Anatomie du travail. Comprendre avant d'agir : des analyses de terrain pour lire le travail autremen
Bourgeois Marlène ; Gattaz Pierre
JM LAFFONT ED
32,15 €
Prévente
Sortie prévue le 19 novembre 2026
EAN :9782488325851
Ce livre n'est pas né du désir d'ajouter un discours de plus sur le travail. Il part de ce que le travail laisse derrière lui : une fatigue, une absence, une alerte, un retour, une parole managériale, un silence, un corps qui ne suit plus, un coût trop tard nommé, une décision dont les effets circulent plus loin que prévu. Anatomie du travail propose une lecture kaléidoscopique du travail contemporain. Non pour imposer une vérité unique, mais pour déplacer le regard. Le travail change de relief selon la place depuis laquelle il est regardé. Une situation ne dit pas la même chose selon qu'elle est vécue, décidée, subie, accompagnée, traduite, comptée ou réparée. Son exigence tient en quelques mots : comprendre avant d'agir. Comprendre ne signifie ni attendre, ni excuser, ni diluer les responsabilités. Comprendre, c'est refuser les réponses trop rapides lorsqu'elles répondent à côté. C'est nommer plus juste, regarder plus près, distinguer ce qui relève d'une personne, d'une organisation, d'un mot, d'un système, d'une décision, d'un coût déjà engagé. Ce livre s'adresse à celles et ceux qui sentent que le travail peut absorber, enfermer, réduire, parfois même tunneliser le regard jusqu'à faire perdre la compréhension de ce qui se joue. Quelle que soit la place qu'ils occupent, leur niveau de responsabilité, leur fatigue ou leur énergie du moment, il leur propose des clés de lecture et d'analyse pour reprendre appui, retrouver de la distance, nommer plus juste et ne plus se laisser prendre dans des situations que personne n'a vraiment regardées.
Nombre de pages
726
Date de parution
19/11/2026
Poids
300g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782488325851
Auteur
Bourgeois Marlène ; Gattaz Pierre
Editeur
JM LAFFONT ED
Largeur
155
Date de parution
20261119
Nombre de pages
726,00 €
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Dans la pensée du jeune Hegel, essentiellement théologico-politique, le moment francfortois est le moment critique conduisant à l'achèvement de cette pensée qui, à Iéna, réconciliera l'histoire, vérité de la politique, et la philosophie, vérité de la religion, dans la réunion rationnelle avec le présent saisi en son sens concret ou total. La proposition finale d'un tel salut à l'homme moderne, déchiré par les exclusives et les scissions de l'entendement, va clore positivement la négation sévère que Hegel, au cours de son séjour dans une ville faisant se rencontrer la vitalité commerciale nouvelle et la tradition spirituelle allemande, opère des solutions qu'il veut lire dans les abstractions opposées du judaïsme et du christianisme. Le premier est condamné avec virulence parce qu'il absolutise dans l'existence la différence (des commandements) en rejetant l'identité ; le second n'est pas absous parce que, inversement, il privilégie l'identité (de l'amour) en méprisant les différences. Hegel leur opposera l'identification, constitutive de la raison, de la différence et de l'identité, dont la future philosophie spéculative construira le développement dialectique.
Le texte de Hegel sur le Droit naturel, sans doute le plus difficile - par son exceptionnelle densité - qu'il ait jamais écrit, méritait qu'un Commentaire lui fût consacré, aussi en raison de la place privilégiée qui est la sienne au sein du hégélianisme, et, par là, de toute notre culture. Oeuvre-tournant, où s'assume la crise du monde moderne naissant, il récapitule de façon critique la réflexion théologico-politique du jeune Hegel, et institue originellement et originalement, en ses axes fondamentaux, la spéculation que le Système va développer. Mais dire qu'en lui se nouent, entre autres, les problématiques du rapport des sciences et de la philosophie, de la raison et de l'histoire (en son procès dialectique), du droit et de l'Etat, de l'économie et de la politique, etc., c'est dire qu'il est déjà au coeur d'interrogations qui sont encore les nôtres.
Rien n'a de valeur ni de signification inconditionnée, si ce n'est la vie " : tel fut le principe au nom duquel Fichte libéra le Moi d'abord de la puissance apparente de l'objet (la chose en soi), puis - par l'approfondissement de sa réflexion vivifiante - de ses propres limites, en découvrant au coeur de lui-même la présence agissante d'un Sujet infini. Mais la célébration de la maîtrise morale de l'être mondain ou de l'amour religieux de l'Etre divin se justifia toujours dans le plus rigoureux et le plus scientifique des discours : c'est dans une absolue fidélité à lui-même que le savoir philosophique fichtéen se libère de lui-même. Le présent ouvrage expose les fondements, les étapes et les résultats d'une telle libération philosophique.
Si la raison moderne déclarée en son principe par Descartes comme libre affirmation personnelle de l'universel généralise son application avec le projet rousseauiste d'une politique de la liberté, c'est dans l'écartèlement reconnu entre le volontarisme moral de celle-ci et le constat de son destin historique négatif. Le développement de la raison politique moderne est alors, depuis les deux révolutions marquées par l'héritage de Rousseau, celle, pratique, de 1789, et celle, théorique, de Kant, ordonné à la fondation et détermination nouvelle d'un droit essentiellement républicain, c'est-à-dire à la difficile conciliation des deux exigences conjuguées par un rationalisme qui se veut aussi bien une philosophie morale qu'une philosophie historiale de la politique. Les études composant le présent recueil analysent les divers aspects et moments d'une telle raison politique moderne, de leur socle doctrinal à leur insertion historique. On s'est interrogé notamment sur la signification concrète revêtue par eux dans le contexte proprement français, mais également européen et mondial, de leur problématisation aussi la plus actuelle.
En adoptant le point de vue d'Argos, le chien d'Ulysse, pour réinventer L'Odyssée, Frédéric Lepage déclare son amour à la fidélité animale et au plus éternel des poèmes. Lorsque Ulysse part guerroyer à Troie, Argos, va devoir affronter des décennies d'absence et de solitude.Tandis que les hommes poursuivent la gloire, affrontent les tempêtes, ourdissent des complots et défient les volontés divines, lui n'a qu'une mission : survivre à l'absence. Garder la mémoire. Attendre. Argos ou L'Autre Odyssée donne voix à l'oublié le plus bouleversant de la littérature antique. De l'île du Cyclope aux écueils mortels de Charybde et Scylla, des sortilèges de Circé aux chants maléfiques des Sirènes, Argos va découvrir avec l'aide des dieux que, parfois, celui qui attend accomplit le plus grand des voyages. Un roman lumineux et profondément original, qui montre qu'au coeur des plus grandes légendes, la fidélité traverse le temps aussi bien que la gloire.
Le culte effréné que le capitalisme voue à la croissance économique a réduit la société à un supermarché planétaire. Dans un univers social aliéné et réifié, toute la nature, les êtres humains et les autres formes du vivant ne sont plus que des choses avec un prix dans une circulation marchande qui annihile le vivant entre l'argent de la guerre et la guerre de l'argent. Le parachèvement de la raison marchande nous a poussés au-delà de la société du spectacle jusqu'à la falsification du monde. Peu importe par quelle idéologie religieuse ou politique le capitalisme en phase terminale obscurcit aujourd'hui les esprits, attriste les coeurs et gangrène le vivant. Notre conscience in fieri nous le dit, nous le crie : défendez la vie partout avant qu'il ne soit trop tard ! Contre la technocratie totalitaire du mode de production capitaliste et le nihilisme délirant de la civilisation qui l'utilise, un autre monde n'est plus seulement possible, il est nécessaire.
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