Ce fut une étape d'épouvante. Une de ces courses inhumaines et exagérément meurtrières, qui ont fait la légende du cyclisme, mais à laquelle on voudrait n 'avoir pas assisté. " Ainsi s'exprimait le journaliste sportif, Pierre Chany, rendant compte de l'étape du Tour d'Italie 1956 achevée sous la neige au sommet du Monte Bondone par la victoire de Charly Gaul. Une invasion d'air froid arctique affecte les Alpes et durcit les conditions de course, ce même jour, sur les routes du Giro et du Critérium du Dauphiné Libéré. L'histoire du cyclisme recèle de multiple, épisodes où les conditions climatiques influencent le déroulement de, compétitions : le froid et la neige lors de Paris-Nice et du franchissement des cols, la pluie sur les pavés de Paris-Roubaix et des monts de Flandre, l'orage ou la canicule sur les routes du Tour de France, sans oublier le vent qui fractionne, ralentit ou accélère le peloton... " Ces pages ont tout d'abord le charme de l'inédit car leur thème n 'avait jamais fait l'objet de la moindre approche, par qui que ce soit ", souligne Jean-Marie Leblanc dans la préface. À partir de l'étude du déroulement des courses professionnelles, l'ouvrage se situe au carrefour de la géographie et de l'histoire d'un sport parmi les plus exigeants qui soient. Malgré un calendrier établi pour limiter les aléas, les coureurs sont confrontés de manière quotidienne à l'imprévu climatique, capable de stopper leur élan dans la polémique ou de construire la légende des cycles après de dantesques chevauchées.
Nombre de pages
315
Date de parution
29/06/2007
Poids
1 072g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296035409
Titre
Conditions climatiques et compétitions cyclistes. Atmosphères de courses
Dans cette biographie illustré, Jean-Paul Bourgier évoque la carrière et la figure d'un singulier coureur cycliste qui courra des années 20 à 1951. Une exceptionnelle longévité pour un cycliste. Ses principales qualités s'exprimaient dans les ascensions, ce qui lui valut d'être qualifié de "roi de la montagne" par l'organisateur Henri Desgrange dès 1930. Sa modeste taille et sa légèreté en montagne lui valurent le surnom de "la Souris"… qui livra bien des batailles avec "la Puce", surnom du grimpeur espagnol Vincente Trueba. Des qualités d'honnête sprinter lui permirent de s'offrir un joli palmarès. Benoît Faure a laissé une trace durable dans la mémoire du cyclisme. En particulier dans sa région natale du Forez où il termina sa vie.
Le 10 juillet 1911, les coureurs du Tour de France affrontent pour la première fois les pentes du col du Galibier. À 2 556 mètres d'altitude, Émile Georget s'engouffre sous le tunnel sommital et ouvre un palmarès où figureront les plus grands noms du cyclisme. Entre Savoie et Hautes-Alpes, le Galibier restera le toit du Tour jusqu'en 1938. Le col-géant, dont le tracé a évolué avec le temps, est une scène de théâtre où les coureurs ont un surnom avant d'avoir un nom : « le Serrurier de Malakoff », « la Ficelle », « l'Écureuil », « le Sellier de Florennes », « le Bouledogue », « la Souris », « le Chamois de Cumiana », « la Puce de Torrelavega »... Gravi tantôt sous le soleil de juillet, tantôt sous le déluge, la pluie, la neige, le Galibier est alors digne d'une tragédie.
Le 30e Tour de France part de Paris après un printemps agité. Le Front populaire porte Léon Blum à la tête du pays. De nombreux mouvements de grève conduisent aux accords de Matignon. Pendant ces temps de ferveur populaire, aux frontières les dictatures se renforcent. Hitler remilitarise la Rhénanie et prépare les Jeux de Berlin. L'invasion de l'Ethiopie par Mussolini n'est pas étrangère à l'absence des coureurs italiens sur ce Tour. Le général Franco organise le soulèvement militaire au Maroc espagnol Au Parc des Princes, devant 40A 000 spectateurs, Sylvère Maes remporte son premier Tour de France. Second de Maes, Antonin Magne annonce qu'il souhaiterait diriger une formation professionnelle au terme de sa carrière. La légende de l'emblématique directeur sportif de l'équipe Mercier est en marche, avant la rencontre avec Raymond Poulidor, né en 1936, une année réellement peu banaleâ- Le sport vu à travers le prisme de l'histoire, voilà la patte de Jean-Paul Bourgier.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...