La révolution numérique est planétaire. Portée par ses propres lois, elle bouscule toutes les hiérarchies, transforme en profondeur nos entreprises, offre de nouveaux pouvoirs aux consommateurs et rend notre société capable de faire plus avec moins. Partie prenante de cette révolution globale, l'Europe n'en est pas l'acteur principal. Partout, l'Amérique étend ses ailes et les " big five " règnent sur la vie numérique de quatre milliards d'individus. Aucun site Internet européen ne figure dans le top 30 mondial, les fabricants de matériel informatique sont tous américains ou asiatiques, tandis que nos opérateurs de réseaux sont en retard dans la course au très haut débit. Et si la demande de numérique croit en Europe à un rythme élevé, force est de constater que l'offre vient d'ailleurs. Et pourtant... loin de se joindre au choeur des déclinistes, ce livre se veut résolument optimiste. Car si nos retards sont bien réels, l'Europe dispose de sérieux atouts... mais il n'y a plus de temps à perdre. Pour gagner, il nous faut penser global, imaginer l'internet de demain plutôt qu'imiter les réussites du passé et mettre fin à une certaine forme d'angélisme. L'ambition de ce livre est de donner au plus grand nombre les clés indispensables pour comprendre les combats que se livrent les acteurs du numérique. Il tire des sonnettes d'alarme, sans jamais se complaire dans un pessimisme stérile. En montrant les réussites et en proposant des solutions, il porte un message d'espoir pour la France et pour l'Europe. De fréquentes mises en perspectives historiques et de nombreuses illustrations en rendent la lecture attrayante.
Nombre de pages
268
Date de parution
06/11/2017
Poids
410g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343124612
Titre
Europe 3.0 : le grand réveil
Auteur
Bourquin Laurent
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
410
Date de parution
20171106
Nombre de pages
268,00 €
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Bayard, Gouberville, Saint-Simon ou Montesquieu étaient tous nobles, malgré leurs différences de fortunes, de carrières et de modes de vie. Cette ouverture du second ordre, acquise depuis la guerre de Cent Ans, fut pourtant remise en question par les théoriciens qui prônaient l'existence d'une race spécifique à quelques familles. Mais le roi de France imposa peu à peu sa volonté, et réussit à anoblir ses serviteurs les plus méritants. De la Renaissance à la Révolution, un fossé de plus en plus large se creusa entre les petits seigneurs faméliques, qui continuaient à vivre comme leurs aïeux, et les aristocrates qui s'informaient des modes de la cour et des idées de leur temps. Mais quelle que fût leur fortune, tous attendaient que le roi les protège et les fasse participer à son pouvoir. Grâce aux travaux des historiens français et étrangers, les archives ont livré de nombreux secrets. Attentif aux progrès de la recherche, cet ouvrage de synthèse permet de s'initier à des méthodes et des problématiques variées. Son glossaire, ses notices biographiques, ses documents et son index thématique rendront de grands services à tous les apprentis-chercheurs.
Les guerres de Religion n'ont pas seulement été une période de contestations et de violences. Elles ont aussi permis au souverain de renforcer son pouvoir, en utilisant des nobles dévoués et compétents, capables de relayer ses volontés dans les provinces. En Anjou, les principales responsabilités politiques et militaires furent confiées à des gentilshommes qui savaient s'imposer face aux notables urbains. Depuis la fin du XVe siècle, les Angevins vivaient en effet dans le souvenir du " roi René ", leur dernier duc du Moyen Age, et défendaient avec opiniâtreté leurs privilèges coutumiers. A partir de 1560, ces nobles brisèrent donc les derniers vestiges de l'autonomie urbaine pour mieux lutter contre les extrémistes de chaque confession, et firent de la ville d'Angers un bastion imprenable. Etrangers à la région, ils étaient dépourvus de la considération locale qui leur aurait permis de convaincre en douceur les uns et les autres de faire la paix. Mais pour parvenir à leurs fins, ils s'appuyèrent sur quelques fidèles, exploitèrent toutes les ressources de la propagande et assimilèrent la loyauté envers le roi à un commandement de Dieu. Jusqu'à la fin des troubles, en 1598, ils mirent leur autorité personnelle au service de nouvelles méthodes de gouvernement, pour le plus grand profit de l'Etat.
Extrait LIVRE QUATRIESME POUR L'AN MIL CINQ CENS SOIXANTE ET DIX-HUICT 1 - [fol. 764 r°] L'AN MIL CINQ CENS SOIXANTE ET DIX-HUICT au commancement du noveau an, les doleurs des monoyes descriée et rabaissée furent renovelées, car les escuz au soleil qui depuis l'edit de reformation faict au moys d'octobre ou novembre dernier sus l'abbus des monoye avoit tousjours vallu soixante et six soubz tournois, et les testons seize ou seize et demy, au premier jour de l'an en bonne estrenne ne vallurent plus que soixante soubz l'escu, et quatorze et demy le teston, ainsi qu'il estoit porté par ledit edict. Et ce qui plus estoit grief, estoit que ceux qui debvoient quelque argent et qui volurent payer le dernier jour de décembre, contreignoient ceux à qui ilz debvoient de prendre lesdittes espèces d'or et argent pour le pris de soixante et six soubz l'escu, et seize le teston, qui au lendemain premier jour de l'an ne valloient plus que soixante soubz, et seize et demy : et falloit que les créditeurs en passassent par là. Et n'avoit-on jamais veu toutes personnes estre si songneux de payer leurs debtes qu'ilz furent en ceste année précédente mil cinq cens soixante et dix-sept. 2 - Ung aultre article estoit contenu audit edict des monoyes, assez fascheux pour les créditeurs et à l'advantage des debteurs, qui estoit tel : que toutes debtes faictes depuis le commancement du moys de jamvier l'an mil cinq cens soixante et dix-sept se payeroient par les debteurs à leurs créditeurs à soixante et six soubz tournois l'escu au soleil, et à seize soubz et six deniers tournois le teston ; et fut cest article practicqué et en usèrent lesditz debteurs envers leurs créditeurs par tout ceste présente année mil cinq cens soixante et dix-huict. (...)
Bourquin Laurent ; Beauvalet Scarlett ; Brian Isab
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