Une vie de lutte plutôt qu'une minute de silence. Enquête sur les antifas. Enquête sur les antifas
Bourdon Sébastien
SEUIL
18,50 €
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EAN :9782021507775
Au mieux méconnu, le plus souvent caricaturé, le mouvement antifasciste en France fait l'objet de nombreux fantasmes. Qu'ils soient politiques, médiatiques ou policiers, ils font tous de « l'antifa » soit un « casseur », voire un tueur de flics en puissance, soit un « jeune étudiant idéaliste en mal de sensations fortes », comme fut présenté Clément Méric au lendemain de son meurtre par des skinheads néonazis. Bien loin de ces préjugés, cet ouvrage retrace l'histoire récente du milieu antifasciste et la constitution de ses différentes tendances, met au clair la question épineuse de son rapport à la violence, et brosse le portrait de ces hommes et femmes, souvent jeunes, qui se mobilisent en son nom. Derrière les cagoules, les fumigènes et les slogans, Sébastien Bourdon, dont c'est là le premier livre, montre grâce à un accès inédit à cette mouvance qui sont réellement ses militants et militantes ; leurs combats et leurs façons de lutter ; et ce que représente cette nouvelle génération d'antifascistes. Images à l'appui, il permet également de découvrir les codes et représentations visuelles du milieu, de ses références historiques à ses revendications, en passant par ses détournements de la culture populaire.Journaliste indépendant, Sébastien Bourdon travaille régulièrement pour Mediapart et a notamment contribué à une série d'enquêtes sur la présence de néonazis dans l'armée française.
Nombre de pages
217
Date de parution
24/03/2023
Poids
268g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782021507775
Titre
Une vie de lutte plutôt qu'une minute de silence. Enquête sur les antifas. Enquête sur les antifas
ISBN
2021507777
Auteur
Bourdon Sébastien
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
268
Date de parution
20230324
Nombre de pages
217,00 €
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La tentative de descente raciste à Romans-sur-Isère (après la mort du jeune Thomas à Crépol) par une centaine de nervis le 25 novembre 2023 n'est que le dernier exemple d'un phénomène qui s'intensifie sur fond de fascisation de la société et de succès électoraux du RN : la recomposition et la montée en puissance de l'extrême droite radicale. Loin d'endiguer la tendance, les dissolutions successives de certaines de ses structures comme le Bastion social, Génération identitaire ou le GUD contribuent même à la renforcer : porosité grandissante entre les chapelles, image d'"ennemis.du système", favorisation d'une plus grande radicalité... Et la "bolloréisation" féroce du champ médiatique ainsi que le rôle actif d'influenceurs ne font qu'accélérer la dédiabolisation de ces groupes radicaux qui séduisent de plus en plus une partie de la jeunesse. Ce livre, qui combine à l'enquête journalistique les regards d'historiens et de sociologues, retrace l'histoire récente des différents courants de l'extrême droite radicale : royalistes, identitaires, nationalistes-révolutionnaires - souvent réunis sous le drapeau noir à croix celtique pour "défendre la race blanche". Surtout, en brossant le portrait de ses militants, de leur idéologie, de leurs échelles de valeur et de leurs méthodes, Sébastien Bourdon dresse l'état des lieux du renouveau de la mouvance, et définit précisément la menace grandissante qu'elle représente.
Et si Tintin était un nazi ? La question paraît grotesque. En 2000, c'est pourtant ce qu'affirme Léon Degrelle, le plus célèbre des nazis belges qui revendique ni plus moins ni moi que Tintin? c'est lui ! Hergé, décédé depuis 1983, n'est pour sa part plus là pour se défendre. Ici débute l'enquête sur les liens ayant existé entre les deux hommes, et surtout, la « face cachée » d'Hergé. Son attitude durant l'Occupation, ses dessins antisémites, son entourage? Autant d'éléments méconnus du grand public qui apportent un éclairage nouveau aux aventures de Tintin et ses plus de 270 millions d'albums vendus à travers le monde. Dans le fond, qu'est-ce qu'incarne réellement ce personnage ? Ou qui incarne-t-il ?
La construction européenne ne s'est pas faite en un jour. Depuis le début des années soixante-dix, l'idée européenne a évolué dans les mentalités, et notamment dans celles de ce milieu particulier qu'est le monde universitaire. Saisissant l'université comme un prisme à travers lequel étudier l'évolution de la construction européenne, Muriel Bourdon s'attache à démontrer, à travers des exemples concrets, à la fois comment l'université s'est saisie de l'objet européen, mais aussi comment elle s'est européanisée dans ses formations, comme dans l'offre de diplômes proposés aux étudiants. Elle dresse le portrait d'universitaires militants précurseurs ayant choisi d'ouvrir leur domaine d'études (sciences économiques, politiques et juridiques) à la recherche sur les Communautés en formation. Elle explique la genèse des programmes d'échanges, à commencer par l'emblématique programme Erasmus dont le succès est dû en grande partie à l'action d'universitaires sur le terrain; elle aborde également la manière dont les universitaires ont été acteurs de la transition démocratique dans les anciens pays soviétiques. Elle démontre ainsi comment l'Europe s'est construite en réseaux, grâce à des universitaires militants qui aujourd'hui s'engagent pour de nouveaux défis institutionnels, environnementaux, etc. A travers cet ouvrage, nous voyons comment naissent et se dessinent peu à peu les contours de l'idée européenne dans ce lieu de formation intellectuelle qu'est l'université, préfigurant la façon dont elle essaimera dans la société.
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.
Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...