La poésie brésilienne contemporaine reste pratiquement ignorée du public français, alors qu'elle témoigne au Brésil même d'une fécondité et d'un rôle social tout à fait exceptionnels. Cette méconnaissance tient essentiellement aux difficultés de traduction et au problème - par définition insoluble - du transfert dans une autre langue de tout le travail créateur effectué au sein de la langue de départ. La présente anthologie de nouvelle poésie brésilienne cherche, d'une part, à présenter un panorama aussi fidèle que possible du genre, depuis Carlos Drummond de Andrade, jusqu'à Ferreira Gullar et Affonso Romano de Sant'Anna. Elle tente, d'autre part, d'offrir une solution originale au problème langagier : si chaque poète de l'anthologie possède, ainsi qu'il se doit, son traducteur, l'ensemble du volume a fait l'objet d'une véritable élaboration collective et une traduction relationnelle a été établie entre spécialistes français et brésiliens.
Nombre de pages
220
Date de parution
15/09/1990
Poids
284g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782858027958
Titre
Anthologie de la nouvelle poésie brésilienne
ISBN
2858027951
Auteur
Bourjea Serge
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
284
Date de parution
19900915
Nombre de pages
220,00 €
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On sait que l'intérêt souvent manifesté par Valéry pour la culture grecque et les origines de la civilisation repose sur un paradoxe qu'il s'est plu à souligner lui-même, et non sans ironie. C'est précisément en quoi réside l'intérêt de cet ouvrage : pousser plus avant l'analyse du paradoxe, tenter de mieux comprendre la position valéryenne entre héritage antique et pensée du "monde actuel".
Qu'est-ce aujourd'hui que la "francophonie" ? Ce sont les écritures elles-mêmes, nées de pratiques et d'usages différenciés de la langue française qu'il convient de repenser, l'intérêt des écrivains ou penseurs qui s'en réclament étant à mesurer à la qualité de leurs oeuvres, davantage qu'à l'aune de leurs origines, histoire ou confession. Voici une étude de la poésie suisse romande, de la poésie belge contemporaine et une étude de l'oeuvre de l'écrivain suisse Nicolas Bouvier.
Paul Valéry voulait que le poète fût "une espèce singulière de traducteur." C'est à partir de cette idée considérée comme essentielle à mieux percevoir la nature et les fonctionnements de la création littéraire, que le Centre d'études valéryennes de l'université de Montpellier et le Collège international des traducteurs littéraires d'Arles, ont organisé le Colloque dont on lira ici les Actes Les différentes contributions manifestent une volonté commune : faire se recouper (se croiser ou former entrelacs, s'accorder pleinement ou se repousser) deux démarches dont la fertilité critique n'est plus à souligner. La Traduction, au sens où il ne s'agit pas d'une simple technique, mais d'un moyen privilégié de penser la langue et singulièrement le procès de l'écriture. La Génétique, en ce qu'elle ne serait pas réductible au seul établissement du texte, mais manifesterait sa claire préoccupation des questions de l'invention. L'oeuvre de Paul Valéry, pionnière en ces domaines, sert de base pour la réflexion, mais en aucune façon de point d'aboutissement. D'autres genres, d'autres lieux, d'autres écrivains, ont été impliqués. Parmi eux Du Bouchet, Antonioni, Jorge Guillén, Guimaràes Rosa ou Clarice Lispector... Et d'autres langages encore (le cinéma, la musique) ont été évoqués selon ce double jeu de l'engendrement du sens et de ses traductions.