contrasté. L'ouvrage montre à la fois la fuite en avant et l'aveuglement égotiste des principaux dirigeants du régime pétainiste, la mise en oeuvre de politiques criminelles parfois tempérée par des fonctionnaires formant une véritable zone grise au coeur de l'Etat, et une opinion publique longtemps attentiste mais inclinant en faveur des Alliés. Une réflexion puissante sur les conséquences funestes de l'amoralité en politique et des conclusions historiques qui interrogent notre présent.