Ayant grandi entre la Palestine et le Liban, Marie Ziadé immigre finalement au Caire avec sa famille. C'est là qu'elle choisit, avec la complicité de sa mère, son nouveau prénom, May. Née dans une famille d'intellectuels, elle déploie son écriture dans la presse nationale et rédige des biographies pour mettre en lumière des personnalités féminines de talent. La finesse de son style et sa force imaginative la dirigent également vers la poésie et le roman. Figure majeure de la vie culturelle de l'époque, elle se lie d'amitié avec nombre de ses contemporains, et développe une relation amoureuse épistolaire avec le poète Gibran Khalil Gibran. Adorée par ses pairs puis reléguée vers l'oubli, May a subi la misogynie de ses cousins qui ont voulu la spolier de son héritage jusqu'à la faire interner en hôpital psychiatrique dont elle est finalement sortie, à jamais brisée par les deuils et la souffrance. C'est avec une précision d'orfèvre que Carmen Boustani a rédigé cette biographie. Le portrait extrêmement fourni de May Ziadé, considérée comme l'une des premières féministes du Moyen-Orient, dévoile une femme au caractère affirmé et à la sensibilité sans pareille. On y découvre également une fresque vivante et passionnante de la vie culturelle de Beyrouth et du Caire aux XIXe et XXe siècles. "May Ziadé casse l'idée qu'une femme créatrice appartient à la gent masculine. Cette femme sans enfants engendre des générations de femmes qui lui ont succédé, et qui, tout en innovant, lui restent liées par une parenté de pensée. C'est ce qu'on pourrait appeler une "fonction maternelle" dans le champ du symbolique. Sa vie est un roman, au coeur des choses, toujours ouvert, qui ne connaît pas de fin et ne prend sens que revisité par la littérature". C. B.
Nombre de pages
314
Date de parution
13/06/2024
Poids
564g
Largeur
171mm
Plus d'informations
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EAN
9782721013262
Titre
May Ziadé. La Passion d'écrire
Auteur
Boustani Carmen
Editeur
DES FEMMES
Largeur
171
Poids
564
Date de parution
20240613
Nombre de pages
314,00 €
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Résumé : Née en 1920 au Caire, Andrée Chedid s'inspira toute sa vie de ses origines méditerranéennes pour créer une oeuvre abondante, lue, célébrée et étudiée dans le monde entier. Ses romans comme ses recueils de poésie, ses essais et son théâtre ne se sont jamais tenus à l'écart des combats et des convulsions de ce Moyen-Orient encore en souffrance aujourd'hui. En célébrant le corps féminin, dans sa plus grande vulnérabilité, sa toute-puissance et ses métamorphoses, Andrée Chedid a placé l'amour au coeur de son rouvre, un amour qui se trouve profondément redéfini par l'écriture et la vie de cette femme extraordinairement libre, farouchement indépendante et engagée.
Pourquoi chercher aujourd'hui, en tant que critique à saisir le sens de son geste d'écrire ; geste sexué variable en ses caractéristiques parfois spécifiques, parfois indéterminées ; geste qui transforme l'imaginaire linguistique et tisse de nouvelles associations dans un rapport jubilatoire au langage. Cet essai qui dégage la différence sexuelle dans l'analyse de l'œuvre de Colette, recourt aux sensations, aux gestes, aux couleurs, aux tissus et transmet toute la matérialité du féminin.
Résumé : Née au Caire en 1920, poète, romancière. dramaturge et essayiste, Andrée Chedid s'inspirera toute sa vie de ses origines méditerranéennes, entre l'Egypte, le Liban et la Syrie. Son premier recueil de poèmes, Textes pour une figure, publié en France en 1949, est salué par René Char. Dès lors, elle ne cesse de placer le corps au coeur de son écriture : alliant visage, parole et mouvements, les mots sont pour elle une danse animée par ses influences orientales et occidentales. C'est bien ainsi qu'elle décrit sa poésie, "un corps-à-corps incessant avec la vie", une interaction sans cesse renouvelée entre le corps et l'esprit. Le présent volume rassemble pour la première fois une grande part de l'oeuvre poétique d'Andrée Chedid de 1949 à 2010 : Textes pour un poème, Visage premier, Fraternité de la parole, Cérémonial de la violence, Cavernes et Soleils, Epreuves du vivant, Tant de corps et tant d'âmes, Par-delà les mots, Territoires du souffle, L'Etoffe de l'univers. Il nous invite à redécouvrir une oeuvre unique, qui a fait d'Andrée Chedid une poète majeure de son temps.
Qui sommes-nous ? " : cette question continue d'agiter l'esprit des Libanais, qui s'interroge sur leur identité, sur la légitimité historique du Liban et sur le rapport de ce dernier avec la Syrie, si proche et si lointaine. Ce livre revient sur la proclamation du Grand Liban par le général Gouraud en 1920, qui deviendra six ans plus tard la République libanaise. Après avoir présenté tous les projets territoriaux en compétition à l'époque de la partition du Levant, François Boustani nous entraîne sur les circonstances de la naissance de l'entité libanaise et nous raconte la réaction des différentes communautés face au projet libanais. Cette identité libanaise en construction est traversée depuis un siècle par des conflits, des dissensions, mais aussi par l'altérité et la négociation entre les communautés, qui aboutissent actuellement sous nos yeux à une volonté de vivre ensemble. Dans cette Histoire du Liban se trouve une page méconnue de l'Histoire de France : celle des écoles des congrégations catholiques françaises au Levant qui ont contribué à l'émancipation des Libanais, celle du commerce de la soie avec Lyon qui a développé l'économie de la Montagne libanaise, enfin celle du mandat français qui a permis, en vingt-cinq ans, l'édification de l'Etat libanais. De cette rencontre féconde est né un espace de liberté et un foyer de rayonnement de la culture française sur les rivages orientaux de la Méditerranée, qu'il convient de préserver.
A Istanbul, plusieurs destins s'entrecroisent entre 1980 et 1999. Quatre jeunes grandissent dans un pays secoué par un coup d'Etat militaire, la répression politique et les fractures sociales. Leurs vies se façonnent au rythme des rêves de liberté, des illusions révolutionnaires et des désillusions de l'exil. Autour d'eux, la ville devient un véritable personnage ¬ : ses ruelles, ses habitant·e·s, ses injustices et ses beautés racontent une Turquie en mutation. Couvrant deux décennies marquées par la dictature et les bouleversements politiques, La Maison du Bosphore est une plongée dans l'histoire turque dessinant une fresque humaine, sensible, bouleversante et universelle. A travers ce roman foisonnant, Pinar Selek donne voix aux oublié·e·s, aux résistant·e·s, aux femmes et aux hommes qui tentent de rester debout malgré la violence du monde. "Je me souviens... les enfants, les jeunes, les klaxons, les marchands, la fragrance du vent, les vagues, la mer. Les gens rentraient chez eux. Ils pressaient le pas, la tête légèrement inclinée, comme pour échapper à la pluie". P. S.
Résumé : Amma, mère, grand-mère et veuve de 80 ans, abandonne sans un mot la maisonnée de son fils aîné, où elle habitait selon la tradition. Hébergée par sa fille, une écrivaine très indépendante, elle découvre une nouvelle forme de liberté et d'amour. Amma s'ouvre alors au monde et à elle-même, aidée dans sa métamorphose par une curieuse aide-soignante, Rosy, une transgenre qu'elle semble connaître depuis toujours. Lorsque cette profonde amitié est brutalement interrompue, l'octogénaire aussi fantasque qu'attachante part pour le Pakistan sur les traces d'un mystérieux passé, entraînant sa fille dans cette folle aventure. Ce roman hors du commun, qui offre un portrait foisonnant de la culture indienne et s'inscrit dans la grande histoire de la Partition, fait vaciller les frontières : celles entre normalité et étrangeté, rêve et réalité, passé et présent, corps et esprit, et bien d'autres encore.
Goettner-Abendroth Heide ; Chaplain Camille ; Mont
Dans son premier ouvrage, Les Sociétés matriarcales. Recherches sur les cultures autochtones à travers le monde (des femmes-Antoinette Fougue, 2019), Heide Goettner-Abendroth, philosophe et anthropologue allemande, redéfinissait les critères permettant de qualifier une société de matriarcale. Dans ce second volet, elle s'intéresse à la cause principale de la disparition de ce type de société en Europe et en Asie occidentale, à la fois sur le plan réel et symbolique : la naissance du patriarcat. En tant que chercheuse pionnière, l'autrice critique les préjugés patriarcaux des interprétations archéologiques qui projettent le modèle de nos sociétés actuelles sur les sociétés du passé, niant par là même leur diversité. S'appuyant sur des découvertes archéologiques majeures, Heide Goettner-Abendroth propose une analyse des premières époques culturelles totalement nouvelle et différente de ce qui nous a été raconté jusqu a présent. Elle démontre scientifiquement qu'elles ont été formées en grande partie par les femmes. Au fil de sa plume d'une précision et d'une exigence intellectuelle remarquables, elle analyse sur le temps long comment et pourquoi leurs manières de vivre ont peu à peu été évincées par le patriarcat. La perspective alternative révolutionnaire que la chercheuse nous offre dans cet ouvrage est d'une actualité brûlante tant la crise de nos modèles sociétaux est grande ; elle contribue, ainsi, à ouvrir de nouvelles perspectives pour demain.
Une biographie remarquable sur la vie et la carrière de Marguerite Audoux, prix Femina 1910. Qui se souvient de Marguerite Audoux ? Cette écrivaine a connu un immense succès auprès de ses contemporains, en recevant notamment le prix Femina en 1910 pour son roman Marie-Claire. L'histoire est devenue si culte et populaire qu'un grand magazine reprendra le même titre. Autrice autodidacte, celle qui n'avait presque lu aucun livre rejoint un cercle d'amis écrivains parmi lesquels Octave Mirbeau, André Gide et Alain-Fournier, qui l'encourage à publier ses textes. Immédiatement, le public et les institutions reconnaissent son talent et sa plume singulière, à tel point qu'on soupçonne que ses textes sont écrits par... un homme ! Mais qu'importe, les traductions affluent, les distinctions aussi. Malgré sa notoriété, l'autrice souhaite conserver une vie simple, occupée à regarder le ciel et élever les enfants de sa soeur comme s'ils étaient les siens. Son parcours hors du commun, d'orpheline malvoyante et bergère en Sologne à son ascension fulgurante, est relaté dans cette biographie avec une précision d'orfèvre. Contre l'angoisse et le vertige, il y aura l'écriture dans le cahier. Contre l'enfant mort, il y aura Yvonne, plus tard Paul, Roger et Maurice. Avec cette petite, elle se découvre une vocation : élever des enfants. Elle aime bien ça. Elle les élève comme elle fait des livres : avec des mots simples, sans grands discours. G. D.