Expansion évangélique et migrations en Amazonie brésilienne. La renaissance des perdants
Boyer Véronique
KARTHALA
24,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782811100742
L'expansion remarquable des Églises évangéliques au Brésil a généralement été appréhendée dans le cadre des classifications élaborées par les historiens et sociologues des religions. Les efforts de recensement et de compréhension ont ainsi porté sur les formes les plus récentes du champ protestant (pentecôtisme, néo-pentecôtisme), particulièrement visibles dans les villes. La circulation des individus entre des Églises très différentes témoigne pourtant d'une fluidité des espaces religieux dont les contours se dessinent avant tout par opposition au catholicisme. Ce phénomène de mobilité religieuse est à mettre en rapport avec la réalité de flux migratoires intenses entre milieux ruraux et urbains. Ainsi, dans la région amazonienne, le succès du message évangélique tient moins aux stratégies développées par les Eglises qu'à l'action de prédicateurs indépendants, appelés "évangélistes ", qui conçoivent leur ministère comme l'accomplissement d'une mission divine. Cette conversion d'un banal déplacement géographique en parcours religieux d'exception se révèle efficace pour séduire des populations contraintes de chercher toujours plus loin l'espoir de meilleures conditions d'existence puisque, dès lors, l'adhésion religieuse comporte aussi pour les perdants la promesse d'une renaissance possible. La notion de mission divine permet en outre d'éluder la question de la reconnaissance des évangélistes par les Églises. Justifiant les changements d'affiliation institutionnelle, voire la fondation d'une nouvelle dénomination, elle se trouve au principe d'une dynamique de fragmentation qui n'affecte jamais le postulat initial de l'unité de l'ensemble évangélique.
Nombre de pages
232
Date de parution
01/01/2009
Poids
410g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782811100742
Auteur
Boyer Véronique
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20090101
Nombre de pages
232,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
De nombreuses populations amazoniennes se saisissent aujourd'hui de la Constitution brésilienne de 1988 pour demander leur reconnaissance auprès de l'Etat en tant que groupes sociaux culturellement différenciés. Selon que l'on appartient aux " populations traditionnelles ", aux " peuples indigènes " ou aux " communautés quilombolas " (descendantes de Noirs marrons), on est en effet susceptible de jouir de droits territoriaux spécifiques. Ces groupes ne sont pourtant pas figés : il existe de nombreuses circulations individuelles et collectives entre ces catégories ethno-légales. En partant d'un cas singulier au sein d'un village amazonien, Véronique Boyer rend compte de ces repositionnements identitaires et des stratégies qui les guident. Dans ce village, trois frères envisagent de façon distincte leur inscription ethnique dans des généalogies censées s'exclure : l'un se déclare noir, l'autre indien, le troisième se veut " l'un et l'autre ". Tous trois font référence à un même " mélange " familial et revendiquent un droit de choisir. Une étude fine, à partir du terrain, des effets sociaux des catégorisations ethniques, de leur réappropriation et déconstruction par les populations.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.