«Les auteurs de ces Carnets sont des personnages hors série. Mary Low, de souche australienne, avec des ancêtres britanniques, français et une grand-mère aborigène [...] a rencontré Juan à la terrasse de la Coupole à Montparnasse en 1933. Breá, cubain de souche française, a d'abord été un révolté romantique, admirateur de José Marti, puis animateur du groupe H, proche du surréalisme et revenu de Moscou trotskysant. [...] Après la rencontre avec Mary, [...] ils fréquentent, à Paris, le groupe surréaliste, rencontrent Benjamin Péret, André Breton. En août 1936, ils sont à Barcelone. Ils en partiront à la fin de l'année quand s'annonce la réaction stalinienne. Ils ont rédigé leurs carnets en quelques semaines. [...] Ce livre est un recueil de morceaux d'anthologie. [...] C'est la vision même qui a été révélée récemment à de nouvelles générations par le grand film de Ken Loach, Land and Freedom.» Pierre Broué, La Quinzaine littéraire.
Nombre de pages
288
Date de parution
04/03/1998
Poids
340g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782843350719
Titre
CARNETS DE LA GUERRE D'ESPAGNE
ISBN
2843350719
Auteur
Brea Juan ; Low Mary
Editeur
VERTICALES
Largeur
140
Poids
340
Date de parution
19980304
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
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Au milieu de l'antif de notre vie je me paumai en forêt fort obscure, où y avait plus de droite voie qu'on vît. Ah ! en causer c'est pas la sinécure de cette forêt sauvage qui mord. L'idée m'en refait froid au dos : je jure que n'est pas plus effroyante la mort ! Mais pour le bon qu'aussi j'y rencontrai, je dirai ça que je me remémore. Qu'on se rassure, ceci n'est pas vraiment une traduction. Plutôt une variation, une révision. Un hommage et un éclat de rire. Où l'invention langagière, mâtinée d'archaïsmes et d'antépositions loufoques, puise dans l'argot pour composer la " vulgaire parlure ", sorte de miroir renversé du " vulgaire illustre " théorisé ailleurs par l'auteur de la Comédie. Une mutation grotesque s'opère ainsi au coeur du texte, qui n'en respecte pas moins la rime tierce et une métrique régulière, et qui au fond, peut-être, ne fait que pousser à son paroxysme le comique de style, sinon de contenu, de l'original.
Patrice Favre a suivi les traces de son père magistrat. Sorti d'école, il est nommé temporairement juge d'instruction en banlieue parisienne - une banlieue lointaine, mi-réelle mi-fantomatique. On observe les débuts de Favre, ses premières audiences au Palais de justice, ses investigations dans le cas criminel dont il a hérité : le meurtre d'un détenu emprisonné pour crime sexuel. Son prédécesseur - Herzog, un magistrat décati, énigmatique, en tout cas plus expérimenté - s'y est épuisé avant de se donner la mort. Au fil de son enquête, où il progresse pour l'essentiel en reprenant l'instruction qu'a menée Herzog, Favre est renvoyé à ses dilemmes, à ses choix de vie, à sa propre histoire familiale et au récit national trouble, à toute la comédie sociale qu'il faut jouer pour tenir le rang dans son milieu et son métier. Roman empruntant parfois au documentaire, L'instruction questionne avec inquiétude la société française contemporaine à travers le prisme technocratique, judiciaire, carcéral et policier. C'est une manière d'anti-polar où l'enquête consiste surtout dans la recherche existentielle, voire métaphysique, d'une solution au malaise croissant de l'enquêteur.
Munich, 1918. Hermine Moos, costumière de théâtre, reçoit du peintre Oskar Kokoschka une étrange commande: fabriquer une poupée grandeur nature à l'image exacte d'Alma Mahler, sa maîtresse perdue. Tandis que la marionnette prend corps, sa conceptrice note dans un cahier le trouble que lui inspire cette folle entreprise. D'autant que les exigences du "maître" ne semblent connaître aucune limite... Mais au fil de ce journal intime, l'obsédante créature de chiffon cède bientôt la place à l'auto-portrait d'une artiste bohème dans une société allemande entre débâcle et révolution. Et la jeune femme qui se dessine alors, modeste et iconoclaste, solitaire et émancipée, nous entraîne dans le libre dédale de ses désirs les plus insoupçonnés. S'inspirant d'une histoire authentique, La poupée de Kokoschka réinvente sa version secrètement féminine au moyen d'une langue émotive et concrète. Une fiction qui interroge, dans l'acte de création comme dans le pacte amoureux, la monstruosité de tout fantasme de possession.
Ils jouent. De temps en temps ils gagnent, le plus souvent ils perdent. Et puis vient cette fois où les chiffres tombent, le gros lot, la chance avec tout au bout des millions, des dizaines et des centaines de millions, et alors là, c est sûr, depuis le temps qu ils en rêvent, on espère que pour eux la vie va changer.Ph. A.
« J ai un secret inexplicable, difficile à décrire. Pour résumer, on ne me trouve pas sympathique. »Journal de cavale, carnet de métamorphose ou confessions d un antihéros, Un ange noir se joue des genres littéraires, du polar sans flic au roman métaphysique. Brouillant progressivement les pistes, François Beaune nous entraîne dans la logique implacable d un homme a priori sans histoires, qui vient tout juste d entrouvrir les portes de sa nature profonde.
En juillet 1968, Gaëtane Vadel rencontre Bernard Lamarche. Très vite, ils enchaînent les meublés et associent, hors mariage, leurs noms respectifs en un seul bloc, créant ainsi une sorte de trait d'union amoureux qui deviendra leur signature. "Le nouveau nom, issu de la fusion clandestine et magique de deux états civils, les positionne tous les deux au début d'un cycle de vie. Ils sont co-auteurs du roman de leur vie, d'une fiction et d'une imposture juridique". Avec délicatesse et pudeur, l'auteure narre les circonstances de ce "hold-up patronymique" aux conséquences troublantes, et mène de front une réflexion sur ce geste transgressif envers les normes de la nomination, pour mieux éclairer deux destins et une époque.