Le métier de théologien. Entretiens avec Georges Daix
Bouyer Louis ; Daix Georges ; Balthasar Hans Urs v
AD SOLEM
23,55 €
Epuisé
EAN :9782884820554
Louis Bouyer, prêtre de l'Oratoire, est décédé le 22 octobre 2004, à l'âge de 91 ans, laissant derrière lui une ?uvre sans équivalent dans la théologie française du vingtième siècle. Pasteur luthérien en dialogue avec la diaspora orthodoxe russe de l'Institut Saint-Serge, converti au catholicisme en affinité avec Newman: la richesse des influences qui ont formé le père Bouyer est disséminée dans une ?uvre aux visages multiples, allant de l'histoire de la spiritualité, en orient et en occident, à celle de la liturgie, en passant par des traductions de Newman, des biographies, des romans et une monumentale synthèse théologique en trois trilogies, traitant de l'économie du salut, de la Trinité et des notions-clés de Mystère, Savoir et Sagesse. Pour saisir l'unité de cette ?uvre et la richesse du parcours humain et spirituel qui la sous-tend, Georges Daix avait entrepris d'interroger le P Bouyer. Le fruit de ces entretiens parut en 1978, alors que débutait le pontificat de Jean-Paul II. La vie de Louis Bouyer, son chemin vers le catholicisme, les figures qui font marqué Newman avant tout, mais aussi les amitiés nouées durant sa vie, avec Serge Boulgakov, J. R R Tolkien et Julien Green notamment - le concile Vatican II et la réforme maladroite de la liturgie, la sécularisation de l'Occident et la disparition de la pensée mythique (incarnée en occident par la " quête du Graal ") - tous ces éléments sont abordés dans ce livre, qui est aussi le testament d'une pensée. Le théologien y est à la fois humaniste et homme de Dieu, homme de culture et homme de foi, dans cette synthèse que désirait le père Bouyer, où l'humanisme de la Réforme renouerait avec l'univers sacramentel de l'Eglise pour donner naissance à une nouvelle culture chrétienne.
Nombre de pages
311
Date de parution
02/07/2005
Poids
410g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782884820554
Titre
Le métier de théologien. Entretiens avec Georges Daix
Auteur
Bouyer Louis ; Daix Georges ; Balthasar Hans Urs v
Editeur
AD SOLEM
Largeur
145
Poids
410
Date de parution
20050702
Nombre de pages
311,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Quel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515-1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien du XVIe siècle était un homme libre et qu'il peut nous apprendre le sens de la vraie liberté. Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'"armure de la Contre-Réforme", pour reprendre une formule de Newman. Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grand-chose à envier à celle de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne "s'adapter", selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres qui s'est spontanément constituée autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. C'est la conviction que Louis Bouyer veut faire partager dans cette biographie, qui reparaît pour le 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Néri.
Un ouvrage des éditions du Cerf, maison des cultes, des cultures et des civilisations. Le Cerf est le premier éditeur religieux de France et de l'espace francophone. "
Venez, car tout est prêt est le premier livre de Louis Bouyer (1912-2004), écrit en 1936, alors qu'il était encore pasteur luthérien, et qui n'a jamais été réédité depuis sa première parution. Louis Bouyer le considérait comme son meilleur livre. Il est composé de trois lettres destinées à préparer à la communion eucharistique. On y trouve déjà les grands thèmes que Louis Bouyer développera après qu'il sera devenu catholique: la liturgie comme rencontre personnelle avec le Christ, la Parole de Dieu et son lien avec les sacrements, l'eucharistie comme mystère d'unité - des hommes entre eux et, dans le Christ, avec le cosmos tout entier, qui apparaît déjà transfiguré dans cette rencontre avec son Créateur.« Vous allez rencontrer le Christ, comme Nathanaël, comme la Samaritaine au puits de Jacob, comme Paul sur le chemin de Damas, comme des multitudes d'autres, comme nous tous. Toute notre religion prend sa source dans une rencontre avec lui, rencontre de personne à personne, aussi réelle, aussi effective, aussi vivante et concrète que la rencontre d'un homme avec un autre homme, mais infiniment plus intime, plus pénétrante, plus transformante. »
Dans ce deuxième volume de la troisième trilogie qui parachève sa grande synthèse doctrinale, Louis Bouger explique comment est donnée la connaissance (gnôsis) du Mystère au centre de la foi chrétienne, tel qu'il a été présenté dans le premier volume : Mysterion. De même que le Mystère chrétien se distinguait radicalement des mystères ésotériques de l'Antiquité, la véritable gnose n'est pas une variante des élucubrations gnostiques réservées à des initiés et combattues par les Pères de l'Eglise. Car ce n'est pas une science humaine dont le divin serait l'objet, mais l'acte par lequel Dieu se révèle à tous et donne à percevoir l'ampleur de son dessein, autrement dit sa Parole vivante. L'Ecriture (Premier et Nouveau Testament) s'avère ainsi la source, l'aliment et le critère de la vie de l'Eglise, c'est-à-dire de la Tradition. Les recherches exégétiques aident à découvrir la fécondité des textes inspirés pour les célébrations sacramentelles et liturgiques, la prière et la contemplation personnelles, l'élaboration du dogme et le développement théologique, la prédication et les oeuvres de charité, dont la quête de l'unité dans l'oecuménisme...
Voir, laisser voir, faire voir ; apparaître, laisser apparaître, faire apparaître ; nous ne résumons pas ainsi la tâche de la pensée, mais il n'y aurait pas pensée si cela n'avait lieu. Voir la "chose" que nous disons dissimulée derrière le sacrement. "Voir" l'existence telle quelle distribuée en manières d'exister, communes ou moins communes. "Faire apparaître" l'amour, tel que le masquent les jeux du sentiments et tel que le vouloir le restitue à sa destinée propre. "Laisser apparaître" paix et guerre, qui ne sont pas d'abord des phénomènes politiques mais des heurs et malheurs ancrés en nous-mêmes. Et puisque le travail du "faire voir" ne peut se passer des textes qui nous l'apprennent, "voir" aussi comment des textes, malgré les maladresses du dit, font apparaître exactement ce dont ils parlent et prolongent l'intuition. Ce livre constitue un recueil d'exercice en phénoménologie. Qui dit phénoménologie ne dit pas une manière de philosopher ou de théologiser, mais une manière de s'essayer à penser sur un fondement inébranlable d'intuition. Les questions traitées en ce livre sont philosophiques, elles sont théologiques, elles sont le plus souvent l'un et l'autre, et cela n'importe pas. A chaque fois, le cahier des charges était simple : fournir une réponse, ou l'esquisse d'une réponse, à la mesure de la question. Et à la mesure de questions telles qu'elles nous permettent de reconduire le questionneur dans les parages de l'intuition.
Ne pas mentir, et ainsi creuser jusqu'au roc pour se frotter à la vérité résistante, voilà ce que réussissent parfois les grands écrivains. On ne s'étonnera donc pas qu'à ce niveau de sérieux, la littérature finisse toujours - explicitement ou non, selon un regard de croyant ou non (nul ne peut en décider, surtout pas le lecteur et pas même l'auteur) - par renvoyer à Dieu, la dernière instance en matière de lettres et de vérité, la dernière et donc la première. Sans récupération forcée, ni apologétique indiscrète, on a tenté d'ainsi identifier la situation spirituelle des personnages de la littérature, selon le postulat herméneutique que nul n'est en un lieu neutre par rapport au Christ, lui qui connaît les coeurs et les raisonnements des hommes (Luc 9, 47 ; 16, 15). Si la vie est bien, comme le dit Paul Claudel, un "drame qui se joue sous le regard de Dieu et qui a pour objet l'élucidation de ce grand problème qu'est l'existence", alors la littérature reste une voie royale, pour avancer dans cette élucidation. Sous le regard de Dieu, elle offre l'occasion de nous comprendre nous-mêmes et de comprendre autrui, ou du moins de pénétrer un peu - sans bien sûr prétendre le saisir complètement et le dominer - le mystère des êtres et de soi-même.
Articles parus dans France Catholique réunis et présentés par Sandra Bureau. Ces articles constituent une page de l'histoire de l'Eglise - de ces années pré- et post- conciliaires. Ils y sont une entrée en matière. Ils ouvrent aux débats théologiques qui y ont vu le jour, aux tensions liturgiques et pastorales qui se sont parfois déclinées en scission douloureuse, mais aussi en redécouvertes spirituelles qui, presque par nécessité, s'imposaient. Loin cependant de laisser ces pages au seul fil de l'Histoire, Sandra Bureau a fait choix de les regrouper autour de quelques thématiques, révélatrices de la figure de Louis Bouyer et de sa pensée : l'oecuménisme, l'Eglise, la liturgie rénovée, la sécularisation et son nécessaire pendant : le rapport au monde, l'homme, le mystère du Christ, la spiritualité. C'est un véritable maître spirituel qui offre aux lecteurs de France catholique ses analyses, qui ne sont jamais un regard extérieur sur le Mystère mais regard de celui qui, profondément, en vit. Le Père Bouyer, maître spirituel incontesté, n'aurait pas totalement dévoilé qui il était si, en ces quelque vingt années de collaboration à l'hebdomadaire catholique, il n'avait adressé un dernier appel : celui de l'ascèse. Pour lui comme pour toute la tradition spirituelle, il ne peut y avoir de vie authentiquement chrétienne sans cette croix qui vient pénétrer jusqu'en la chair pour y laisser jaillir la lumière du Ressuscité.
Quel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515-1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien du XVIe siècle était un homme libre et qu'il peut nous apprendre le sens de la vraie liberté. Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'"armure de la Contre-Réforme", pour reprendre une formule de Newman. Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grand-chose à envier à celle de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne "s'adapter", selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres qui s'est spontanément constituée autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. C'est la conviction que Louis Bouyer veut faire partager dans cette biographie, qui reparaît pour le 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Néri.