C'est l'histoire d'un homme qui vécut entre le XVe et le XVIe siècle à l'est de l'Islande, dans une des régions les plus reculées du pays. Il ne reste de lui que quelques ossements et des informations lapidaires résumées sur un cartel à Skriðuklaustur, dans un lieu dédié à l'archéologie et à l'histoire du lieu. C'est l'histoire d'une femme qui écrit à propos de cet homme et qui lui imagine une vie, une famille, des amis, un amour. C'est ce qu'elle peut faire pour lui, lui écrire une épopée, lui donner un nom, lui offrir une seconde vie. C'est comme cela que L'homme de Skrida revit sous nos yeux. On le suit au plus proche de l'intime de ses sentiments. On le découvre dans une nature grandiose, aux couleurs intenses sous un ciel trop grand. On lui découvre des aspirations. On suit ses périples dans une Islande en proie aux tiraillements religieux, aux famines. On fait face avec lui à la fatalité, aux déchaînements de la nature, aux maladies qui ravagent... On vibre de ses amours et de son coeur trop grand. Le texte de Sophie Braganti s'apparente au poème épique. Il raconte, donne à voir et à sentir. Ces mots nous immergent dans une réalité confondue - entre un Moyen-âge imagé et un présent qui l'inventorie. Les questions, peurs, élans de l'autrice et de son personnage se tissent comme si l'espace du temps qui les sépare leur permettait de se rejoindre dans l'espace trop grand de la nature islandaise.
Nombre de pages
96
Date de parution
14/02/2025
Poids
196g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782359841954
Titre
L'homme de Skrida
Auteur
Braganti Sophie
Editeur
ESPERLUETE
Largeur
142
Poids
196
Date de parution
20250214
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
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1916, mobilisé au front, Louis Desliens, jeune vétérinaire, a la géniale intuition d'un système d'exploration du coeur quasiment dépourvu d'agressivité qu'il qualifiera de "minuscule trouvaille". Il développe sa technique d'investigation d'une étonnante simplicité lui permettant d'importantes découvertes. Dans les années 80, le cardiologue André Cournand, prix Nobel de médecine, découvre l'ampleur de ces travaux et reconnaîtra le caractère précurseur de cet auteur resté en marge de l'histoire...
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Lorsque Frédérique Dolphijn rencontre l'histoire des Catulas, ces in-surgés qui, dans la première moitié du XIXe siècle, se sont rebellés parce que leurs conditions de vie et leur travail ne leur permettaient plus de vivre, elle fait le lien avec ce que l'on appelle, de nos jours, les travail-leurs-pauvres. Ceux qui crient leur colère sur les ronds-points, ceux qui prennent leurs tracteurs pour manifester leur ras-le-bol d'être laissés-pour-compte, ceux qui souvent subissent l'indifférence des nantis et du plus grand nombre. En 1847, à Berzée en Belgique, des conditions climatiques désastreuses et de mauvaises récoltes engendrent un début de famine. Un groupe d'hommes et de femmes décident de changer la donne. D'abord en ten-tant d'acheter au prix juste le grain nécessaire à leur survie, puis, en der-nier recours, en se servant dans les greniers de ceux qui thésaurisent les récoltes et en déterminent le prix selon la loi de l'offre et de la demande. Les révoltés seront repoussés, arrêtés et pour certains incarcérés et jugés. Or, fait étonnant, la cour ne les condamnera pas... Frédérique Dolphijn brosse un récit tout en nuances. Les différents points de vue sont évoqués, les nantis ne sont pas que les "méchants" de l'histoire ; les insurgés ont aussi leurs failles. Si leurs vies se côtoient, le cycle des saisons et les circonstances de la vie les impactent différem-ment. C'est dans cette nuance que le récit se tisse, dans les jours qui précèdent l'insurrection elle-même, jusqu'à ses conséquences. En faisant sienne cette révolte, c'est toute une époque que l'écriture de Frédérique Dolphijn fait revivre, celle d'un siècle où chacun et chacune a sa place et est censé la tenir, jusqu'au jour où tout bascule...
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