Mélanges de la Casa de Velazquez Tome 49 N° 2, novembre 2019 : El espacio provincial en la peninsula
Brassous Laurent ; Panzram Sabine
CASA DE VELAZQU
32,00 €
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EAN :9788490962411
La question de la transition entre monde romain et Moyen Age est reprise à nouveau frais à la lumière de la perpétuation ou non des circonscriptions administratives civiles antiques (provinces, conventus, cités) dans les diocèses médiévaux. A son origine se trouve le souci de contester la validité de la carte proposée par E. Albertini en 1923 de la trame provinciale qui a fait suite à la réforme de Dioclétien en Hispanie. Pour dessiner cette carte, E. Albertini a utilisé le " principe de l'accommodement" qui aurait permis le maintien des structures territoriales romaines dans celles de l'Eglise au début du Moyen Age. La révision de ce travail, abordée en dialogue avec les historiens médiévaux pour la période entre le IV e et le XII e , adopte l'approche épistémologique plus féconde du " tournant spatial ", dans lequel les provinces ne peuvent plus être considérées comme de simples territoires figés, mais comme des espaces marqués par la discontinuité et la plasticité de leur utilisation.
Nombre de pages
373
Date de parution
05/12/2019
Poids
722g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9788490962411
Titre
Mélanges de la Casa de Velazquez Tome 49 N° 2, novembre 2019 : El espacio provincial en la peninsula
Auteur
Brassous Laurent ; Panzram Sabine
Editeur
CASA DE VELAZQU
Largeur
170
Poids
722
Date de parution
20191205
Nombre de pages
373,00 €
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L'histoire des villes et des cités de l'Occident romain ne doit plus être écrite comme cette d'un déclin progressif entre le Haut-Empire et l'Antiquité tardive. Néanmoins, l'image Laissée par ces communautés civiques et la cellule administrative fondamentale de l'Empire se trouble progressivement entre les IIe et IVe siècles. La documentation tardive, peu abondante, souvent de nature juridique ou ecclésiastique et de portée générale, rend compte de la permanence globale de la vie municipale, mais la disparition progressive des donnés épigraphiques ne permet plus de cerner sa diversité et sa richesse. Or, les vestiges archéologiques livrent un tableau contrasté de l'évolution des espaces civiques. Si leur occupation semble se pérenniser sans changement significatif dans quelques grandes villes, ailleurs la dégradation de monuments et de lieux publics ou leur occupation par des activités privées, voire leur abandon pur et simple, signalent des processus de changement dans l'activité civique qui tranchent avec la perception actuelle de la pérennité de la vie des cités. Comment faut-il interpréter cette évolution ? Faut-il y voir le témoignage d'une crise urbaine ou seulement la transformation de la pratique civique et un changement dans l'utilisation des espaces dédiés à la vie de la communauté ? S'agit-il de phénomènes diffus ou localisés ? Afin de fournir des éléments de réponse à ces questions, ce livre fondé sur un bilan mais également sur des découvertes récentes croise les Histoires provinciales, les trajectoires singulières et les destins trasversaux des villes et de l'urbanisme civique en Occident entre le Haut-Empire et l'Antiquité tardive.
Roddaz Jean-Michel ; Brassous Laurent ; Bost Jean-
Professeur émérite de l'Université Bordeaux Montaigne et premier directeur de l'Institut Ausonius, Jean-Michel Roddaz compte à un niveau international au nombre des meilleurs spécialistes de la période qui vit le passage de la République romaine au régime du prince, le Principat. Connu pour sa biographie d'Agrippa, publiée en 1984, il n'a depuis lors cessé de prolonger sa quête scientifique en approfondissant certains des thèmes développés dans son premier livre et en ouvrant également de nouvelles pistes de recherche. Il a consacré de nombreuses études aux figures centrales de cette période, depuis Jules César jusqu'à son fils adoptif Auguste en passant par Marc Antoine, son frère L. Antonius et Lépide, mais aussi à des acteurs secondaires de la vie politique tel L. Cornelius Balbus. Il a également élargi ses horizons géographiques au-delà de Rome en cherchant à mieux définir l'impact de la crise politique et de la naissance d'une monarchie impériale sur les sociétés provinciales ; il a fait de la péninsule Ibérique son principal champ de recherche en remontant jusqu'à la deuxième guerre punique, sans s'interdire de parcourir également l'Orient romain et en croisant sur son chemin la figure d'Hérode. Il a contribué à élaborer au fil de ses recherches une analyse si cohérente que plusieurs de ses amis et de ses élèves ont jugé nécessaire de rassembler en un seul volume les textes de vingt-huit de ses articles, répartis en deux thèmes principaux : tout d'abord l'histoire d'une "révolution" politique vue depuis Rome ; ensuite l'histoire de Rome telle qu'elle fut vécue à cette époque dans le monde provincial et par les provinciaux eux-mêmes.
L'histoire contemporaine de l'Espagne n'est pas toute orientée vers le drame de la Guerre civile et du franquisme, pas plus que vers la quête de leurs origines. Sortir de ce "labyrinthe" signifie replacer, dans la durée, l'Espagne dans une histoire de l'Europe et des espaces coloniaux pour faire émerger d'autres logiques moins déterministes. Peu à peu, depuis deux décennies, ce renouvellement s'est imposé, et Gérard Chastagnaret en a été l'un des acteurs importants. Les textes réunis dans ce livre explorent des thèmes que G. Chastagnaret a directement abordés ou qu'il a su encourager : l'histoire des mines, des entreprises, des innovations, l'histoire de l'Etat et des élites de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XXe siècle. Ce volume n'est pas bilan complaisant, il veut être un témoignage de la fécondité des échanges entre historiens français et espagnols, hier et aujourd'hui.
Pellistrandi Benoît ; Sirinelli Jean-François ; Pe
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