En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
L'Ukraine Insurgée
BRIGADES EDITORIA.
SYLLEPSE
20,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9791039900812
Depuis le 24 ? février, date de l'entrée des chars russes en Ukraine et du début du martyre du peuple ukrainien, les éditions Syllepse ont entrepris de traduire de nombreux témoignages et analyses d'Ukrainien·nes afin d'éclairer l'opinion publique avec le point de vue des premier·es concerné·es, et la réalité de la guerre. Aujourd'hui, c'est l'essentiel de ce travail qui est publié dans cet ouvrage, dont le principal objectif est de donner la parole à celles et à ceux qui résistent à l'agression impérialiste russe. Ils et elles nous racontent leurs combats et nous disent leurs espoirs où se dessine un horizon d'émancipation sociale et politique. Plus largement, L'Ukraine insurgée revient sur l'histoire du pays et de ses douloureuses relations avec la Russie. Enfin, la nature du régime autoritaire grand-russe et ses ambitions sont également analysées, sans oublier les voix de son opposition démocratique qui subit une sévère répression. Livre à multiples voix, L'Ukraine insurgée nous raconte les espoirs d'un peuple qui refuse de se soumettre. De sa victoire dépend l'avenir du continent européen. Le sommaire L'ouvrage est composé de 6 parties ? : - "? Une nation tourmentée ? " - "? Par tous les moyens nécessaires ? " - "? Où va la Russie ??? " - "? Pendant la guerre, la lutte continue ? " - "? La gauche, la géopolitique et les peuples ? " Un appareil critique - introductions, notes, etc. - complète la lecture. L'ouvrage sera accompagné d'un cahier en quadrichromie avec notamment des oeuvres de Katya Gritseva, l'artiste ukrainienne qui signe l'illustration de couverture.
Nombre de pages
396
Date de parution
20/10/2022
Poids
516g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791039900812
Titre
L'Ukraine Insurgée. 0
Auteur
BRIGADES EDITORIA.
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
150
Poids
516
Date de parution
20221020
Nombre de pages
396,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Nous le savons, ce ne sont pas les livres qui arrêteront les blindés russes qui déferlent sur l'Ukraine. Nous le savons, ce ne sont pas les livres qui arrêteront la main de fer qui s'abat sur les Russes qui s'opposent à la guerre de Vladimir Poutine. Nous le savons, ce ne sont pas les livres qui mettront fin à la guerre contre la liberté de l'Ukraine, pas plus qu'ils ne mettront fin à la dictature des oligarques du Kremlin. C'est la résistance populaire ukrainienne multiforme, les grains de sable que les démocrates de Russie et de Biélorussie glisseront dans la machine de guerre russe et l'opinion publique mondiale qui arrêteront les chars de Vladimir Poutine. Mais dans cette bataille pour l'indépendance et la liberté ukrainiennes, rappelons-nous le pouvoir des samizdats et l'effet corrosif qu'ils avaient eu sur la dictature stalinienne. Les éditions Syllepse (Paris), Page?2 (Lausanne) et M.?Éditeur (Montréal), les revues New Politics (New York), Les Utopiques (Paris) et ContreTemps (Paris), les sites À l'encontre (Lausanne) et Europe solidaire sans frontières, le Réseau syndical international de solidarité et de luttes, le Centre tricontinental (Louvain-la-Neuve) qui publie la revue Alternatives Sud, ainsi que le blog Entre les lignes entre les mots (Paris) se sont associés pour donner la parole aux résistances populaires, aux oppositions russes et biélorusses à la guerre, au mouvement syndical et aux mouvements sociaux démocratiques, notamment russes. Ce faisant, cette brigade éditoriale de solidarité adresse un message aux envahisseurs?: «?Mettez crosse en l'air?» et espère jeter quelques grains de sable dans la machine de guerre poutinienne.
Dans le brouillard sanglant de la guerre en Ukraine, de puissantes voix n'atteignent pas nos écrans de télévision ni les colonnes de nos journaux : celles de la gauche ukrainienne, des syndicats, des mouvements sociaux, féministes, écologistes ou de la communauté LGBTQ. Tous et toutes participent à la résistance contre l'agression russe, souvent au prix de leur vie, notamment en s'engageant dans les forces armées ukrainiennes. Ils et elles portent également un message et des combats pour la justice sociale et l'égalité des droits trop souvent bafoués par le gouvernement de Kyiv. Parmi ces acteur·rices, l'organisation socialiste Sotsialnyi Rukh tient une place particulière. Elle défend une perspective socialiste qui combine la lutte pour l'existence du pays à celle pour l'émancipation sociale par l'autodétermination et l'auto-organisation du peuple ukrainien. Ce recueil des textes illustre le double combat que mène cette organisation contre l'impérialisme russe agresseur et la politique néolibérale destructrice du gouvernement au pouvoir. Dans une démarche concrète, Sotsialnyi Rukh combat pour un socialisme d'autogestion. Son expérience, ses pratiques sociales et ses écrits constituent pour les gauches internationales un acquis inestimable dans leur entreprise d'élaboration d'un programme pour l'émancipation au 21e siècle.
A travers les voix et les récits de survivants et de témoins, de militants des droits de l'homme, d'acteurs judiciaires, de journalistes et d'historiens, Francesca Lessa lève le voile sur les secrets de la répression transnationale mise en place par les dictatures sud-américaines entre 1969 et 1981. Mettant en place une coordination répressive inédite connue sous le nom de plan Condor, les services secrets du Chili, de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay, avec le soutien des Etats-Unis, lancent une campagne de lutte contre la "subversion" . Les dictatures militaires alors en place en Amérique latine envoient des agents secrets poursuivre et assassiner les dissidents politiques jusqu'en Europe (France, Italie, Portugal, Espagne...) et aux Etats-Unis. Les forces militaires et policières, légales et extra-légales, de ces dictatures vont enlever, torturer et assassiner des centaines d'hommes et de femmes. Le plan Condor est le fil conducteur des dictatures sud-américaines qui firent des dizaines de milliers de morts, et plus encore de torturés, d'emprisonnés, d'exilés. Au cours de ces années, l'Amérique du Sud devint une zone de terreur généralisée et d'impunité pour ceux qui perpétuaient la violence. Dans ce livre, Francesca Lessa montre également comment des réseaux d'individus en quête de justice se sont progressivement matérialisés et ont réussi à transcender les frontières nationales pour obtenir justice pour les victimes de ces horreurs. S'appuyant sur un travail de terrain approfondi, des recherches dans les archives, des observations de procès et plus d'une centaine d'entretiens, Le plan Condor en procès explore le passé et le présent de l'Amérique du Sud. Ce livre met en lumière les luttes actuelles pour la justice, alors que les sociétés de la région sont confrontées à l'héritage des atrocités commises.
Au travail, et dans la joie s'il vous plaît, sous l'emprise des technologies de communication et surveillance, il faut désormais être à disposition de l'employeur 24 heures sur 24, sept jours sur sept et même lors de ses congés. A contrario de cette réalité, s'enchaînent les discours patronaux et étatiques présentant la vie quotidienne comme de moins en moins contrainte par le temps de travail. Loin de cette arnaque, ce livre explore comment, depuis 1968, s'est déployé un processus d'intrusion du travail capitalistique dans notre quotidien. Associé aux pratiques managériales, qui font de l'urgence la norme dans l'organisation du travail, le travail totalitaire engloutit la moindre parcelle de liberté de notre temps. Il s'accapare notre intimité jusque dans l'offre et la consommation de loisirs planifiés et minutés. Il fait de nous des "esclaves modernes". "Le travail totalitaire" explique en quoi la bataille pour l'émancipation ne peut plus se satisfaire de la seule réduction quotidienne du temps de travail. Une critique radicale de la vie quotidienne devient ainsi une condition indispensable pour qu'advienne une société démocratique.
Y a-t-il un intérêt à rendre compte, en 2024, de l'expérience de femmes qui ont fui l'Espagne au moment de la victoire de Franco en 1939 ? C'est à travers des récits de vie, des trajectoires de trois femmes, que ce livre entend contribuer à une compréhension toujours à renouveler du fascisme, des résistances au quotidien, des processus de violence. Ainsi, la première partie du livre met en perspective les récits en posant un cadre historique. La deuxième présente le témoignage de trois femmes espagnoles qui avaient refusé la victoire du général Franco en 1939 et s'étaient réfugiées en France en l'absence de leur mari. Cette séparation était due au fait que la frontière entre la France et l'Espagne avait été ouverte aux civils et aux blessés à partir du 27 janvier 1939, alors qu'elle était restée fermée aux soldats de l'armée républicaine espagnole jusqu'au 5 février 1939. Les trois narratrices, qui ont accepté de raconter leur vie à l'auteure, 50 ans après la défaite républicaine, étaient issues de familles dont les hommes avaient été des militants ou des sympathisants de partis politiques opposés au coup d'Etat nationaliste. Leur enfance et leur adolescence se sont passées à Barcelone, avec son lot de conflits sociaux et de répression. Leurs témoignages montrent comment des ouvrières ou des mères de famille des quartiers ouvriers se sont senties concernées par les idées nouvelles et par les changements politiques intervenus dès leur jeunesse. L'imprégnation politique émanant du milieu familial et de la vie de quartier alimente le sentiment d'appartenir à une classe sociale qui lutte pour améliorer ses conditions de vie. Dès lors, les femmes n'hésitent pas à intervenir à leur manière dans leur quartier. Ce sont les petits gestes de solidarité ou de rejet, les échanges verbaux dans les magasins, les coopératives d'alimentation, les lavoirs publics ou le récit de leurs loisirs dans les centres communautaires, qui révèlent la constitution d'un espace politique qui ne s'exprime que lors d'événements particulièrement importants comme les grèves, la célébration de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement républicain, la guerre ou l'exil. Pour ces trois femmes, leur décision de quitter l'Espagne représente leur fidélité idéologique à leur condition de femmes du peuple, en même temps qu'elles se sont montrées solidaires des choix politiques de leur famille, de leur milieu social et de leurs époux impliqués dans la guerre civile.