L'Europe du vase antique. Collectionneurs, savants, restaurateurs aux XVIIIe et XIXe siècles
Bourgeois Brigitte ; Denoyelle Martine ; Schnapp A
PU RENNES
28,01 €
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EAN :9782753522695
Collectionner, étudier, restaurer : trop souvent dissociées dans les travaux consacrés au devenir moderne de l'antique, ces trois pratiques étroitement liées au cours du temps n'ont cessé de s'influencer et de se féconder, dans le cadre de réseaux européens particulièrement actifs autour de l'objet de fascination et de passion qu'a représenté le vase peint - qu'il soit d'origine grecque ou étrusque - durant les XVIIIe et XIXe siècles. L'intérêt porté ces dernières années un peu partout en Europe, à l'histoire patrimoniale et culturelle du vase antique a été la source, à l'Institut national d'histoire de l'art (INHA), d'un programme de recherches clôturé par un colloque international ces 31 mai et 1er juin 2011. Celui-ci a réuni vingt-cinq participants, spécialistes de la céramologie antique, de l'histoire de l'art moderne, de l'étude scientifique des matériaux du patrimoine ainsi que de l'histoire de la restauration ; leurs approches sont réunies ici. Parmi les thèmes abordés figurent l'étude de personnalités marquantes qui ont animé les réseaux du collectionnisme et de la restauration en Europe, aux XVIIIe et XIXe siècles, les différents contextes de la formation des collections - et notamment de celles formées en Italie et parvenues en Europe centrale et en Russie -, la diversité des approches matérielles et leur rôle dans l'histoire de la "fabrique" moderne des objets. Le volume s'achève sur une discussion interdisciplinaire consacrée au cratère de Lasimos (musée du Louvre), un vase emblématique de la plupart des questions posées par ce nouveau champ de recherches : cette étude de cas illustre tout l'intérêt dune méthodologie fondée sur une approche globale de l'objet.
Nombre de pages
353
Date de parution
02/01/2014
Poids
874g
Largeur
170mm
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EAN
9782753522695
Titre
L'Europe du vase antique. Collectionneurs, savants, restaurateurs aux XVIIIe et XIXe siècles
Auteur
Bourgeois Brigitte ; Denoyelle Martine ; Schnapp A
Editeur
PU RENNES
Largeur
170
Poids
874
Date de parution
20140102
Nombre de pages
353,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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