Brague Rémi ; Brotti Giulio ; Charpentier de Beauv
SALVATOR
20,00 €
Epuisé
EAN :9782706713637
C'est peu dire que notre époque se caractérise par un sentiment de lassitude et de scepticisme à l'égard de l'histoire humaine : on considère même comme naïve la tentative d'y retrouver des lueurs de sens ou des raisons d'espérer. Dans cet entretien avec Giulio Brotti, Rémi Brague se livre à un examen sans concession de cette attitude, contestant avec force bien des stéréotypes sur la relation que nous autres postmodernes entretenons avec nos racines. Les considérations philosophiques sont étroitement liées ici aux questions les plus concrètes, de dramatique actualité, comme celles de la coexistence entre les grandes religions, de la possibilité d'un dialogue avec l'islam, de la "vocation" de l'Europe, de l'avenir des biotechnologies et de la tentation - qui s'insinue dans la culture de notre temps - d'"en finir avec l'homme", au nom d'un idéal de perfection mortifère. Ce livre est aussi l'occasion pour Rémi Brague de revenir sur son parcours intellectuel, lui qui se définit volontiers comme "modérément moderne", selon l'expression d'une de ses publications récentes.
Nombre de pages
184
Date de parution
12/05/2016
Poids
223g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782706713637
Titre
OU VA L'HISTOIRE ? ENTRETIENS AVEC GUILIO BROTTI
Auteur
Brague Rémi ; Brotti Giulio ; Charpentier de Beauv
Editeur
SALVATOR
Largeur
130
Poids
223
Date de parution
20160512
Nombre de pages
184,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comment la philosophie ancienne est-elle née? Comment s'est-elle imposée en Grèce? Comment s'est-elle peu à peu émancipée du mythe? Explorant les concepts et le déploiement de cette philosophie en train de se faire, qui caractérise les premiers temps de la pensée, Rémi Brague nous convie à un dialogue passionnant avec les plus grands auteurs - de Parménide aux Stoïciens en passant par Platon et Aristote - traçant ainsi un chemin entre passé et présent, indispensable à quiconque veut commencer à comprendre la philosophie. Biographie de l'auteur Rémi Brague est professeur de philosophie médiévale à l'université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l'université de Munich. Il est l'auteur de Europe, la voie romaine, Critérion, 1993 ( Folio, 1999), La Sagesse du monde, Fayard, 1999 (Livre de poche, 2002), La Loi de Dieu, Gallimard, 2005 (Folio, 2008), Au moyen du Moyen Âge, Editions de la Transparence, 2006 (Champs-Flammarion, 2008) et de Du Dieu des chrétiens et d'un ou deux autres, Flammarion, 2008.
Il y a trente ans, quand on voulait être pris au sérieux, on parlait politique ; évoquer la religion, en revanche, était le meilleur moyen de faire rire. Aujourd'hui, la situation s'est inversée ; la religion fascine, inquiète, et la peur s'installe à l'égard de certaines de ses formes, voire de la violence que, suppose-t-on, elles fomentent. Il importe d'essayer d'y voir un peu clair. Poursuivant le travail d'élucidation qu'il a entrepris depuis une dizaine d'années, Rémi Brague s'interroge sur la légitimité même du terme "religion", puis sur le contenu propre des religions - avant tout sur celui des "trois monothéismes". Qu'est-ce que la religion nous dit de Dieu, et de l'homme en tant qu'il est doué de raison ? Qu'est-ce qu'elle nous dit d'autres domaines de l'humain comme le droit, la politique ? En quoi garantit-elle - ou menace-t-elle - la liberté morale, sinon l'intégrité physique, des individus ? Un essai salutaire pour délaisser nos a priori et prendre de la hauteur.
L'alliance entre Dieu et la loi, nouée en Grèce antique e dans la tradition biblique, a revêtu des formes différentes dans le judaïsme, le christianisme puis l'islam. Dans le judaïsme de la Dispersion, la Loi figure la seule présence de Dieu auprès d'un peuple désormais privé de son royaume et de son Temple: elle coïncide avec Dieu. Dans le christianisme naît et se déploie leur séparation: Dieu n'est plus seulement le législateur du temps des Hébreux, il est source de la conscience humaine et communique la grâce qui permet d'y obéir. Cette séparation façonne les institutions politiques de la chrétienté médiévale, l'Empire comme l'Église. À l'opposé, l'islam se constitue progressivement en une religion où la Loi se tient au centre de tout: à la différence des deux religions bibliques, c'est Dieu qui doit la dicter directement. L'idée de loi divine, qui nous est devenue étrangère, a dominé les croyances et les pratiques pendant près de trois millénaires. C'est l'histoire de sa longue genèse, de son épanouissement contrasté au sein des trois religions médiévales, de sa dissolution enfin avec la modernité européenne que Rémi Brague retrace. Biographie: Rémi Brague, professeur de philosophie à l'université de Paris-I et à l'université de Munich, est l'auteur notamment de Europe, la voie romaine (1992, 1999), La Sagesse du monde (1999, 2002), Au moyen du Moyen Âge (2006, 2008) et Du Dieu des Chrétiens et d'un ou deux autres (2008).
L'Europe, lorsqu'il s'est agi de définir son identité, a très tôt été rapportée à une double origine, grecque et juive. C'est, sous la plume des historiens des Lumières comme des romantiques du siècle dernier, la célèbre opposition entre Athènes et Jérusalem. Rémi Brague reprend à nouveaux frais la question de l'identité, en s'intéressant à la «voie romaine», à la latinité de l'Europe.Le propre de l'Europe ? C'est une appropriation de ce qui lui est étranger. Historiquement, philosophiquement, l'Europe prend, en effet, sa source hors d'elle. A partir d'emprunts à d'autres civilisations, la voie romaine a opéré une synthèse fondatrice de la première unité culturelle qui fut le premier espace européen. Au point que, aujourd'hui encore, définir l'Europe, c'est marquer comment elle se distingue de ce qui n'est pas elle par son caractère originairement latin.
Le désir d'être humble ! Voilà ce qui taraude Benoît Standaert depuis son plus jeune âge. A partir d'août 2007, ce moine bénédictin, devenu ermite, a relevé dans les pages d'un cahier ses expériences et ses réflexions pour approfondir sa quête. Dans le sillage des Pères du désert ou des mystiques flamands Ruysbroeck et Dom André Louf, ce moine d'aujourd'hui rappelle que le secret de la foi, de la joie chrétienne, n'a qu'un nom : l'humilité. C'est par l'humilité qu'on devient pauvre de coeur et c'est par l'humilité que l'Evangile vaincra toutes les résistances, à commencer par les nôtres ! Un plaidoyer remarquable pour un christianisme humble.
Discours au Parlement européen et au Conseil de l'Europe (Strasbourg, 2014) ; à la réception du Prix Charlemagne (Vatican, 2016) ; aux chefs d'état et de gouvernement de l'Union européenne (Vatican, 2017) ; aux participants à la conférence "(Re)Thinking Europe" (Vatican, 2017). Préface du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Saint-Siège.
Terre inconnue dans laquelle nous pénétrons lentement, âpre pays à traverser et à conquérir, la vieillesse a ses grandes ombres, ses embûches et ses fragilités, mais ne doit pas être séparée de la vie : elle fait partie du chemin de l'existence, avec ses propres atouts. La vieillesse est un art de vivre que nous pouvons bâtir, jour après jour, en s'appuyant sur notre conscience, nos choix, la qualité de nos relations avec les autres, et jamais sans les autres. Elle nous prépare, peu à peu, à accepter l'inachevé, à relâcher le contrôle que nous avons sur le monde et sur les choses. Dans l'inexorable face-à-face avec le corps qui progressivement nous trahit, Enzo Bianchi invite chacun de nous à accueillir cette étape, sans jamais considérer l'avenir avec une nostalgie mélancolique, mais en y trouvant au contraire l'occasion précieuse d'un acte généreux de confiance envers les nouvelles générations.