Le paradis interdit au Moyen-Age Tome 2 : La quête manquée de l'Avalon occidentale
Braga Corin
L'HARMATTAN
32,50 €
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EAN :9782296003064
Le premier volume de cette recherche à deux volets sur Le Paradis interdit au Moyen Age (L'Harmattan, 2004) explorait les voyages initiatiques vers le jardin d'Eden établi par les cartes médiévales dans l'extrémité orientale de l'oecoumène. Il a reçu le grand prix de l'Association de Littérature Générale et Comparée de Roumanie et le prix du Centre Culturel Français de Cluj (2005). Ce deuxième volume se penche sur la quête complémentaire d'un Paradis terrestre situé dans l'extrême Occident, au-delà de l'Océan. Avec la contamination de la "matière d'Asie" par la "matière d'Irlande", dans divers voyages fictifs, chansons de geste fantastiques ou romans d'aventures extraordinaires, la promesse de l'immortalité a trouvé un accomplissement dans l'imaginaire des paradis magiques. Les découvertes de la Renaissance, à leur tour, ont étayé les fantaisies paradisiaques, projetant le mirage édénique dans les terres du Nouveau Monde. Cependant la censure religieuse post-tridentine comme la pratique coloniale ont fini par désenchanter tragiquement cette promesse de récupération du Paradis perdu.
Nombre de pages
371
Date de parution
02/03/2006
Poids
404g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296003064
Titre
Le paradis interdit au Moyen-Age Tome 2 : La quête manquée de l'Avalon occidentale
ISBN
2296003060
Auteur
Braga Corin
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
404
Date de parution
20060302
Nombre de pages
371,00 €
Disponibilité
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Thomas More, Francis Bacon, Johann Valentin Andreae, Tommaso Campanella et bien d'autres utopistes encore ont placé le jardin d'Eden, naguère seul apanage de Dieu, sous le patronage exclusif des hommes, proclamant ainsi la primauté de la cité terrestre sur la cité céleste. L'Utopie est l'un des visages de ce paradis réapproprié, paradis qui ne survécut cependant pas plus d'un siècle à la vague d'optimisme qui l'avait porté. La théologie chrétienne post-tridentine allait porter un coup fatal aux utopies de la Renaissance et donner libre cours aux contre-utopies qui, de Joseph Hall (Mundus alter et idem, 1605) et Artus Thomas (L'Isle des Hermaphrodites, 1605), ont donné le ton d'une vision dysphorique peuplée d'enfers sur terre et de sociétés de cauchemar, en somme des antiutopies classiques.
Cet ouvrage se propose de cerner les causes spécifiques qui ont provoqué, à l'âge de la raison, la réversion de l'utopie en antiutopie. Poursuivant une recherche antérieure (Du Paradis perdu à l'antiutopie, 2010), l'auteur essaie de démontrer que, dans la lignée de la censure religieuse, deux autres courants de pensée critique, le rationalisme et l'empirisme, ont porté des coups décisifs à l'optimisme utopique, donnant naissance à des cités du mal et des visions de cauchemar.
Les périples imaginaires vers le Paradis terrestre sont un scénario récurrent de la littérature du Moyen Age. Ce livre les envisage dans le cadre plus large du thème de la quête manquée de l'immortalité, du voyage initiatique qui ne peut pas aboutir. L'auteur ne nous livre pas seulement une histoire des croyances mais nous invite à pénétrer dans les arcanes des grandes constructions du sens de la vie, que les religions, les littératures et même les mythes politiques ne cessent d'activer ou de combattre.