Le romancier Jules Vallès (1832-1885) n'est pas un théoricien, et moins encore un théoricien de la violence. À la différence de ce qu'elle fut pour Blanqui ou pour Engels, la violence n'a pas été pour lui un moyen au service de fins économiques ou politiques. De sa " vie violente ", pour parler comme Pasolini, il a fait un roman, entre remémoration et recréation. Pour Jacques Vingtras, double fictionnel de l'auteur dans L'Enfant (1879), Le Bachelier (1881) et L'Insurgé (1886), le problème n'est pas de réfléchir la violence, d'en examiner " à froid " les atteintes ou d'en rationaliser le recours, mais de la conjurer. Vingtras est un iconoclaste et une plume redoutée. Il est, à ce double titre, la cible de la violence d'État. Mémorialiste fictif, il témoigne à la fois des violences institutionnelles dont il fut la victime et des violences libératrices auxquelles il participa. Vingtras a reçu la violence en héritage. Faisant valoir son droit d'inventaire, il s'est revendiqué fils de ses seules œuvres. Mais sa révolte individuelle a fini par s'absorber dans un mouvement insurrectionnel - la Commune de Paris. Porte-parole d'un peuple en Révolution, c'est alors au maelström des violences civiles qu'il lui a fallu faire face.
Nombre de pages
390
Date de parution
05/10/2007
Poids
650g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296038424
Titre
Jules Valès : la violence dans la trilogie
Auteur
Bret Thierry
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
650
Date de parution
20071005
Nombre de pages
390,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Au malheur de l'identité : un roman qui pose cette question :qu'est-ce qu'un Français ? Edouard Desprez, jeune journaliste ambitieux , est habité par cette interrogation jusqu'à l'obsession . Durant l'Occupation, il s'engagera dans les rangs de la Collaboration ; ce qui le perdra. Une histoire individuelle, au coeur de l'Epuration de l'après-guerre.
Le titre renvoie à une chanson éponyme de Brel, parue en 1977 dans son dernier album Les Marquises, où il décrit un malheur chronique, démystifiant ainsi l'image de la Belle Epoque, perçue après-coup comme une période heureuse. Dans ce roman, j'ai voulu décrire les contradictions inhérentes à cette phase de l'histoire : celle du progrès technique, de l'Exposition universelle, d'une révolution dans les arts : la musique, la peinture ; celle des inégalités sociales , des grèves, de la pauvreté, de la discrimination envers les femmes. Arnaud Girard, banquier, incarne le positivisme, il croit au progrès, a confiance dans le destin colonial de la France, c'est un hédoniste amateur des plaisirs et des arts. Aude Larivière, couturière en atelier, lutte pour sa libération et son émancipation , elle se syndique et soutient les idées féministes défendues par Marguerite Durand, Caroline Rémy et les suffragettes britanniques. Elle prend conscience de son homosexualité, entrevue comme un débouché logique vers sa liberté de femme. Adrienne Roux, prostituée à La Fleur Blanche, maison close parisienne, rêve de s'affranchir de ses origines modestes par le sexe, l'érotisme, le don de son corps aux hommes. Ces trois personnages verront le cadre de leurs vies respectives bouleversé par l'entrée en guerre de la France .
Novembre 1918 : Arnaud Girard , banquier, Aude Larivière, couturière, Adrienne Roux , infirmière, entrevoient les conséquences du conflit enfin terminé : ils vont être entraînés dans les années folles, ce tourbillon indescriptible, et vivre avec authenticité en rupture avec le monde ancien d'avant-guerre.
Laurent Bret aurait pu parcourir les chemins de Compostelle comme la plupart des pèlerins, de gîte en gîte. Il a pourtant choisi de parcourir le Camino " à l'ancienne ", par choix mais aussi par nécessité. Avec sa tente sur le dos et le strict minimum, il couche le plus souvent dehors et se lave dans les rivières. Sans oublier crayons de couleur, feutres et tout le matériel de dessin nécessaire pour réaliser au jour le jour ce carnet de voyage. Il va y croquer édifices, situations parfois singulières, personnes rencontrées en chemin, mêlant tour à tour les styles : dessin d'art, croquis pris sur le vif, BD, enluminures, le tout narré en écriture gothique. Pour commander ce livre rendez-vous sur Ou