La Turquie alliée de François 1er, arrivée dès le XIVe siècle en Europe balkanique, fait-elle partie de l'histoire européenne ou non ? Les Turcs installés aux portes de Vienne au XVIe siècle seront-ils indéfiniment des assiégeants, des envahisseurs, des barbares ? Le café et le croissant, entre mille et un vestiges d'une longue histoire, n'ont-ils rien à voir avec les Turcs ? Bajazet de Racine, Le Bourgeois Gentilhomme de Molière, Le Prince de Machiavel, La République de Jean Bodin, Aziyadé de Pierre Loti, Voyages de Théophile Gautier ou de Gérard de Nerval, les peintures d'Ingres ou de Delacroix..., la liste des illustres Européens, qui ont eu un regard bien plus attentif que nous aujourd'hui, est longue. Mozart n'était-il pas inspiré par l'armée du Grand Turc, laissant ainsi des traces indélébiles au cœur de la culture européenne, ne serait-ce que par le biais de la culture matérielle ? La sage Europe serait-elle devenue à tel point frêle et amnésique pour proclamer qu'historiquement, géographiquement, culturellement la Turquie ne fait pas partie de l'Europe ? Membre de l'Alliance atlantique nord depuis un demi-siècle, solide alliée de l'Occident face à l'Union soviétique pendant la guerre froide, sera-t-elle exclue maintenant de la construction de la grande Europe ? Ce livre propose une contribution objective au débat en cours. Une présentation générale aborde d'abord les aspects les plus divers de la Turquie son passé depuis ses origines jusqu'à son système politique, en passant par la révolution kémaliste et les divers segments de sa société ; religion, forces sociales et politiques, en soulignant la place originale qu'occupe ce pays entre le monde occidental et oriental. Puis il livre des études plus approfondies sur des sujets d'actualité tels que la position de l'armée, l'enseignement religieux, les relations de la Turquie avec le monde musulman, la question chypriote, etc., afin de mieux comprendre la longue marche turque vers l'Europe.
Nombre de pages
296
Date de parution
01/02/2005
Poids
450g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845865877
Auteur
Bozdémir Michel
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20050201
Nombre de pages
296,00 €
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La Turquie est-elle européenne? La question est posée de manière récurrente depuis que l'Union européenne a accepté la candidature de ce pays en 1999. Y répondre entraîne souvent d'autres réflexions, non dénuées d'idées préconçues, d'a priori, d'arrière-pensées, et évacue ainsi la problématique de l'altérité qui est pourtant au coeur du débat européen. Pourtant, la Turquie contredit bien des stéréotypes. Pays islamique certes, mais le seul État laïc dans le monde musulman qui s'est résolument engagé dans le camp occidental, un pays qui traverse un processus de modernisation initié depuis plus de deux siècles et qui se poursuit inexorablement sous nos yeux. Centre des empires, carrefour de civilisations, lieu de brassage et de cohabitation aussi entre cultures et communautés, la Turquie est aussi un miroir des rapports de l'Europe à l'islam. Dans ce livre, il est question de la Turquie et de l'Europe, prise sous l'angle de l'élargissement, mais aussi sous l'angle des rapports Islam/Occident et celui de l'aspiration de l'Europe d'être une puissance mondiale. Biographie de l'auteur Michel Bozdémir est professeur des Universités à l'institut National des Langues et Civilisations Orientales à Paris (INALCO). Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la Turquie contemporaine et dirige une équipe de recherche sur les sociétés méditerranéennes (ERISM).
Savez-vous qu'il existe un monde turc aussi vaste que la francophonie s'étendant de l'Europe du Sud-Est jusqu'en Sibérie septentrionale en passant par le Proche et le Moyen-Orient, mais aussi par l'Asie centrale et la Chine ? Le turc de Turquie y tient évidemment une place primordiale de par sa richesse littéraire, culturelle et historique, sans oublier l'intérêt économique qu'il suscite du fait des relations turco-européennes. Certes il s'agit d'une langue d'origine asiatique mais, dotée d'une logique presque cartésienne, d'une élasticité étonnante et d'une sonorité chantante, elle fait figure de latin de l'Orient. Autant de raisons qui incitent l'esprit curieux, qu'il soit linguiste ou diplomate, homme d'affaires ou simple touriste, à apprendre cette langue ancienne mais toujours vivante.
Savez-vous qu'il existe un monde turc aussi vaste que la francophonie s'étendant de l'Europe du Sud-Est jusqu'en Sibérie septentrionale en passant parle Proche et le Moyen-Orient, mais aussi par l'Asie centrale et la Chine ? Le turc de Turquie y tient une place primordiale de par sa richesse littéraire, culturelle et historique, sans oublier l'intérêt économique qu'il suscite du fait des relations turco-européennes. Dotée d'une logique presque cartésienne, d'une élasticité étonnante et d'une sonorité chantante, il fait figure de latin de l'Orient. Autant de raisons qui incitent les esprits curieux à apprendre cette langue toujours vivante, exotique mais d'une utilité certaine. Vingt-cinq leçons couvrant tous les aspects de la vie quotidienne, une présentation progressive et raisonnée de la grammaire, de nombreux exercices et leurs corrigés, un lexique turc-français et deux index. L'enregistrement au format mp3 est disponible en téléchargement sur le site www.asiatheque.com et via 134 QR codes au fil des leçons. L'écoute attentive de l'enregistrement et la répétition des exercices sont fortement recommandées. A cet ouvrage fait suite la Méthode de turc volume 2, par Cybèle Berk et Michel Bozdémir, qui propose une étude approfondie du turc moderne (niveaux intermédiaire et avancé).
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.