Servantes de Dieu. Les beatas de la couronne de Castille (1450-1600)
Braguier Laurey ; Poutrin Isabelle
PU RENNES
30,00 €
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EAN :9782753576858
Les beatas de Castille, soeurs des béguines d'Europe du Nord, ont jusqu'à présent très peu attiré l'attention de l'historiographie. Considérées, à l'aube du XVIe siècle comme des femmes laïques se vouant à Dieu dans la pénitence et la prière, elles demeurent méconnues à l'exception de quelques grandes figures, vénérées pour leurs prophéties ou persécutées pour leurs visions par l'inquisition. Pourtant, les beatas recouvrent une réalité plurielle, et leur rôle dans la vie religieuse apparaît complexe. De la pauvre filandière léonaise à la noble veuve tolédane, ces semi-religieuses refusant le mariage et la stricte clôture se sont consacrées à Dieu tout en assurant des fonctions reconnues et valorisées par leurs contemporains. Soignant les malades, priant pour les vivants et les défunts, ces femmes ont porté secours aux plus pauvres, rendu visite aux prisonniers ou encore instruit les orphelins. Grâce à une vaste enquête menée dans les manuscrits de la couronne d'Espagne et les Archives secrètes du Vatican, ce livre, à la croisée de l'histoire sociale, de l'histoire religieuse et de l'histoire des femmes, retrace le destin de 354 beatas et la vie économique de 192 communautés implantées dans les royaumes et les villes de Castille entre 1450 et 1600. À la lecture de sources inédites, en particulier des lettres de privilège, des actes notariés et des procès inquisitoriaux, cet ouvrage met en lumière le quotidien de ces servantes de Dieu, en insistant sur leur engagement et leur intégration dans la société de leur temps.
Nombre de pages
510
Date de parution
13/06/2019
Poids
842g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753576858
Titre
Servantes de Dieu. Les beatas de la couronne de Castille (1450-1600)
Auteur
Braguier Laurey ; Poutrin Isabelle
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
842
Date de parution
20190613
Nombre de pages
510,00 €
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Garcia Lorca Federico ; Braguier Laurey ; Croisy T
Écrit à l'aube du franquisme, ce drame à huis-clos derrière les volets d'une maison de la campagne andalouse est le chef d??uvre de Lorca et sa dernière pièce. Qualifiée par le poète de « documentaire photographique », elle est l'une des rares pièces du répertoire théâtral aux personnages exclusivement féminins, et aborde la destinée des femmes en Espagne dans les années 1930, où patriarcat, religion et autoritarisme pèsent sur la société. La veuve Bernarda, figure du tyran antique ou du dictateur moderne, tient avec une main de fer ses cinq filles célibataires à l'écart du monde et les empêche d'aimer. Si elle ne lâche pas la bride, ses filles ne sont pas en reste : elles s'épient, se volent, se haïssent, dans un climat de révolte et désir de fuite. À l'annonce du mariage de l'aînée, laide mais fortunée, le clan implose. La plus jeune, Adela, est prête à tout pour faire voler en éclats les forces réactionnaires. Ce drame politique aborde des enjeux sociaux d'une actualité brûlante aujourd'hui : la place des femmes, la question du genre, la représentation de l'homosexualité et le repli identitaire dans un contexte de montée des fascismes. Une annexe documentée par Thibaud Croisy viendra ajouter un complément pédagogique : des extraits commentés d'une ?uvre en prose de Lorca, Impressions et paysages, qui éclairent son rapport intime à La Maison de Bernarda Alba, ainsi qu'une note de traduction et une postface proposant une contextualisation historique et sociale de la pièce. « Pas une goutte de poésie ! La réalité ! », disait Lorca.
L'avènement de l'époque moderne marque, selon de nombreux critiques et historiens, l'élaboration et la mise en place de normes, règles et institutions qui structurent et encadrent la société, la littérature et les Arts. Cependant, la norme apparaît comme un concept fluctuant à l'aube de la modernité : elle entraîne dans son sillage la présence de l'Autre, et chemine, entre héritage, bouleversement et transgression, vers une difficile définition. Faut-il, dès lors, penser la norme dans sa singularité ou la concevoir d'emblée comme un ensemble de normes ? Pré-existe-t-elle à sa codification ou est-elle le produit d'une institution, d'une idéologie ? Incarne-t-elle un carcan, une contrainte ou un vecteur de progression ? Est-elle une cristallisation idéale et permanente ou. au contraire, en perpétuel devenir ? Cette publication s'attache à mener une réflexion sur les pratiques, discours et représentations de la norme et de ta transgression en Europe à cette époque charnière, et répondre à ces interrogations, au gré des vingt contributions d'enseignants-chercheurs issus de différents domaines des sciences humaines et sociales (histoire, littérature, philosophie et musicologie).
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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