Le malentendu. Une question de linguistique et de psychanalyse
Bourgain-Wattiau Anne ; Fabre Gilbert
LAMBERT-LUCAS
20,00 €
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EAN :9782359352092
La question du malentendu est fondamentale, mais elle intéresse plus particulièrement, sans doute, la linguistique et la psychanalyse dont le champ d'investigation est la parole. Dans une société que voudraient rendre "transparente" les moyens de plus en plus sophistiqués de la communication moderne, l'homme r sans intérieur=, pour reprendre l'expression de Philippe Breton, en est souvent réduit à sa seule image et oublie, du coup, l'insistante réalité du malentendu. C'est ne pas voir que ledit malentendu ne saurait être aussi radicalement séparé de la communication qu'on voudrait le faire croire. En affirmant que "la compréhension n'est qu'un cas particulier du malentendu", Antoine Culioli en soulignait même la primauté. Comme dans toute dialectique, en tout cas, cet empêcheur de tourner en rond n'en est pas moins producteur de savoir. Une des issues est alors d'"exploiter le malentendu", puisque selon la formule de Lacan, "l'homme naît malentendu...". L'approche transdisciplinaire de la question dans le cadre du séminaire doctoral co-dirigé par Anne Bourgain et Gilbert Fabre à l'Université Paris 13 a fait progresser la réflexion. Le présent ouvrage en présente les résultats.
Nombre de pages
150
Date de parution
26/05/2017
Poids
260g
Plus d'informations
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EAN
9782359352092
Titre
Le malentendu. Une question de linguistique et de psychanalyse
Auteur
Bourgain-Wattiau Anne ; Fabre Gilbert
Editeur
LAMBERT-LUCAS
Largeur
0
Poids
260
Date de parution
20170526
Nombre de pages
150,00 €
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Cet ouvrage est né de la rencontre des auteurs avec la pratique sportive, mais aussi d'une attention portée à la question du devenir chez les adolescents. Chacun, à partir de son expérience singulière et avec les outils de sa discipline, a tenté de rendre compte de cet espace d'affrontements si particulier qu'offre le sport dans nos cités modernes. Sa pratique ne cesse de confronter ses adeptes à l'idéal et aux limites. Souvent synonyme d'excès, elle peut aussi ouvrir sur la créativité. Au-delà, les auteurs décryptent la façon dont s'articulent le corps, la langue, l'inconscient. Pour les uns, l'acte sportif reste le lieu de tous les dangers, pour d'autres il constitue une voie de résolution de l'angoisse, une sortie de crise, un renoncement même aux fantasmes de toute-puissance. Mais, pour nombre d'adolescents, ne représenterait-il pas d'abord une nouvelle place à conquérir, un peu à distance de l'enfance, un autre mode de vie, une façon d'être à l'heure de son désir?
Ce numéro consacré aux langues maternelles tente d'explorer l'étrange rapport à cette langue qui nous confronte à l'intime et à l'étranger. La langue dite maternelle est le premier idiome dans lequel baigne l'enfant, mais elle est aussi la langue de l'oubli, du refoulement ou celle de l'interdit et du tabou, comme l'illustre le célèbre cas de Louis Wolfson plusieurs fois évoqué dans ce numéro.
Bourgain-Wattiau Anne ; Abécassis Marie-Laure ; Mo
Paris, la Salpêtrière, année 2013 : la compagnie brésilienne "L'inconscient sur scène" joue la pièce d'Antonio Quinet, la Leçon de Charcot, qui se présente comme " une satire de l'actuelle polémique entre l'homme neuronal et le sujet de l'inconscient ". Le but de cet ouvrage n'est pas seulement de se faire l'écho de ces moments très intenses, mais de rendre compte de la force subversive de la psychanalyse. Les auteurs saluent chacun à leur manière le geste de Freud, qui sut entendre à quel point " la théorie, c'est bon, mais ça n'empêche pas d'exister " et alla au bout de la découverte en se gardant bien de faire de la théorie un écran, malgré sa fascination pour Charcot. Il s'agit désormais de s'entendre dire. Avec Freud, l'objet du regard devient interne. Quelle magie, quelle révolution ! L'hystérie, quel théâtre !
Le langage est un ferment d'incertitude. La signification n'y est pas seulement exprimée, précisée, corrigée, etc., elle est aussi destituée par la structure même de l'expression. Destituée par le système de signifiances, de glissements, de concurrences entre les signes eux-mêmes. Une destitution qui, sans rendre la signification fausse, la rend essentiellement confuse, relative, en attente même. Une destitution du sens qui tient aussi à la nature du rapport au monde que le langage instaure. Par lui, l'expérience se donne en se retirant comme intuition ; par lui, le monde se donne comme un horizon de sens que jamais aucune parole ne peut clore ; par lui, la raison constitue la science parla proposition et la règle, mais cette constitution s'effrite du fait de la réciprocité des concepts. Par lui, enfin, l'ordre politique du discours s'institue contre l'individu et la déviance. Ferment de confusion, le langage est aussi volonté de puissance. Cette destitution virtuelle de la signification, cette menace qui pèse au coeur de la raison ont toujours inquiété les philosophes. Mais elles les ont aussi toujours inspirés, et ce depuis les commencements. La philosophie accueille en elle cette menace comme un ferment. Non seulement elle se doit d'interroger le langage, mais elle doit, pour elle-même, construire à chaque fois une nouvelle langue pour soutenir la réforme de la raison. C'est cette relation éprouvante, interminée et féconde que nous tentons d'exposer dans cet ouvrage. Nous y étudions des textes, et à travers eux, quelques grands auteurs qui ont compté dans la philosophie du langage. A partir de quelques textes majeurs précisément expliqués, nous nous livrerons à une petite exploration des incertitudes du langage.