Véritable travail de mémoire, ce livre s'efforce de restituer, dans le contexte chaotique de l'époque, la vie des habitants de la commune de Blanquefort (33), village de l'entrée du Médoc. Destiné à un large public, en particulier aux jeunes générations, c'est un éclairage supplémentaire sur une histoire locale oubliée ou inconnue. Qui se rappelle que Blanquefort a abrité, le temps du séjour du gouvernement français à Bordeaux en 1914, un hôpital russe dans le château Dulamon ? Qui connaît le destin de cet hospice, dont l'ouverture a été retardée de 5 ans pour laisser les bâtiments à la Croix-Rouge qui y a installé l'hôpital auxiliaire appelé Saint-Michel, ouvert de 1914 à 1918 ? Qui a entendu parler du centre de rééducation professionnelle du Béchon, en 1917, ouvrant ses portes aux soldats mutilés qui voulaient retravailler dans le milieu agricole ? Qui se souvient des terres réquisitionnées en 1918, dans la zone industrielle actuelle, pour y créer un aérodrome et entreposer les avions fabriqués à Bordeaux, avant leur départ sur les lieux de bataille ? Qui sait que la guerre ne s'est pas finie le 11 novembre 1918 ? Ce travail de mémoire a pour objectif de se souvenir des hommes blanquefortais mobilisés, soldats morts pour la France, mais aussi les oubliés de l'histoire que sont les blessés, les mutilés, les prisonniers de guerre, les médaillés, les disparus, les traumatisés avec toutes les conséquences pour leur famille et les orphelins qui deviendront pupilles de la Nation. Enrichi par une riche iconographie et appuyé sur de nombreux documents d'archives publiques ou privées soigneusement exploités, cet ouvrage restitue une partie de la vie de la commune de Blanquefort, le tout resitué dans le contexte national et international. Nous avons partagé nos découvertes, avec vous.
Nombre de pages
302
Date de parution
24/10/2019
Poids
657g
Largeur
200mm
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EAN
9782343184937
Titre
Années de sang et de larmes à Blanquefort. 1914-1918
Le romancier Jules Vallès (1832-1885) n'est pas un théoricien, et moins encore un théoricien de la violence. À la différence de ce qu'elle fut pour Blanqui ou pour Engels, la violence n'a pas été pour lui un moyen au service de fins économiques ou politiques. De sa " vie violente ", pour parler comme Pasolini, il a fait un roman, entre remémoration et recréation. Pour Jacques Vingtras, double fictionnel de l'auteur dans L'Enfant (1879), Le Bachelier (1881) et L'Insurgé (1886), le problème n'est pas de réfléchir la violence, d'en examiner " à froid " les atteintes ou d'en rationaliser le recours, mais de la conjurer. Vingtras est un iconoclaste et une plume redoutée. Il est, à ce double titre, la cible de la violence d'État. Mémorialiste fictif, il témoigne à la fois des violences institutionnelles dont il fut la victime et des violences libératrices auxquelles il participa. Vingtras a reçu la violence en héritage. Faisant valoir son droit d'inventaire, il s'est revendiqué fils de ses seules œuvres. Mais sa révolte individuelle a fini par s'absorber dans un mouvement insurrectionnel - la Commune de Paris. Porte-parole d'un peuple en Révolution, c'est alors au maelström des violences civiles qu'il lui a fallu faire face.
Au malheur de l'identité : un roman qui pose cette question :qu'est-ce qu'un Français ? Edouard Desprez, jeune journaliste ambitieux , est habité par cette interrogation jusqu'à l'obsession . Durant l'Occupation, il s'engagera dans les rangs de la Collaboration ; ce qui le perdra. Une histoire individuelle, au coeur de l'Epuration de l'après-guerre.
Le titre renvoie à une chanson éponyme de Brel, parue en 1977 dans son dernier album Les Marquises, où il décrit un malheur chronique, démystifiant ainsi l'image de la Belle Epoque, perçue après-coup comme une période heureuse. Dans ce roman, j'ai voulu décrire les contradictions inhérentes à cette phase de l'histoire : celle du progrès technique, de l'Exposition universelle, d'une révolution dans les arts : la musique, la peinture ; celle des inégalités sociales , des grèves, de la pauvreté, de la discrimination envers les femmes. Arnaud Girard, banquier, incarne le positivisme, il croit au progrès, a confiance dans le destin colonial de la France, c'est un hédoniste amateur des plaisirs et des arts. Aude Larivière, couturière en atelier, lutte pour sa libération et son émancipation , elle se syndique et soutient les idées féministes défendues par Marguerite Durand, Caroline Rémy et les suffragettes britanniques. Elle prend conscience de son homosexualité, entrevue comme un débouché logique vers sa liberté de femme. Adrienne Roux, prostituée à La Fleur Blanche, maison close parisienne, rêve de s'affranchir de ses origines modestes par le sexe, l'érotisme, le don de son corps aux hommes. Ces trois personnages verront le cadre de leurs vies respectives bouleversé par l'entrée en guerre de la France .
Novembre 1918 : Arnaud Girard , banquier, Aude Larivière, couturière, Adrienne Roux , infirmière, entrevoient les conséquences du conflit enfin terminé : ils vont être entraînés dans les années folles, ce tourbillon indescriptible, et vivre avec authenticité en rupture avec le monde ancien d'avant-guerre.