Servage, Lumières et Révolution en Europe occidentale. Voltaire et le débat sur la mainmorte
Bressan Thierry
L'HARMATTAN
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EAN :9782140264214
Dans l'Europe occidentale des Lumières, le servage résiduel concernait encore, à des degrés divers, un large tiers du royaume français, la Savoie ducale, un vaste espace allemand ainsi que certains pays romands, wallons et néerlandais : soit un ensemble humain non négligeable, sur une continuité de près d'un demi-million de km2. Il s'exprimait souvent sous une forme originale et plurielle, celle de la mainmorte personnelle, qui pouvait imposer d'importantes contraintes matérielles ou sociales. De surcroît, il faisait alors l'objet d'une importante remise en cause, à travers la jurisprudence, la législation ou la production littéraire. Cette contestation publique, marquée en France par la figure tutélaire de Voltaire, devait aboutir, sous la Révolution et l'Empire, à une quasi-disparition.
Nombre de pages
242
Date de parution
19/05/2022
Poids
373g
Largeur
155mm
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EAN
9782140264214
Titre
Servage, Lumières et Révolution en Europe occidentale. Voltaire et le débat sur la mainmorte
Auteur
Bressan Thierry
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
373
Date de parution
20220519
Nombre de pages
242,00 €
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A la veille de la Révolution, le droit seigneurial de mainmorte, principale survivance du servage médiéval, est encore le lot de plusieurs centaines de milliers d'individus, dont il affecte la capacité successorale et la vie quotidienne. Mais, à partir de 1719, la condition mainmortable fait l'objet de vives polémiques. Cette offensive aboutit à l'édit d'affranchissement partiel d'août 1779 puis, avec la nuit du 4 Août et les décrets antiféodaux consécutifs, à son abolition.
Cet ouvrage pose pour la première fois le phénomène d'adhésion comme un phénomène fondamental à l'émergence de toute réalité qu'elle soit esthétique, commerciale, politique ou autre. Pour construire sa réflexion, l'auteur a ici choisi de s'intéresser plus spécifiquement au champ théâtral par une approche historique et phénoménologique. L'utilisation du théâtre afin de mettre en évidence le principe d'adhésion permet une conceptualisation claire et illustrée de ce phénomène complexe et fondamental. Il peut apparaître empiriquement clair que notre système cognitif active au quotidien et à chacune de nos décisions (ou non-décision) le principe d'adhésion. Pour y voir plus clair sur ce phénomène cognitif, le voyage dans cette réflexion s'effectue à l'aune de l'histoire du théâtre, du phénomène d'émergence de la réalité spatio-temporelle théâtrale et de la représentation au second degré qui a été un outil précieux dans la mise en évidence expérimentale du principe d'adhésion. Comprendre grâce à une réflexion esthétique et phénoménologique cette activité psychique, psychologique et neuronale nous donnera peut-être les clefs d'une question ontologique millénaire : comment le réel devient-il notre réalité ? Comment émerge le théâtral ? Le principe d'adhésion serait-il ainsi la pierre angulaire de notre système représentationnel ...
Comment le spectateur de théâtre peut-il par instant, percevoir le personnage au sein d'une réalité fictive alors qu'il voit un comédien sur des planches de théâtre ? Cette question de l'émergence d'une réalité, outre ses implications psychologiques, concerne un large champ disciplinaire. L'adhésion est en effet un métaphénomène au fondement même de notre inscription au sein d'une réalité. Voici une enquête passionnante sur ce phénomène cognitif essentiel à notre relation au monde perçu.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...