Oran, 5 juillet 1962«Sur le boulevard de Mascara, une marée humaine nous entraîna. Nous avions du mal à résister à ce courant euphorique qui nous emportait.Au niveau de la synagogue, la foule était déjà dense quand nous sommes arrivés. Nous étions serrés comme des sardines, nous nous sentions libres et unis.Avec nous dans la foule ou du haut de leur balcon, de nombreux européens partageaient notre enthousiasme. Les forces de l'ordre avaient du mal à nous contenir.Soudain... des détonations retentirent... La foule crut d'abord à un tir de pétard... ou à une exhibition de djounoud. Mais quand les rafales reprirent, on comprit qu'il se passait quelque chose de plus grave...Tout d'un coup, quelqu'un se mit à hurler: «C'est l'OAS qui tire!!»Fawzi BrachemiAlgérie, été 1962. Plus d'un siècle de colonisation, sept années de lutte armée s'achèvent par l'affranchissement de neuf millions de musulmans qui réclamaient plus de justice sociale et de liberté.Pourtant, cette population va rapidement déchanter. Les séquelles des conflits antérieurs sont importantes: 40 % des Algériens vivent dans une misère totale, le chômage est galopant, l'exode massif, 90% de la population illettrée. Et si les institutions politiques se mettent en place, elles sont minées par les luttes de clans et les manigances pour s'approprier le pouvoir. La guerre civile menace...Le 5 Juillet 1962 à Oran, au lendemain de la déclaration d'Indépendance, un défilé festif dégénère en un massacre d'Européens. Terrorisée, 85% de la population va s'enfuir, abandonnant biens et espoirs.L'auteur a 13 ans en 1962. Il vit à Oran dans une famille aisée, intégrée à la culture française, mais attachée à sa culture nationale et à ses traditions musulmanes.Témoin des événements qui se sont passés à l'Indépendance, il retrace avec fidélité les faits politiques, économiques et sociaux, les ambitions de pouvoir qui ont relégué au second plan la construction de la nation et l'intérêt de ses citoyens. Mais aussi la vie quotidienne des Oranais...L'auteurFawzi Brachemi (né en 1949 à Oran en Algérie) publie ses premiers dessins à l'âge de 16 ans dans La République, puis à Horizons, le Nouvel Hebdo, Révolution Africaine.... À son arrivée en France en 1991, il continue à dessiner pour la presse (Le Monde, La Grosse Berta, Hara Kiri). En 1995, il rejoint l'équipe du Professeur Choron pour une collaboration qui se poursuivra jusqu'au décès de ce dernier. Depuis 2000, ses dessins sont régulièrement publiés par La Tribune des Cheminots et Prudis.Il est également le cofondateur de plusieurs journaux pour enfants (J'Imagine en 1996, puis Juniors magazine en 2008) ainsi que du magazine Ici Londres (gratuit pour les Français londoniens).Après À poings levés et mains tendues, publié en 2004 en auto-édition, Trahison (La Boîte à Bulles) constitue la seconde bande dessinée de cet auteur à l'humour sensible et mordant.
L'incroyable destinée d'Olive Oatman surnommée "la femme tatouée" , enlevée par les Amérindiens puis arrachée à sa famille adoptive pour retrouver la "civilisation" ... Deux chasseurs de prime mènent une traque bien étrange : ils doivent collecter et détruire le plus possible de livres racontant la destinée d'Olive Oatman. Pour chaque couverture rapportée, ils recevront 5 dollars de leur commanditaire. Pete, l'un de ces "rabatteurs" , sait lire et écrire. La curiosité le pousse à ne pas détruire l'un des exemplaires et à en parcourir le récit. A travers sa lecture, nous découvrons la vie d'Olive Oatman, enlevée par des Amérindiens, intégrée à une tribu bienveillante, tatouée puis ramenée de force à la civilisation... Pourquoi leur commanditaire tient-il tant à voir ces livres disparaître ? Quel est son lien avec la fameuse "femme tatouée" ? Un splendide western historique, conté de main de maître par Rodolphe.
Bruxelles, 22 novembre 2015. Ali Oulkadi est interpellé par la police belge. Huit jours plus tôt, Salah Abdeslam - frère de son ami Brahim - lui a demandé de le conduire dans la capitale belge. Depuis, sa vie a basculé : il est accusé d'avoir aidé les terroristes responsables de la mort de 130 personnes le 13 novembre 2015. A travers son parcours, Virginie Lorentz, Anaële Hermans et David Cénou dévoilent de l'intérieur comment le commando islamiste a su dissimuler ses projets meurtriers jusqu'au bout.
Résumé : Fin juin 2022, alors que les télévisions de l'aéroport de Doha annoncent les dernières avancées russes en Ukraine, Nicolas Wild s'apprête à embarquer pour Saint-Pétersbourg. Si les frontières russes sont fermées aux journalistes occidentaux, la réglementation est plus souple envers les artistes. Equipé de son attirail de dessinateur et un poil stressé, l'auteur de Kaboul Disco part à la rencontre d'un peuple devenu du jour au lendemain coupé du reste du monde. Durant deux semaines, accompagné d'une interprète, il ira à la rencontre d'un large panel de résidents russes : icônes publiques, expatriés, opposants politiques et simples citoyens, tous passeront sous le crayon de Nicolas pour exprimer leurs vues sur la guerre en Ukraine et la situation de leur pays. Parfois amusant, parfois triste voire inquiétant mais toujours instructif, A quoi pensent les Russes est un album nécessaire qui offre un contrepoint saisissant sur la situation aux frontières de l'Europe, et qui dresse le portrait juste et sans détour d'un peuple divisé, qui approuve ou subit la dérive autoritaire de ses dirigeants.
Résumé : Afin de découvrir si un cheval au galop garde, ou non, toujours un sabot en contact avec le sol, Muybridge et Stanford vont révolutionner la photographie... Au milieu des années 1860, la construction de la première ligne de chemin de fer transcontinentale arrive à son terme. Derrière ce projet colossal, côté Ouest, le magnat et ancien gouverneur de Californie, Leland Stanford, un homme connu pour sa voracité et qui ne vit que par et pour ses chevaux - qu'il garde près de lui dans son manoir de California Hill. Ainsi, le jour où son partenaire et rival, Mr Durant, lui fait part de la question qui agite les milieux hippiques de l'époque, ils se lancent un pari : celui qui parviendra à prouver si un cheval au galop garde, ou non, toujours un sabot en contact avec le sol gagnera 10 % de l'entreprise de l'autre. Pour battre son rival, Stanford offre des moyens quasi illimités à Eadweard Muybridge, un photographe talentueux mais psychologiquement instable. Muybridge entreprend donc de photographier, un à un, les mouvements d'un cheval au galop, qu'importe que la technologie ne le permette pas encore... Débute ainsi une collaboration funeste où se rencontrent avidité et démesure, mais qui révolutionnera la photographie et posera les bases du cinéma.
Bernard Denis ; Papazoglakis Christian ; Cinna Tan
Résumé : Rivalités italiennes. En 1961, au départ des 24 heures du Mans, la supériorité de Ferrari s'apprête à devenir hégémonique. Après sa victoire en 1960 face à Aston Martin, la marque au cheval cabré compte bien prouver l'efficacité de ses TR61 et 250GT. Face à elles, les Aston Martin marqueront le pas et seules les Maserati pourront rivaliser un temps. Mais après plus de 4. 000 kilomètres d'asphalte parcourus, trois Ferrari occupent les trois premières places du classement général. Mais ce n'est que le début d'une nouvelle ère ! Anecdotes historiques, apartés éclairants et coup d'oeil jeté dans les coulisses jalonnent le récit de ce nouvel album consacré aux années 1961 à 1963 des 24 heures du Mans. Mené par l'érudition exemplaire de Denis Bernard et Christian Papazoglakis, frisson, drame et rebondissements sont au rendez-vous de ces trois années remarquables pour le sport automobile.
6 ans de travail, plus de 400 pages, pour mettre au jour un massacre perpétré par l'armée israélienne sur la population de Gaza, en 1956, et que l'Histoire a tout fait pour oublier. Hautement considéré par ses pairs auteurs, les médias et ses lecteurs du monde entier, Sacco poursuit son engagement sincère, courageux, âpre, rigoureux et nécessaire. Son oeuvre est une charge explosive qui a fait voler en éclats les limites de la bande dessinée. C'est lors d'un reportage pour le magazine «Harper's» en 2001, que Joe Sacco se remémore une brève citation, une note de bas de page, lue dans un rapport de l'ONU. Elle parlait d'un massacre de près de 275 civils, perpétré par l'armée israélienne à Khan Younis et d'une dizaine d'autres à Rafah, ville voisine, en 1956. Difficile à croire, alors entre novembre 2002 et mai 2003, le dessinateur reporter se rend à trois reprises sur le terrain, afin d'établir la véracité de cette tragédie et embarque le lecteur à la recherche de traces du massacre.
La second guerre mondiale. Le front Pacifique est le théatre de combats aériens devenus mythiques, entre les forces américaines et l'armée impériale japonaise. Seiho Takizawa nous entraine pendant la Campagne de Nouvelle-Guinée, sur les traces du sergent Unno, pilote de Kawasaki Ki-45 et Nakajima Ki-43.
Ce volume de 168 pages contient le second cycle du Voyage des Pères - Jérusalem, An 33 de notre ère... Barabbas est arrêté pour l'enlèvement et le meurtre d'un notable romain. Ponce Pilate, gouverneur de Judée, est trop content de pouvoir enfin mettre ce fauteur de troubles en prison. Condamné à mort, Il doit être exécuté sur le Mont Golgotha. Mais le jour venu, Barabbas est libéré, et un certain Jésus de Nazareth est exécuté à sa place. Heureux de ce retournement de situation, Barabbas ne le sait pas encore, mais Jésus lui a laissé un encombrant héritage : La culpabilité.