C'est dès 1930 que Brassaï commence à s'intéresser aux graffiti. Il en publie plusieurs dès cette époque dans le Minotaure, accompagnés du premier de ses commentaires qu'il devait développer, texte après texte, jusqu'à sa mort, parallèlement à ses prises de vue. Le présent ouvrage se propose de publier le maximum de ces deux approches, en repartant de l'ouvrage sur les Graffiti que Brassaï publia en 1960 en Allemagne et en France, à la suite d'une série d'expositions de ses photographies organisées depuis 1956 à New York, Londres, Milan, Baden-Baden, Francfort, Hanovre et Paris chez Daniel Cordier. Enrichi de plusieurs fragments de textes inconnus de Brassaï, l'ouvrage qui paraît aujourd'hui reproduit également des pages ciel carnets dans lesquels le photographe notait puis suivait à l'aide de croquis la présence et la transformation des graffiti sur les murs de Paris. Telle quelle, cette publication permettra de saisir au plus près la conception due se faisait Brassaï de cet art brut. Ses photographies comme ses textes dégagent avec talent l'invention magique des grands thèmes qui, de mur en mur, résument toute la vie : la naissance, l'amour, la mort, et dont le " primitivisme ", après celui de l'art nègre, devait influencer durablement l'inspiration " murale " d'artistes comme Miro, Dubuffet ou Tapies Ouvrage majeur de Brassaï, Graffiti rassemble les photographies et les textes qu'il a consacrés à cet art de la rue.
Nombre de pages
153
Date de parution
10/10/1997
Poids
1 584g
Largeur
280mm
Plus d'informations
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EAN
9782080121691
Titre
Graffiti
Auteur
BRASSAI GILBERTE
Editeur
FLAMMARION
Largeur
280
Poids
1584
Date de parution
19971010
Nombre de pages
153,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comme c'est drôle ! Je sais écrire mon nom. Je sais écrire mon nom. Je sais faire mes lettres. Toutes mes lettres de l'alphabet. Mais j'arrive pas à les réunir. J'ai beau les prononcer, ça ne donne jamais un Mot. " Brassaï " Brassaï a saisi tous ces pathétiques récitatifs pour les couler dans une série d'images éloquentes, dans une sorte de documentaire qui restitue non seulement la pensée stricte et les actes de la femme de ménage, mais aussi les odeurs qui émanent de ses mouvements, de ses rêves, de toute sa vie sevrée d'amour ". Henri Miller.
C'est l'évidence môme : Brassaï est l'un des photographes les plus célèbres de son temps. Ses images d'un Paris nocturne et secret, qu'il photographia le premier nuit après nuit, figurent dans toutes les anthologies. Mais, s'il occupe une place à part dans l'histoire de la photographie, c'est qu'il fut davantage qu'un noctambule à l'insatiable curiosité. Peintre, sculpteur, écrivain, Brassai a été le chantre attentif et subtil d'une époque exceptionnellement féconde -on pense notamment au surréalisme qu'il côtoie activement. Ami des artistes qu'il photographiait, ses conversations avec Pablo Picasso ou Henry Miller enrichissent une oeuvre d'une profonde singularité. Découvrant les travaux de Brassaï à l'aube des années 1930, le visionnaire Emile Henriot du journal Le Temps écrivait : "Photographe de 1933, c'est pour l'an 2000 que vous travaillez, on vous y trouvera bien du talent."
En 1933 est publié l'un des plus remarquables ouvrages de l'histoire de la photographie Paris de nuit regroupant 62 photographies de Brassaï (1899-1984). Il est introuvable aujourd'hui, mais Le Paris secret des années trente, paru en 1976 et réédité de nombreuses fois, intègre ces images avec d'autres, plus explicites, restées inédites à l'époque. Le texte est de Brassaï lui-même, qui raconte l'histoire de chaque prise de vue."C'est poussé par le désir de traduire en images tout ce qui m'émerveillait de ce Paris nocturne que je devins photographe." Filles de joie, bals musette et bals d'artistes, fumeries d'opium et mauvais garçons du "milieu", avec Paris comme décor de ces scènes de la vie nocturne : les quais de la Seine, les tours de Notre-Dame, les vespasiennes... Pendant quelques années Brassaï a erré toutes les nuits dans la capitale à la recherche de rencontres inattendues, de l'étrangeté de l'instant. Il a traduit par des images aux noirs profonds la menace inhérente à l'obscurité et appliqué au monde de la pègre sa vision intimiste. Par son réalisme poétique, il a ouvert une des voies de la modernité photographique en France dans les années trente. --Sylvie Lécallier
Voici Henry Miller devenu une célébrité mondiale, peint par Brassaï à travers une série de rencontres en Europe et en Californie. On le voit à Big Sur, paradis qui, peu à peu, se change en enfer. Sa femme Janina l'y abandonne avec deux enfants. Miller tombe bientôt amoureux d'Eve, et l'épouse. Ils viennent en France, revoient les vieux amis, voyagent dans le Midi sur les traces de Nostradamus. Miller est nommé juré du festival de Cannes et se lie avec Simenon, Bunuel, Rossellini. Impossible de citer toutes les anecdotes où les souvenirs du passé se mêlent aux aventures présentes. Toutes les histoires d'amour aussi. Mais comment oublier les retrouvailles entre les trois mousquetaires : Miller, Durrell, Perlès et Brassaï ? Comment ne pas trembler à l'évocation de June, l'inspiratrice de ses livres, devenue une femme déchue, misérable ?Henry Miller a lui-même annoté ces pages, donnant son point de vue, confrontant ses souvenirs avec ceux de son ami.