Urbanisme civique en temps de crise. Les espaces publics d'Hispanie et de l'Occident romain entre le
Brassous Laurent ; Quevedo Alejandro
CASA DE VELAZQU
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EAN :9788490960103
L'histoire des villes et des cités de l'Occident romain ne doit plus être écrite comme cette d'un déclin progressif entre le Haut-Empire et l'Antiquité tardive. Néanmoins, l'image Laissée par ces communautés civiques et la cellule administrative fondamentale de l'Empire se trouble progressivement entre les IIe et IVe siècles. La documentation tardive, peu abondante, souvent de nature juridique ou ecclésiastique et de portée générale, rend compte de la permanence globale de la vie municipale, mais la disparition progressive des donnés épigraphiques ne permet plus de cerner sa diversité et sa richesse. Or, les vestiges archéologiques livrent un tableau contrasté de l'évolution des espaces civiques. Si leur occupation semble se pérenniser sans changement significatif dans quelques grandes villes, ailleurs la dégradation de monuments et de lieux publics ou leur occupation par des activités privées, voire leur abandon pur et simple, signalent des processus de changement dans l'activité civique qui tranchent avec la perception actuelle de la pérennité de la vie des cités. Comment faut-il interpréter cette évolution ? Faut-il y voir le témoignage d'une crise urbaine ou seulement la transformation de la pratique civique et un changement dans l'utilisation des espaces dédiés à la vie de la communauté ? S'agit-il de phénomènes diffus ou localisés ? Afin de fournir des éléments de réponse à ces questions, ce livre fondé sur un bilan mais également sur des découvertes récentes croise les Histoires provinciales, les trajectoires singulières et les destins trasversaux des villes et de l'urbanisme civique en Occident entre le Haut-Empire et l'Antiquité tardive.
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Nombre de pages
388
Date de parution
04/12/2015
Poids
878g
Largeur
172mm
Plus d'informations
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EAN
9788490960103
Titre
Urbanisme civique en temps de crise. Les espaces publics d'Hispanie et de l'Occident romain entre le
Auteur
Brassous Laurent ; Quevedo Alejandro
Editeur
CASA DE VELAZQU
Largeur
172
Poids
878
Date de parution
20151204
Nombre de pages
388,00 €
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La question de la transition entre monde romain et Moyen Age est reprise à nouveau frais à la lumière de la perpétuation ou non des circonscriptions administratives civiles antiques (provinces, conventus, cités) dans les diocèses médiévaux. A son origine se trouve le souci de contester la validité de la carte proposée par E. Albertini en 1923 de la trame provinciale qui a fait suite à la réforme de Dioclétien en Hispanie. Pour dessiner cette carte, E. Albertini a utilisé le " principe de l'accommodement" qui aurait permis le maintien des structures territoriales romaines dans celles de l'Eglise au début du Moyen Age. La révision de ce travail, abordée en dialogue avec les historiens médiévaux pour la période entre le IV e et le XII e , adopte l'approche épistémologique plus féconde du " tournant spatial ", dans lequel les provinces ne peuvent plus être considérées comme de simples territoires figés, mais comme des espaces marqués par la discontinuité et la plasticité de leur utilisation.
Roddaz Jean-Michel ; Brassous Laurent ; Bost Jean-
Professeur émérite de l'Université Bordeaux Montaigne et premier directeur de l'Institut Ausonius, Jean-Michel Roddaz compte à un niveau international au nombre des meilleurs spécialistes de la période qui vit le passage de la République romaine au régime du prince, le Principat. Connu pour sa biographie d'Agrippa, publiée en 1984, il n'a depuis lors cessé de prolonger sa quête scientifique en approfondissant certains des thèmes développés dans son premier livre et en ouvrant également de nouvelles pistes de recherche. Il a consacré de nombreuses études aux figures centrales de cette période, depuis Jules César jusqu'à son fils adoptif Auguste en passant par Marc Antoine, son frère L. Antonius et Lépide, mais aussi à des acteurs secondaires de la vie politique tel L. Cornelius Balbus. Il a également élargi ses horizons géographiques au-delà de Rome en cherchant à mieux définir l'impact de la crise politique et de la naissance d'une monarchie impériale sur les sociétés provinciales ; il a fait de la péninsule Ibérique son principal champ de recherche en remontant jusqu'à la deuxième guerre punique, sans s'interdire de parcourir également l'Orient romain et en croisant sur son chemin la figure d'Hérode. Il a contribué à élaborer au fil de ses recherches une analyse si cohérente que plusieurs de ses amis et de ses élèves ont jugé nécessaire de rassembler en un seul volume les textes de vingt-huit de ses articles, répartis en deux thèmes principaux : tout d'abord l'histoire d'une "révolution" politique vue depuis Rome ; ensuite l'histoire de Rome telle qu'elle fut vécue à cette époque dans le monde provincial et par les provinciaux eux-mêmes.
La corrida et le rodéo, les deux seuls affrontements homme-bovin mondialement connus, sont de lointains cousins dont les relations historiques et formelles interrogent tes processus de transformation de la culture entre l'Europe et l'Amérique. Cette étude de géographie culturelle envisage toutes les pratiques tauromachiques, des courses de taureaux du sud-ouest européen à l'immense famille des rodéos nord et sud-américains. Les jeux, les fêtes et les spectacles sont analysés comme des marqueurs territoriaux et comme des moyens d'expression identitaire qui prennent forme et signification les uns par rapport aux autres. Il en résulte une mosaïque territoriale complexe où les relations homme-bovin véhiculent des sentiments d'appartenance dont les clivages et les solidarités s'expriment à l'échelle d'une aire culturelle transatlantique. Ces pratiques, rurales et urbaines, populaires et savantes, témoignent aussi d'un processus de construction territoriale où se relaient deux temps forts de la mondialisation occidentale : l'impérialisme ibérique, contemporain de ta colonisation : de l'Amérique à partir du XVIe siècle, et l'hégémonie culturelle étasunienne qui s'affirme dès le milieu du XIXe siècle.
Pellistrandi Benoît ; Sirinelli Jean-François ; Pe
Au delà du phénomène de mode dont elle est l'objet, l'histoire culturelle a acquis une légitimité scientifique grâce aux travaux qui en ont démontré la fécondité épistémologique. Ce livre aborde les thèmes traditionnels de l'histoire culturelle : les politiques culturelles, les intellectuels, la lecture et l'édition, l'histoire de l'art, le patrimoine, les médias, les transferts culturels. Il montre comment des champs nouveaux gagnent à être investis par une approche d'histoire culturelle comme les cultures politiques, le lien entre religion et culture, entre identité nationale et histoire, ou encore les cultures de guerre. Il examine enfin les articulations entre culture nationale et cultures régionales dans leurs modalités française et espagnole, ainsi que la signification de la naissance et de la consolidation de la culture de masse. Au fil des démonstrations, apparaissent des historiographies singulières dont le rapprochement permet une comparaison des situations et pose le socle d'un dialogue entre la France et l'Espagne.