Sciences de la Société N° 72, Octobre 2007 : Sport et médias
Boure Robert ; Bonnet Valérie
PU MIDI
20,00 €
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EAN :9782858169375
Alors que les médias sont moins diabolisés qu'autrefois et que le sport devient un phénomène social majeur, la relation du sport avec les médias s'est transformée. Dans le même temps, les attentes et les attitudes des publics - y compris les plus " cultivés " - se sont modifiés tant à l'égard des spectacles sportifs et derrière eux des pratiques, que vis-à-vis de leurs retransmissions et de leurs commentaires ou analyses dans les médias traditionnels et Internet. Dès lors, il est tentant de mettre le rapport sport/médias sous les feux croisés de la recherche et de la réflexion critique... ce qui suscite quelques questionnements majeurs : peut-on placer sur le même plan le spectacle public in vivo et sa retransmission et peut-on totalement les séparer ? Toutes les retransmissions sont-elles des mises en scène et toutes les mises en scène sont-elles équivalentes ? Existe-t-il plusieurs manières de représenter le sport dans les médias en général et à la télévision en particulier ? Filme-t-on tous les sports de la même façon ? Comment les publics s'emparent-ils des représentations proposées par les médias et à travers quels dispositifs et médiations s'expriment les discours sur les pratiques sportives et discours des pratiques sportives ?
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Nombre de pages
218
Date de parution
08/11/2007
Poids
404g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782858169375
Titre
Sciences de la Société N° 72, Octobre 2007 : Sport et médias
Auteur
Boure Robert ; Bonnet Valérie
Editeur
PU MIDI
Largeur
165
Poids
404
Date de parution
20071108
Nombre de pages
218,00 €
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La plupart des grandes interrogations sur les Sciences humaines et sociales (SHS) sont contemporaines des premières tentatives d'autonomisation des savoirs sur l'homme et la société. Et pour tant, elles sont toujours récurrentes à l'aube du XXIe siècle. Sans doute parce que nombre d'entre elles sont existentielles: d'où viennent ces sciences? Qu'ont-elles à voir avec les sciences de la nature et de la vie, et au-delà avec les mathématiques et l'expérimentation? Quid de leurs rapports avec la littérature et la philosophie? Est-il possible et souhaitable de construire des cartes et de tracer des frontières à partir des seuls critères épistémologiques? Comment, quand et pourquoi sont-elles devenues des disciplines académiques? Pourquoi se sont-elles longtemps développées dans des cadres nationaux? L'étude diachronique du long et complexe processus d'institutionnalisation intellectuelle et sociale des SHS permet de mobiliser des ressources dans le passé non seulement pour mieux le comprendre, mais surtout afin de penser et d'agir dans le présent par rapport à des questions qui demeurent vives.
Il y a tout juste une décennie, en 1997 (n°42) et en 1998 (n° 43), Sciences de la Société explorait les questions en débat autour du service public en crise, et les réponses en adoptant une perspective de comparaisons internationales. Les articles proposés dans cette présente livraison permettent d'envisager les enjeux organisationnels qui concernent les établissements de soins, dans le contexte de transformation des cadres réglementaires et économiques qui les régissent, et des évolutions associées en termes d'organisation du travail et de prise en charge de la maladie et des patients. Ce dossier reprend la perspective internationale entre les situations canadiennes et françaises. Sans prétendre conduire une approche comparative, une mise en discussion est menée entre ces deux situations inscrites chacune dans leurs spécificités, en cherchant à valoriser ce que cette mise en regard permet de mieux cerner dans les situations respectives. Certaines transformations ont été engagées plus précocement au Canada (et notamment au Québec) : accréditation qualité, gestion des risques, développement de réseaux de soins, informatisation du dossier des patients, objectifs d'augmentation de la productivité. Si les logiques prédominantes et les modalités d'approche peuvent présenter des spécificités, nous faisons l'hypothèse que ces expériences peuvent au moins partiellement aider à penser les évolutions telles qu'elles prennent forme de chaque côté de l'Atlantique. Ce dossier s'organise donc autour de trois thématiques : la première a trait aux évolutions des politiques publiques ; la seconde a trait à une des préconisations principales de ces politiques qui visent à favoriser le développement des transversalités internes et externes; la troisième a trait à la recomposition des situations de travail et aux formes et évolutions des relations aux patients.
Boure Robert ; Lefebvre Muriel ; Montel Nathalie ;
La matérialité des écrits scientifiques et l'analyse de leurs conditions de production restent encore aujourd'hui largement inexplorées. L'objet de cette livraison de Sciences de la Société est de mieux cerner les conditions pragmatiques d'écriture des sciences. Il propose un panorama de recherches actuelles sur le rôle des dispositifs d'écriture et de leurs supports matériels dans les différentes dimensions de cette activité professionnelle et montre la variété des problématiques aujourd'hui envisagées : quel est le rôle de l'écriture dans la construction d'un savoir et d'une discipline scientifique ? Comment aborder la question de l'auteur en tant qu'acteur de cette écriture ? Dans une démarche plus épistémologique, quelle est la dimension réflexive induite par toute activité d'écriture et en particulier par toute recherche en sciences humaines et sociales ? C'est à l'exploration des enjeux professionnels, mais également sociétaux, des écrits scientifiques en action qu'est consacré ce numéro.
Le territoire est aussi et surtout une affaire de communication. Telle est l'idée force de cet ouvrage, qui mêle deux préoccupations centrales : montrer comment la communication telle qu'elle s'entend comme fonction sociale, avec ses réseaux et ses dispositifs médiatiques, participe du façonnement des territoires ; expliquer comment la communication, entendue comme discipline scientifique, contribue, en lien avec d'autres disciplines, à discuter, éclairer et préciser un concept à fondement géographique. A l'encontre d'une conception étroitement institutionnelle et fonctionnaliste du territoire (qu'il s'attache à mettre en perspective et à déconstruire), l'ouvrage défend une approche résolument de registre anthropologique, phénoménologique et culturel. S'il met l'accent sur l'importance de considérer la dimension symbolique et, de là, les "imaginaires territoriaux", il en vient plus particulièrement à montrer le rôle du discours pour faire advenir le territoire à la reconnaissance et, partant, à l'existence.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.