Le voyage et la découverte des Alpes. Histoire de la construction d'un savoir 1492-1713
Bourdon Etienne ; Roche Daniel
SUP
28,01 €
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EAN :9782840507215
L'ouvrage étudie la découverte des Alpes occidentales entre la fin du XVe et le début du XVIIIe siècle dans les cultures françaises et italiennes. Il analyse le rôle joué à l'origine de ce processus par les multiples voyages des pèlerins, des étudiants, des lettrés, des marchands, des militaires et des cartographes qui ont progressivement repéré les grandes vallées et les principaux cols, ont posé des yeux de plus en plus attentifs et interrogateurs sur ces régions. Les récits qu'ils en font et leur diffusion contribuent non seulement à enrichir la connaissance que l'on a alors des Alpes mais aussi à la renouveler et à la transformer profondément. Le contexte d'affirmation des Etats modernes apporte une dimension politique aux Alpes et nourrit les savantes politiques de prestige des princes européens. L'étude attentive de nombreuses sources tant viatiques, géographiques, cartographiques que littéraires, met en lumière un éloignement progressif des descriptions antiques et médiévales, souvent stéréotypées, et le développement d'un savoir riche et multiple, contrasté et souvent bienveillant où l'on voit déjà poindre le mythe alpestre et le sentiment de la montagne qui caractérisera les Lumières. L'ouvrage renouvelle remarquablement l'historiographie du sujet.
Nombre de pages
120
Date de parution
29/09/2011
Poids
1 650g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782840507215
Titre
Le voyage et la découverte des Alpes. Histoire de la construction d'un savoir 1492-1713
Auteur
Bourdon Etienne ; Roche Daniel
Editeur
SUP
Largeur
220
Poids
1650
Date de parution
20110929
Nombre de pages
120,00 €
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Nos ancêtres les Gaulois ! " : la formule hante notre mémoire collective comme un élément central du discours sur l'identité porté par le roman national tel qu'il s'est longtemps écrit. Mais ces ancêtres paradoxaux ? fiers de leur liberté mais désunis, attachants mais querelleurs, redoutables guerriers mais vaincus ? sont le résultat d'une véritable fabrique. Cette image des Gaulois émerge dès l'Antiquité, reprise et étoffée au XVe siècle en fonction des besoins politiques et identitaires du moment, pour servir l'affirmation de la francité au siècle suivant, puis à partir de la Révolution française et au XIXe siècle elle s'installe durablement dans l'imaginaire politique, comme en témoigne encore le discours public depuis 1958. Ce dossier montre, par une lecture culturelle du politique, la façon dont la figure du Gaulois, siècle après siècle, a nourri les représentations et les identités nationales dans un usage politique de l'histoire. Et comment le discours sur le présent prend la voix du passé.
La construction européenne ne s'est pas faite en un jour. Depuis le début des années soixante-dix, l'idée européenne a évolué dans les mentalités, et notamment dans celles de ce milieu particulier qu'est le monde universitaire. Saisissant l'université comme un prisme à travers lequel étudier l'évolution de la construction européenne, Muriel Bourdon s'attache à démontrer, à travers des exemples concrets, à la fois comment l'université s'est saisie de l'objet européen, mais aussi comment elle s'est européanisée dans ses formations, comme dans l'offre de diplômes proposés aux étudiants. Elle dresse le portrait d'universitaires militants précurseurs ayant choisi d'ouvrir leur domaine d'études (sciences économiques, politiques et juridiques) à la recherche sur les Communautés en formation. Elle explique la genèse des programmes d'échanges, à commencer par l'emblématique programme Erasmus dont le succès est dû en grande partie à l'action d'universitaires sur le terrain; elle aborde également la manière dont les universitaires ont été acteurs de la transition démocratique dans les anciens pays soviétiques. Elle démontre ainsi comment l'Europe s'est construite en réseaux, grâce à des universitaires militants qui aujourd'hui s'engagent pour de nouveaux défis institutionnels, environnementaux, etc. A travers cet ouvrage, nous voyons comment naissent et se dessinent peu à peu les contours de l'idée européenne dans ce lieu de formation intellectuelle qu'est l'université, préfigurant la façon dont elle essaimera dans la société.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.