Boutin Christophe ; Daugeron Bruno ; Rouvillois Fr
CERF
27,00 €
Épuisé
EAN :9782204155366
Depuis l'invention, il y a un siècle, de l'expression " Gouvernement des juges ", visant à stigmatiser les pouvoirs abusifs que se seraient arrogées les juridictions, les débats font rage, aussi bien en France qu'aux Etats-Unis ou ailleurs, entre ceux qui s'interrogent sur la possibilité d'un tel " gouvernement " et ceux qui considèrent les juridictions, notamment constitutionnelles, comme de potentiels ennemis de la démocratie ou du progrès social. Remontant à la Révolution française, le débat sur la place du juge et la légitimité de ses jurisprudences a été relancé à d'innombrables reprises - tout récemment encore autour de la décision Dobbs rendue par la Cour suprême des Etats-Unis au sujet du droit à l'avortement, et commentée par le président Biden en personne. C'est à cette controverse capitale, et plus précisément aux adversaires affi chés d'un " gouvernement des juges ", qu'est consacré cet ouvrage qui rassemble les actes d'un colloque organisé en décembre 2021 à l'université Paris-Cité. Analysant l'évolution historique, de la Révolution à nos républiques successives, les expériences étrangères, avec les exemples des USA, de l'Angleterre ou de l'Espagne, les débats politiques de la Ve République mais aussi ceux de la doctrine juridique, les spécialistes réunis ici apportent une indispensable lumière sur un point qui questionne nos libertés.
Nombre de pages
1
Date de parution
03/01/2023
Poids
446g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782204155366
Titre
Contre le gouvernement des juges ?
Auteur
Boutin Christophe ; Daugeron Bruno ; Rouvillois Fr
Editeur
CERF
Largeur
154
Poids
446
Date de parution
20230103
Nombre de pages
1,00 €
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« Je vous ai compris! », « Ich bin ein Berliner », « I have a dream ».. Nous connaissons tous ces citations fameuses, qui à elles seules racontent un moment crucial de l'Histoire. Mais savons-nous dans quel contexte elles ont été prononcées; quelle argumentation, quelle rhétorique les ont portées; en quoi elles symbolisent cette ultime magie du politique qu'est la rencontre d'un homme et d'une foule? De Jaurès à Obama, en passant par Lénine, Hitler, de Gaulle, Mao Zedong, Martin Luther King, Simone Veil ou Jean-Paul II, ce recueil rassemble les grands discours qui ont marqué le XXe et le début du XXIe siècle. Les voix de ces orateurs, hommes et femmes providentiels, chefs charismatiques ou despotes tristement célèbres, nous font revivre « en direct » les événements de l'histoire contemporaine (la Résistance, la guerre froide, la création de l'Etat d'Israël...); elles nous renvoient l'écho des débats et des combats qui, au fil du siècle, n'ont cessé d'agiter les consciences: pour la paix et l'égalité entre les hommes; contre la pauvreté, la discrimination ou la peine de mort.. Lire ou relire ces discours, c'est parcourir notre histoire, mais aussi redécouvrir la puissance de la parole et le sens profond de l'engagement.
En 1964, pour contester la Ve République qui venait de naître, François Mitterrand écrivait " Le coup d'État permanent ". Quarante-trois ans plus tard, en 2007, la candidate socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, avouait publiquement vouloir le mettre en ?uvre pour passer à la Vie République. Les moyens qu'elle prévoyait pour réaliser ces réformes institutionnelles pouvaient, en effet, être qualifiés de " coups d'État ", si l'on entend par là, comme jadis François Mitterrand, une violation préméditée et massive des règles constitutionnelles par les détenteurs du pouvoir ou, si on le définit avec Paul Bastid, comme l'" acte d'une autorité constituée portant une atteinte illégale et brutale à l'ordre qui la constitue pour s'emparer du pouvoir ou s'y maintenir ". Où se trouve confirmé ce que l'histoire laissait entrevoir : même s'il a de nos jours très mauvaise presse, étant perçu comme une infraction impardonnable au dogme de l'Etat de droit, et même si certains esprits rassurants assurent qu'il appartient au passé, le coup d'Etat est de tous les temps. De tous les temps et de tous les lieux, dans la mesure où il paraît inhérent au jeu politique et aux rapports conflictuels que celui-ci noue parfois avec le droit qui l'encadre, l'organise et le (dé) limite. Le coup d'Etat, scandale ou nécessité ? Légitime ou condamnable ? Recours à la force ou dernier mot du politique ? Telles sont les interrogations qui ont occupé, les 2 et 3 décembre 2004, des juristes, des historiens et des philosophes, réunis à l'Université de Caen autour de cette notion, certes fantasmatique et passablement sulfureuse, mais plus actuelle que jamais.
Résumé : Notre démocratie moderne suppose l'existence de partis politiques. Mais cette évidence recèle une contradiction intime, que les interventions publiées dans cet ouvrage laissent entrevoir, et dont le sous-titre entend rendre compte : inséparables, mais incompatibles. Inséparables, puisque la démocratie ne peut fonctionner sans ces regroupements de citoyens, seuls susceptibles d'élaborer des programmes, de sélectionner des candidats, d'animer le rituel électoral, puis d'occuper le pouvoir ou d'en contester l'exercice. Lien que confirme, d'ailleurs, l'expérience historique, qui montre que la démocratie moderne, conçue comme mode électif de dévolution du pouvoir, suscite mécaniquement l'apparition de partis politiques. Mais si ces derniers sont à la fois la condition et la conséquence du système démocratique, ils sont aussi un obstacle majeur à son fonctionnement harmonieux, à son principe et à sa pérennité. Dans l'idéal, la démocratie ne connaît que des citoyens semblables, dotés d'une fraction égale de la souveraineté. Les partis, en revanche, sont toujours soupçonnés de vouloir usurper un pouvoir qui ne leur appartient pas, et d'imposer leurs intérêts particuliers au détriment de l'intérêt général. Par leur simple existence, ils créent de l'inégalité, de la différence et de la division - ne serait-ce qu'en constituant, au sein du peuple, de prétendues "avant-gardes" soumises à des oligarchies internes. Et l'on en revient, finalement, à la question posée en ouverture du colloque : l'espace politique de la démocratie peut-il se structurer sans partis ? Mais, à l'inverse, peut-il survivre à leur hégémonie sur la vie publique ?
La Traduction Oecuménique de la Bible (TOB), publiée en 1975, a marqué un tournant dans la longue histoire de la traduction de la Bible. Pour la première fois au monde, des biblistes catholiques, protestants et orthodoxes travaillaient ensemble pour produire une traduction moderne dont la fiabilité et le sérieux sont aujourd'hui reconnus par tous. La Bible TOB a bénéficié depuis d'importantes révisions, en 1988 et 2004, proposant un texte plus précis et harmonieux et prenant en compte les avancées de la recherche biblique. Cette édition 2010 comprend de nouvelles actualisations des notes et introductions, avec quelques corrections de la traduction. Elle porte la même exigence de clarté de la langue et de fidélité au texte source. La TOB 2010 constitue aussi un événement éditorial et oecuménique sans précédent: pour la première fois dans l'histoire de la Bible en langue française, elle intègre un ensemble supplémentaire de six livres deutérocanoniques en usage dans la liturgie des Eglises orthodoxes 3 et 4 Esdras, 3 et 4 Maccabées, le Psaume 151, la Prière de Manassé. Avec des introductions générales, une introduction à chaque livre, des notes essentielles sur les particularités du texte, un tableau chronologique, un tableau synoptique, un glossaire et huit cartes couleur, la TOB 2010 est tout indiquée pour se plonger dans les récits plusieurs fois millénaires de la Bible, tels qu'ils ont été reçus dans les diverses traditions juives et chrétiennes.
Résumé : " Un ouvrage des éditions du Cerf, maison des cultes, des cultures et des civilisations. Le Cerf est le premier éditeur religieux de France et de l'espace francophone. "