Parcours précaires. Enquête sur la jeunesse déqualifiée
Brégeon Philippe
PU RENNES
15,00 €
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EAN :9782753522039
Issu d'une enquête qualitative, cet ouvrage concerne les parcours socioprofessionnels de jeunes sortis depuis plusieurs années et sans diplôme du système scolaire. Il remet en cause d'emblée l'idée d'une progression linéaire de la précarité vers un emploi durable pour ces populations. La plupart de ces jeunes demeurent, de gré ou de force, confrontés à un marché de l'emploi qui leur est hostile. Le durcissement du contexte exige alors pour eux un effort d'élaboration du sens de leur parcours de plus en plus ardu. Le cheminement de cet ouvrage concerne les processus d'entrée vers le marché de l'emploi. Comment s'orientent-ils au sortir du système scolaire ? Quelles représentations ont-ils du marché du travail et des entreprises ? Quelles sont les spécificités de ces univers de travail vers lesquels ils sont plus ou moins assignés ? Entre chômage, multiplicité des emplois précaires, comment vivent-ils les passages et les allers-retours d'un statut à un autre, dans cette hyper flexibilité ? Quelles ressources peuvent-ils trouver pour se maintenir dans cette quête de l'insertion professionnelle en amortissant le coût humain ? Quelles sont les conditions des trajectoires stagnantes et de celles ascendantes ? L'ouvrage rend compte aussi des modes de collaboration avec les nombreuses institutions dédiées aux chômeurs. Entre recherche de considération, attente d'une offre d'insertion pour se qualifier professionnellement et hostilité quasi culturelle, comment se positionnent-ils ? Il analyse l'accroissement du phénomène de porosité entre chômage des jeunes à bas niveaux de qualification et des affiliations plus ou moins justifiées à la catégorie de travailleur handicapé. Comment ces jeunes gèrent-ils cette affiliation ? Quels en sont les effets identitaires ? Enfin, il rend compte de la diversité des modes de vie et des dynamiques relationnelles. Quelles sont leurs stratégies d'adaptation et pour quels résultats ? Qu'est-ce qui fait obstacle ou bien ressource ?
Nombre de pages
140
Date de parution
31/01/2013
Poids
316g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782753522039
Titre
Parcours précaires. Enquête sur la jeunesse déqualifiée
Auteur
Brégeon Philippe
Editeur
PU RENNES
Largeur
160
Poids
316
Date de parution
20130131
Nombre de pages
140,00 €
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Cet ouvrage concerne l'intervention sociale en charge de dispositifs d'insertion. L'ambition est d'identifier les représentations du métier, de mettre à jour les pratiques des intervenants. Quelles identités professionnelles projettent-ils? Pouvons-nous observer une reformulation du rapport avec les usagers, vers des modes de collaboration moins asymétriques? L'ouvrage cible trois réseaux professionnalisés plus particulièrement présents dans le champ, à savoir: les Centres d'Hébergement et de Réinsertion Sociale, les Missions Locales, les Structures d'Insertion par l'Activité Économique. Dans une approche comparative, ils représentent des constructions institutionnelles suffisamment différenciées pour interroger en profondeur les logiques de la thématique de l'insertion. Par effet de miroir, les usagers de l'insertion apparaissent constamment en arrière-plan. Les intervenants sociaux doivent obtenir des autorisations à exercer leur métier, dans une perspective valorisée par eux-mêmes et par leur environnement. Ce travail débouche sur une modélisation des interactions à l'oeuvre au jour le jour entre les intervenants sociaux et les usagers. Elle contribue à répondre à la question de la diversité de ces métiers du point de vue des modes de collaboration avec les usagers et des interprétations de la catégorie insertion. Biographie de l'auteur Philippe Bregeon est sociologue et chargé de recherche dans le laboratoire GRESCO du département de sociologie de l'université de Poitiers. Pendant une vingtaine d'années, il a été lui-même intervenant social dans les dispositifs d'insertion.
Les résultats de cette recherche qualitative concernent des personnes au chômage de longue durée et affiliées au RSA. Elle a d'abord pour objectif de mieux cerner la diversité de leurs rapports au marché du travail. Quels bilans font-elles de leurs expériences professionnelles ? Quels sont leurs niveaux d'engagement ou de retrait par rapport à l'emploi ? Comment se positionnent-elles par rapport aux institutions dédiées aux chômeurs ? Il s'agit non seulement de s'intéresser aux ressorts de l'engagement vers l'emploi, mais aussi de renverser la perspective pour mieux comprendre les formes de résistance à l'ordre salarial chez une partie des chômeurs de longue durée.
La fascination française pour l'Egypte doit beaucoup à l'expédition menée entre 1798 et 1801. Jean-Joël Brégeon décrit la vie quotidienne des Français, militaire et civile, pendant les trois années d'occupation, et leurs rapports avec les Arabes. Ainsi voit-on évoluer officiers et soldats, marchands, fonctionnaires et savants dans un pays étranger à tout ce qu'ils pouvaient connaître: climat, religion, m'urs, culture, alimentation, déplacements, santé, amours, habillement, sécurité, mal du pays. On suit les tribulations de la "Commission scientifique": deux cents civils chargés d'étudier le pays, ses antiquités - c'est lanaissance de l'égyptologie -, sa géographie, ses traditions. C'est une "Egypte française" qui naît à ce moment. Biographie: Historien, Jean-Joël Brégeon a notamment publié Le Connétable de Bourbon, le destin tragique du dernier des grands féodaux, et Kléber, le dieu Mars en personne. Pour L'Egypte de Bonaparte, il a reçu le prix Diane Potier-Boès décerné par l'Académie française.
Brégeon Jean-Joël ; Heers Jacques ; Brégeon Frédér
Ce livre répond à une attente: non pas un énième guide touristique sur Florence et pourquoi pas en prime (!) la Toscane, mais un ouvrage de référence commode d'accès, le plus complet possible sur cette partie de l'Italie qui occupe une place essentielle dans la culture européenne. Au parcours de l'histoire toscane viennent s'agréger des mises au point sur de multiples questions: l'art et la technique des fresques, l'invention de la perspective, le génie de la langue, la modernité de Boccace, la vraie politique de Machiavel, pourquoi et comment les Médicis se sont rendus maîtres de la Toscane, le capitalisme toscan, la culture du vin, la Toscane en films... Une anthologie très riche d'auteurs toscans, de voyageurs étrangers, à travers les siècles.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.