De l'affaire du sang contaminé à la crise de la "vache folle ", du scandale de l'amiante à la controverse sur les plantes génétiquement modifiées, de multiples crises ont affecté les rapports qu'entretient la société avec la science et la technique. Pour autant, nous ne sommes pas devenus technophobes ; certains risques sont acceptés, en témoigne la croissance du taux d'équipement des téléphones mobiles. D'autres semblent rejetés d'emblée, c'est sans doute le cas des cultures génétiquement modifiées. Pourquoi la société ignore-t-elle certains risques qui, selon les experts, ont de fortes probabilités d'être réels ? Pourquoi en rejette-t-elle d'autres dont la probabilité de réalisation est extrêmement faible? Empruntant la voie tracée par la sociologie du risque, cet ouvrage pose quelques questions essentielles : faut-il considérer les réactions du public comme " irrationnelles " ? Comment se distribuent les opinions au sein de la société ? Quels dispositifs politiques peut-on imaginer pour permettre une confrontation utile entre représentations profanes et expertes du risque?
Nombre de pages
198
Date de parution
22/11/2007
Poids
244g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782724610451
Titre
Pourquoi avons-nous peur de la technologie ?
Auteur
Boy Daniel
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
137
Poids
244
Date de parution
20071122
Nombre de pages
198,00 €
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Boy Daniel ; Cohn-Bendit Daniel ; Le Seigneur Vinc
Les écologistes français ont obtenu pour la première fois un véritable poids politique au sein des conseils régionaux suite à leur bon score (15 % des voix toutes tendances écologistes confondues) aux élections de 1992. Ce nouveau succès a amené les auteurs à s'interroger sur la nature de ces nouveaux élus, leur comportement lors des assemblées et les résultats qu'ils ont obtenus.
Boy Daniel ; Platone François ; Rey Henri ; Subile
Ce livre réunit les résultats d'enquêtes réalisées auprès des adhérents communistes, socialistes et Verts sur la socio-démographie des adhérents, leurs attitudes à l'égard de leur parti, leur conception du changement social. Elles mettent l'accent sur ce qui fait la spécificité de chacune des organisations, ce qui crée l'identité partisane. Ainsi pour les adhérents communistes, la "mutation" du parti, la lutte des classes, la lutte contre l'impérialisme et la valorisation de l'internationalisme. Pour les adhérents socialistes, la permanence de l' "identité républicaine", axe majeur d'un parti qui a abandonné son ambition de "changer la vie". Enfin pour les Verts, les valeurs environnementales et la radicalisation progressive à gauche. On prend ainsi la mesure des difficultés de la gauche dans son ensemble mais aussi dans chacune de ses composantes. Le déclin du parti communiste se poursuit inexorablement, le parti socialiste, à l'identité et à la stratégie incertaines, semble bien incapable d'orienter le mouvement social, les Verts, obnubilés par les règlements de compte internes, n'ont pas recueilli les bénéfices attendus de leurs alliances. Cette évolution ne risque-t-elle pas de renforcer le rejet du militantisme partisan et ainsi de contribuer à la crise de la représentation ?
La thèse d'une spécificité de la culture politique française, notamment par rapport aux autres pays européens, a resurgi avec force, d'abord face à l'européanisation et à la mondialisation, puis avec la crise économique. S'appuyant sur des données originales, celles de l'enquête European Social Survey - véritable laboratoire pour comparer les sociétés européennes entre elles -, ce livre pose la question de la spécificité française sous différents angles: sentiment de bonheur et confiance, tolérance et attitudes vis-à-vis de l'immigration, participation et valeurs politiques, poids de la religion et des segmentations sociales (classe sociale, genre). Comparés à nos voisins européens, nous ne sommes finalement ni tout à fait les mêmes, ni tout à fait autres. Malgré quelques différences (défiance envers les mécanismes du marché, attachement au service public, influence encore forte de la religion sur le comportement électoral, attirance pour les formes Faction protestataires), il n'existe pas d'exception française forte et récurrente. Utile aux étudiants en sciences sociales pour sa dimension comparative, aux décideurs français et européens parce qu'il donne la clé des comportements politiques des Français, et au-delà à toute personne intéressée parla place de la France en Europe aujourd'hui.
En 1998 en France, une quinzaine de citoyens se prononce sur l'opportunité d'introduire des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'alimentation des Français et dans leur agriculture. Ils émettent alors une série de recommandations et permettent ainsi au débat public de prendre une forme nouvelle, le débat traditionnel entre experts et décideurs ne suffisant plus pour régler une question d'intérêt général aussi sensible. C'était la première conférence de citoyens française. Cet ouvrage en retrace l'histoire et la mise en ?uvre. À la fois ouvrage théorique - les auteurs étudient notamment les mérites respectifs de la démocratie représentative et de la démocratie participative - et ouvrage mode d'emploi - ils décrivent très précisément le déroulement des conférences de citoyens, cet ouvrage se veut un plaidoyer en faveur du débat public. Pour que la démocratie participative accompagne la transformation de la démocratie élective au profit d'un nouveau modèle de liberté.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.