A l'ombre des friches industrielles de la région stéphanoise, ? «zones malsaines dont la beauté paraît parente de leur noire amertume» ?, c'est là qu'enfant Lionel Bourg errait. Le «vert paradis» saturé de chaleur, créatures et végétations luxuriantes, il le trouvait dans les poèmes, les vieilles cartes ou les estampes. Le parallèle est fait entre l'obscurité de ces régions minières et la lumière du territoire poétique : c'est dans leurs environs que ces cinq proses usent leurs semelles. Baudelaire, Bonnefoy, Nerval, Saint-John Perse et d'autres se rencontrent sur le chemin, les illustrations de Grand?Eury (géologue admiré) ou Louis Figuier (vulgarisateur scienti?que) en dessinent le théâtre. L'auteur y serpente entre collines ouvrières et cimetières mécaniques, parvient à unir littérature et tristes terres, à extraire des profondeurs de la mélancolie quelques merveilles organiques.
Nombre de pages
48
Date de parution
17/11/2023
Poids
110g
Largeur
146mm
Plus d'informations
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EAN
9782377921362
Titre
L'obscurité
Auteur
Bourg Lionel
Editeur
FATA MORGANA
Largeur
146
Poids
110
Date de parution
20231117
Nombre de pages
48,00 €
Disponibilité
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En empruntant son titre à un poème de Baudelaire, C'est là que j'ai vécu n'a d'ambition que de s'inscrire dans un récit où le local affirme sa vocation universelle. Le rapport que l'on entretient avec le lieu de son existence, une ville ici, se nourrit d'attraction comme de répulsion : comment se contenter d'être assigné à une quelconque résidence ?
Livre de mémoire, d'émotions teintées d'humour, d'enfance et d'âge mûr, Geoffroy-Guichard, le vert paradis des dieux trop humains ne se veut pas simple apologie de l'équipe stéphanoise mais, le football brassant de multiples enjeux, une sorte de rêverie ou de méditation alliant la nostalgie aux considérations les plus actuelles. Légende et réalité dès lors s'unissent, l'évocation de la finale de la Coupe d'Europe à Glasgow demeurant sans doute le fil conducteur de ce récit très autobiographique.
Ne croyez pas - sous prétexte que vous avez réglé leur compte aux dieux, avec ou sans linceul de pourpre, en quatre coups de cuiller à pot, et mis l'univers en bouteille, et parce que vous vous faites fort d'exorciser toute chose en l'appelant par son nom, comme on sonne un domestique, et de regarder le soleil bien en face quand ça vous chante - ne croyez pas que c'en est fait pour autant de l'Ombre inexorable qui vous hante et vous guide à chaque pas, lors même qu'elle semble vous suivre comme un chien. Voici l'éternelle Astrologie, à quoi beaucoup de sagesse vous ramène - si un peu de science vous en éloigne. Ainsi soit-il ! Léon-Paul Fargue, dans cet avant dernier livre, jamais repris, vient "rechercher l'illustration vivante des décrets astrologiques". Il y fait briller autant de constellations qu'il aura eu de vies à remplir et donne, par une ivresse verbale, une vision cosmique aussi sérieuse que cocasse : après Paris, ce sont les astres qu'il arpente pour y promener son "âme délinquante et ? ère". Pour cette édition Pierre Alechinsky réalise douze encres reproduites en pleine page.
L'attirance est pour Blanchot ce qu'est, sans doute, pour Sade le désir, pour Nietzsche la force, pour Artaud la matérialité de la pensée, pour Bataille la transgression : l'expérience pure du dehors et la plus dénudée. Encore faut-il bien comprendre ce qui est désigné par ce mot : l'attirance, telle que l'entend Blanchot, ne prend appui sur aucun charme, ne rompt aucune solitude, ne fonde aucune communication positive. Le seul essai essentiel sur Maurice Blanchot.
Ecrivain surréaliste, à la fois poète, conteur, romancier et essayiste, André Pieyre de Mandiargues a entretenu d'étroites relations avec l??uvre écrite et peinte d'Henri Michaux, son ami. Son monde où pulsions et fantasmes bousculent le réel, où une liberté onirique aux con?ns de l'imaginaire et du désir lézarde le quotidien (dans un trouble merveilleux), coïncide par plusieurs frontières avec celui de Michaux. Personne n'était alors mieux placé pour poser sur ?ce très haut phare à feu noir? un regard aussi profond que personnel. Dans ces trois textes Michaux devient un voyant, une sorte d'Aède qui entrevoit dans les ténèbres les contours nets des origines, naissance de toute chose : aimons-le !