Moscou et Saint-Pétersbourg 1900-1920. Art, vie et culture
Bowlt John E. - Baatsch Henri-Alexis
HAZAN
28,05 €
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EAN :9782754103039
Durant les premières décennies du XXe siècle, les deux capitales russes, Moscou et Saint-Pétersbourg, connurent une renaissance qui affecta l'essentiel de la vie artistique du pays, dans des domaines aussi divers que la littérature, la peinture, l'architecture, la musique, la danse et le cinéma. Cette période éblouissante, de la fin des années 1890 à la fin des années 1910, qualifiée d'"Âge d'argent" en référence à l'"Âge d'or" de la Russie littéraire de Pouchkine et Gogol dans les années 1810-1830, est ici analysée sous l'angle des grandes disciplines artistiques telles que la littérature, la musique, le théâtre, l'architecture et les arts plastiques. Le pays s'ouvrait alors à la science et à l'art nouveau de l'Occident, qu'il sut toutefois adapter à ses exigences propres. Ces bouleversements entraînèrent une véritable tabula rasa, née de recherches sans précédent sur des modes d'expression tels que le langage crypté, le silence, la peinture abstraite ou la musique dissonante. La rubrique des beaux-arts, en particulier, dépassant ses frontières traditionnelles, engloba une série de tentatives esthétiques incluant la haute couture, la danse libre et le design d'intérieur. Des disciplines jusqu'alors séparées se rejoignirent en une synthèse inédite, comme l'illustre l'exemple des Ballets russes. Ce mouvement a encouragé les artistes à faire de leurs vies de véritables ?uvres d'art et à constamment tenter d'ajuster le mot, l'image et le son au grand destin de la Mère Russie. Nombre des créateurs associés à cette renaissance culturelle ont connu un rayonnement international, parmi lesquels Anna Akhmatova, Léon Bakst, Alexandre Benois, Marc Chagall, Fédor Chaliapine, Anton Tchekhov, Serge de Diaghilev et les Ballets russes, Carl Fabergé, Vassily Kandinsky, Vladimir Maïakovski, Kasimir Malevitch, Konstantin Stanislavski et le Théâtre d'art de Moscou, Vaslav Nijinski, Boris Pasternak, Fédor Chekhtel et Igor Stravinsky. Le symbolisme fut le ferment philosophique et esthétique qui permit l'essor de l'Âge d'argent russe. Ses valeurs, le refus du monde des apparences, la recherche d'une forme artistique sans compromission, le désir d'aboutir à une synthèse des arts et de la vie, le dépassement des codes moraux et sociaux établis, l'exaltation du monde intérieur ont laissé une empreinte profonde et durable sur les arts littéraires, visuels et scéniques. Le présent ouvrage n'a pas pour thème l'art de l'avant-garde, mais bien plutôt les phénomènes qui ont donné naissance au cubisme et au futurisme, au suprématisme et au constructivisme, et qui ont fait de I'Âge d'argent une période sans équivalent dans; l'histoire des arts. Biographie de l'auteur Professeur au département des langues et de la littérature slaves à l'université de Californie du Sud (Los Angeles), John E.Bowlt est le spécialiste renommé de l'Art russe des XIXe et XXe siècles, de l'avant-garde comme du réalisme socialiste. Parmi ses publications les plus connues, citons Russian Art of the Avant-Garde: Theory and Criticism 1902-1934 (1977) et The Silver Age: Russian Art of the Early Twentieth Century and the "World of Art" Group (1982).
La place d'Alexandra Exter dans l'histoire de l'art du XXe siècle commence à peine d'apparaître. L'hommage des critiques, des musées, galeries et collectionneurs à son œuvre va croissant depuis plusieurs décennies. Les aperçus offerts par des coups de projecteurs partiels, sinon partiaux, ne permettent pas d'apprécier pleinement l'originalité de son œuvre. Seule, une perspective globale le garantit, c'est l'objet de cette monographie. Alexandra Exter apparaît d'emblée comme habitée par la prescience de ce que serait l'art moderne. Dès 1907, en effet, elle voyagea entre la Russie et la France. Elle avait alors vingt-cinq ans. Élève de Fernand Léger, elle rapporta à ses amis russes les premières photos des œuvres cubistes de Picasso, admirant et faisant admirer l'éclectisme des artistes aussi dissemblables que l'Ukrainien Archipenko et l'Italien Medardo Rosso. Un cercle d'amis où l'on comptait Apollinaire, Gide, Robert et Sonia Delaunay, Bergson, prêta une attention à sa création. L'art tissa même sa vie intime, puisqu'elle fut la compagne du futuriste italien Ardengo Soffici. L'Européenne avant l'heure, qui savait des vers de Rimbaud par cœur, était aussi le peintre qui exposait à l'association Valet de Carreau ses Villes somptueuses et dansantes. Il s'en faut toutefois qu'elle ait été une adepte inconditionnelle : pour avoir exposé à La Section d'Or de 1912, avec Léger, Picabia, Marcel Duchamp, Gleizes et Le Fauconnier, elle n'en interprétait pas moins le cubisme français de façon très personnelle, comme en témoignent ses versions du Pont de Sèvres de 1911 et ses Villes de 1912. Vivant dans le cœur de Montparnasse, familière du futurisme italien par l'entremise de Soffici, elle exposa à Rome en 1914 avec les futuristes italiens. Cosmopolite impénitente, elle participa l'année suivante à la mythique exposition du futurisme russe à Petrograd, Tramway V et signa en 1921 à Moscou, avec Popova, Stépanova, Vesnine et Rodtchenko le manifeste d'une autre exposition historique : 5x5 = 25. Désormais figure emblématique du cubo-futurisme russe, elle n'en resta pas moins sensible aux échappées suprématistes et constructivistes de Malévitch et de Tatline, et l'on sait que Lissitzky fréquenta son atelier de Kiev. L'énergie créatrice d'Alexandra Exter s'étendit au théâtre, dont elle bouleversa la mise en scène par l'utilisation de la lumière comme matériau et par l'introduction de plateaux mobiles et de costumes flamboyants, en particulier pour la Salomé d'Oscar Wilde et le Roméo et Juliette de Shakespeare, moments historiques de l'art scénique. Enfin, elle appliqua son génie novateur au vaste théâtre urbain, participant dès 1923 aux expositions de commerce et d'industrie de Moscou et décorant les pavillons des Izvestia et de Krasnaïa Niva. Elle conçut pour Aélita, son film, réalisé par Protozanov, des costumes et décors exceptionnels et reçut la médaille d'or en 1925 à Paris à l'expo des Arts Déco. Expatriée en France en 1924, celle qui fut le compagnon de route de Malévitch, de Kandinsky, de Lissitzky, de Chagall et de Zadkine, mourut dans sa patrie d'adoption en 1949.
L'histoire et la légende des samouraïs se mêlent étroitement, mais c'est à travers l'image que leur identité de guerriers et d'hommes de lettres se révèle avec le plus d'éclat. Des rouleaux peints du xiiie siècle jusqu'aux estampes, dans la centaine d'oeuvres rassemblées ici, leurs exploits et leur héroïsme sont mis en scène avec une virtuosité et un sens du drame comparables à ceux des plus grands films de guerre. On est émerveillé par l'art de Hokusai, de Kuniyoshi et de Yoshitoshi pour représenter les combats et par le réalisme des armes, casques, armures et vêtements dans leurs dessins. On découvre les onnabugeisha, femmes combattantes qui, elles aussi, excellaient dans l'art de la guerre et maniaient le naginata et le katana. Philippe Charlier nous raconte leurs histoires et nous invite, en médecin légiste et anthropologue spécialiste des rites funéraires, à explorer les secrets de leur vie et de leur mort grâce, notamment, à l'étude de leurs squelettes.
Henri Rousseau (1844-1910), dit le Douanier Rousseau, occupe une place singulière dans l'histoire de l'art moderne. Autodidacte, longtemps moqué et marginalisé, il est aujourd'hui considéré comme le précurseur de l'art naïf. Son style se distingue en effet par des formes simplifiées, par des couleurs vives et par l'absence de perspective traditionnelle. Loin des académismes de son époque, il a créé un monde poétique, à la fois innocent et mystérieux. Célèbre pour ses jungles luxuriantes, Rousseau l'est aussi pour ses paysages où volent parfois dans le ciel d'étranges engins, confrontant à ses compositions une dimension surréaliste avant l'heure. Il l'est encore pour ses singuliers portraits de groupe ou d'enfants, qui semblent comme figés dans le temps. Admiré par les avant-gardes, qui ont vu en lui un visionnaire capable d'exprimer l'inconscient, le Douanier Rousseau est aujourd'hui célébré comme un pionnier de la modernité. La collection L'Art en lumière propose une exploration de l'oeuvre des plus grands peintres dans un format raffiné, sublimé par une reliure luxueuse associant toile soyeuse, titre et jaspage métalliques miroitants. Chaque ouvrage met "en lumière" le travail de l'artiste et les moments clefs de sa carrière. Une soixantaine d'oeuvres sont accompagnées, pour les plus emblématiques d'entre elles, d'une courte notice explicative. Le lecteur est ainsi invité à une véritable visite guidée au coeur de la création.
Ce carnet s'inspire au plus près de la forme traditionnelle des carnets d'estampes originaux que publiaient les grands maîtres de l'estampe japonaise comme Hokusai ou Hiroshige. Grâce à ce système de feuilles doublées et cousues, le confort d'écriture est inégalé.
Ce carnet s'inspire au plus près de la forme traditionnelle des carnets d'estampes originaux que publiaient les grands maîtres de l'estampe japonaise comme Hokusai ou Hiroshige. Grâce à ce système de feuilles doublées et cousues, le confort d'écriture est inégalé.
Quand le pinceau épouse la plume, ou inversement, pour partager l'art des confidences de la Muse qui ne manque aucun rendez-vous dans l'aventure. En route donc sur les sentiers des clins d'oeil poétiques et par-delà quelques versants historiques où se jouent et se confondent épopées, contes et mythes. Avec joie, Xavier
Figuratif autant qu'abstrait, abstrait autant que figuratif, travaillant souvent au corps à corps avec la nature et dans la nature, Vincent Bebert, né en 1980, témoigne des ressources que la peinture offre de nouveau aux artistes pour s'exprimer. Intense, vibrante, tourmentée et cependant apprivoisée et raffinée, la peinture de Vincent Bebert étonne et fascine. Des artistes aussi reconnus que Alexandre Hollan et Sam Szafran, des critiques comme Alain Madeleine-Perdrillat, Yves Michaud et Bernard Léon se sont réunis dans cette première monographie pour introduire l'oeuvre de Vincent Bebert et dire l'estime qu'ils lui portent.