Les hommes d'argent. Trois siècles de fortune française 1600-1900
Bouyer Christian
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782747570053
La fortune ! La richesse ! Quelle charge symbolique et quel attrait derrière ces mots, au point que les hommes d'argent semblent appartenir à une caste hors du commun. De Henri IV à la Troisième République triomphante, Christian Bouyer passe au crible les grandes fortunes, qu'elles soient établies ou provisoires. Des diamants de Mazarin aux Hôtels particuliers des maréchaux d'Empire, sans oublier les milliers de tableaux accumulés, c'est tout le gotha de la fortune française qui défile. Plus qu'un véritable recensement, ce livre démontre les mécanismes de la réussite. On y côtoie les parvenus italiens arrivés dans les fourgons, des reines Médicis, les financiers enrichis par les guerres et les grands serviteurs de l'État monarchique ou républicain. Ainsi s'esquisse une histoire originale des vrais maîtres de la France.
Nombre de pages
296
Date de parution
01/11/2004
Poids
416g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747570053
Titre
Les hommes d'argent. Trois siècles de fortune française 1600-1900
ISBN
2747570053
Auteur
Bouyer Christian
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
416
Date de parution
20041101
Nombre de pages
296,00 €
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14 mai 1610 : l'assassinat d'Henri IV laisse la couronne de France à son fils, Louis XIII, un enfant de neuf ans. Combattant les prétentions des grands, surmontant les dissensions religieuses, menant ses armées à la gloire dans la guerre européenne, Louis XIII aura, à sa mort en 1643, rendu à la France tout son éclat et sa puissance, grâce au dévouement sans faille et à la clairvoyance du cardinal de Richelieu. Dans une France baroque, exubérante, remplie de contrastes, le règne de Louis XIII est l'un des derniers moments d'enthousiasme et de liberté avant la monarchie autoritaire de Louis XIV.
Elle est morte à vingt-six ans, dans l'éclat de la jeunesse, comme si le mauvais sort s'acharnait sur la famille royale des Stuarts dont elle est issue. Malgré sa vie brève, la belle-s'ur de Louis XIV incarne dans les mémoires l'un des astres les plus brillants parus à la cour de France. Pétrie du charme et de l'orgueil de sa race, elle arrive très jeune à Paris, gourmande de plaisirs. Mal mariée au duc d'Orléans, qui préfère la compagnie des garçons et adopte à son égard un comportement odieux, elle n'en est pas moins accablée par des grossesses rapprochées. Admirée par le roi, auquel la lie une complicité amoureuse, elle décide de donner libre cours à ses envies, à ses audaces et à ses instincts. Est-ce par excès de plaisirs qu'elle meurt brutalement, à la stupéfaction de tous? Lors de ses obsèques, en 1670, l'abbé Bossuet enflamme son auditoire en commençant son oraison par des paroles célèbres: "Madame se meurt, Madame est morte." Si l'éminent prélat y dénonce la fatuité des vanités humaines, il propulse dans la légende la radieuse Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans. C'est ce destin exceptionnel que nous raconte Christian Bouyer avec sa verve bien connue.
Fils du roi Henri IV, frère de Louis XIII et oncle de Louis XIV, Gaston d'Orléans a laissé le souvenir d'un prince tumultueux, rebelle et indomptable. En effet, il passa sa vie à comploter et à cabaler contre le souverain et ses ministres, Richelieu puis Mazarin, mais il obtint à chaque fois le pardon royal. Il bénéficia du soutien inconditionnel de sa mère, la brouillonne Marie de Médicis, jusqu'à la mort de celle-ci en 1642. Parmi ses complices figurèrent les célèbres Cinq-Mars et de Thou dont l'exécution fit sensation. Cependant, mêlé au sang batailleur des Bourbons qu'il transmit à sa fille, la Grande Mademoiselle, il portait aussi en lui celui des mécènes florentins. De fait, il se révéla un prince fort cultivé, collectionneur et protecteur des arts de son temps. C'est le portrait de cet homme étonnant, aux multiples facettes, que peint ici brillamment Christian Bouyer.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...