Le texte est un paysage qu'on ne sait pas comment regarder. A l'abri entre les murs aveugles de la scène, nous tâtonnons, nous cherchons l'entrée dérobée dans le texte qui sera aussi la sortie dans le monde, la petite porte-fenêtre imaginaire qui nous découvrira le plus grand paysage lorsque nous nous rapprocherons d'elle et collerons notre nez à la vitre. Et quand nous l'avons enfin trouvée, la petite porte, nous l'ouvrons en grand, et le paysage s'engouffre dans le théâtre comme un courant d'air." S. Braunschweig. Ses spectacles comme ses écrits sont pour Stéphane Braunschweig le lieu d'un dialogue imaginaire avec les auteurs. Metteur en scène et scénographe, il cherche à faire apparaître les ?uvres dans la plus grande clarté, non pour tout en comprendre, mais pour en faire surgir les reliefs et les motifs sous-jacents et pour révéler, aussi, leur part d'ombre. Depuis 1993, Anne-Françoise Benhamou l'accompagne dans le travail scénique et dramaturgique. Ce livre porte la marque de cette collaboration en faisant succéder l'oral à l'écrit, selon le fil chronologique des créations scéniques.
Nombre de pages
312
Date de parution
01/03/2007
Poids
320g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742766550
Titre
Petites portes, grands paysages
Auteur
Braunschweig Stéphane ; Benhamou Anne-Françoise ;
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
320
Date de parution
20070301
Nombre de pages
312,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Soudain, l'été dernier, quelque chose s'est rompu. Un poète est mort à l'étranger, loin de chez lui. Et sur sa fin, une rumeur affreuse circule? Pour préserver sa mémoire, sa mère est prête à tout ? y compris à faire interner la jeune cousine qui fut la seule à assister au drame. Comment arbitrer le combat sans merci entre les deux femmes ? Qui croire, et comment dénouer les lianes du réel et du désir ? La pièce est créée à L'Odéon-Théâtre de l'Europe à partir du 10 mars 2017 dans une mise en scène de Stéphane Braunschweig.
Mais avec la nature, c'est autre chose, voyez-vous, avec la nature... Quand le monde devient si noir qu'il faut tâtonner avec les mains, et qu'on pense qu'il se défait comme une toile d'araignée! C'est comme quand quelque chose est et cependant n'est pas. Quand tout est sombre, avec encore une lueur rouge à l'ouest, comme d'une forge. C'est comme, comment dire, par exemple...
PREMIÈRE PARTIECLAUDE. - Pardon, vous cherchez quelque chose?LE PÈRE. - Oui. Nous cherchons un auteur.CLAUDE. - Un auteur? Quel auteur? Le Père. - N'importe lequel, monsieur.CLAUDE. - Désolé, mais il n'y a pas d'auteur ici, et il n'y a même plus de pièce, alors vous savez...!LA BELLE-FILLE. - Tant mieux, monsieur, tant mieux alors! C'est nous qui allons pouvoir être votre pièce.CHRISTOPHE, aux autres acteurs. - C'est qui, ces guignols?LE PÈRE, à la Belle-fille. -Oui, mais s'il n'y a pas d'auteur... (Au metteur en scène:) A moins que vous-même...CLAUDE. - C'est une plaisanterie?LE PÈRE. - Pas du tout, monsieur, au contraire, nous vous apportons un drame douloureux.LA BELLE-FILLE. - Et pour vous un succès assuré!CLAUDE. - Écoutez, ici on travaille, dégagez le plateau, on n'a pas de temps à perdre avec des fous.LE PÈRE, blessé et mielleux. - Monsieur, vous savez que la vie est pleine d'absurdités qui ne cherchent même pas à paraître vraisemblables: parce qu'elles sont vraies.CLAUDE. - Quoi?LE PÈRE. - Je veux dire que les vrais fous, ce sont ceux qui s'efforcent de faire le contraire, de fabriquer à tout prix du vraisemblable pour que ça ait l'air vrai. Mais vous me permettrez de vous faire observer que, si c'est là de la folie, c'est en tout cas l'unique raison d'être de votre métier.Indignation des acteurs.CHRISTOPHE. - Ils se prennent pour qui, ceux-là?CLAUDE. - Alors comme ça, notre métier est un métier de fous?LE PÈRE. - Faire paraître vrai ce qui ne l'est pas, comme ça, sans nécessité, juste par jeu... Votre fonction est bien de donner vie sur scène à des personnages imaginaires?(...)
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...
George Sand découvre Tamaris, petite bourgade provençale de la commune de La Seyne-sur-Mer, et s'enthousiasme pour le caractère sauvage et rustique du paysage. Michel Pacha (1819-1907), après avoir été directeur des phares et balises de l'Empire ottoman, constructeur des quais et docks de Constantinople, transforme le lieu en ville de saison. Il achète les terrains, comble les marécages, édifie son château entouré d'un somptueux jardin. Il bâtit un décor qui suggère le voyage : palais italiens, chalets suisses, maisons orientales ; en front de mer, il plante le Grand Hôtel et le casino et, presque sur l'eau, l'Institut de biologie marine. Il aménage les accès terrestres et maritimes et exploite toutes les ressources du territoire. Dans son principe d'élaboration d'un paysage urbain harmonieux, Tamaris associe le jardin et la ville et annonce l'optique des cités idéales du XXe siècle. Au carrefour de l'orient et de l'Occident est née une architecture de la Méditerranée.