La fin de l'utopie libérale. Introduction critique à la pensée de Friedrich Hayek
Bourdeau Michel
HERMANN
24,10 €
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EAN :9791037022479
Aujourd'hui où les politiques libérales sont de plus en plus remises en question, le moment semble venu de relire l'oeuvre de leur principal inspirateur, et l'approcher par le biais de la proposition qui nous y est faite de considérer le libéralisme comme une utopie permet de confronter ce qu'annonçait la théorie à la réalité qui a résulté de sa mise en pratique. Le présent ouvrage trouve alors sa raison d'être moins dans l'oeuvre de Hayek que dans le monde dans lequel nous vivons. S'il est souhaitable de se familiariser avec la pensée de l'économiste autrichien, c'est qu'elle nous donne la clé du monde globalisé qui est le nôtre. Loin d'être le fruit du hasard, c'est le résultat d'un long travail dont on ne peut contester que le président de la Société du Mont Pèlerin a été le maître d'oeuvre. Pour qui veut comprendre le monde actuel, il y a peu de lectures plus utiles que celle des ouvrages de Hayek. Le propre des grandes oeuvres est de se prêter à de multiples interprétations. Tout en adoptant un point de vue critique, car il y a de bonnes raisons de ne pas se sentir chez soi dans ce monde dont il nous donne la clé, celle qui est ici proposée a visé à rendre fidèlement sa pensée. Elle demande à être prise avant tout comme une invitation à chercher, dans l'oeuvre de Hayek, l'intelligence du monde dans lequel nous vivons, et à faciliter la lecture de celui-ci comme de celle-là.
Nombre de pages
232
Date de parution
22/02/2023
Poids
294g
Largeur
140mm
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EAN
9791037022479
Titre
La fin de l'utopie libérale. Introduction critique à la pensée de Friedrich Hayek
Auteur
Bourdeau Michel
Editeur
HERMANN
Largeur
140
Poids
294
Date de parution
20230222
Nombre de pages
232,00 €
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Le projet de l'intelligence artificielle a souvent été résumé par la formule : prenez soin de la syntaxe, et la sémantique prendra soin d'elle-même ; mais il est tout aussi légitime d'y voir l'aboutissement de cet autre mot d'ordre, également attesté dans l'histoire de la logique : éliminez l'intuition. Ainsi redécrit en des termes plus familiers aux philosophes - puisqu'on les trouve par exemple chez Leibniz ou chez Husserl -, ce programme apparaît alors comme une thèse sur les rapports de la pensée symbolique et de l'intuition, thèse dont il y a tout lieu de penser qu'elle est fausse. A cet égard, l'ouvrage se présente avant tout comme un plaidoyer en faveur de l'intuition ; mais cette réhabilitation passe par une défense préalable de la pensée symbolique, souvent décriée à tort par les philosophes, et dont l'intelligence artificielle nous a précisément permis de mesurer une fois de plus la fécondité. Cet essai se propose moins de présenter l'intelligence artificielle aux philosophes, ce qu'on peut considérer comme ayant déjà été fait, que de montrer comment la philosophie peut apporter sur celle-ci un éclairage différent de celui qui circule le plus souvent sous le nom de " philosophie de l'intelligence artificielle ".
Chez les informaticiens comme chez les sociologues, chez les linguistes comme chez les psychologues, il est souvent question aujourd'hui d'ontologie ou de catégorisation. Mais comment le sens nouveau d'ontologie s'articule-t-il avec celui qui avait cours jusqu'alors ? et, d'abord, qu'entendait-on traditionnellement par là ? Que sont les catégories dont parle la catégorisation ? En quoi une catégorie se distingue-t-elle d'un concept ou d'une classe ? L'ouvrage tente de répondre à ces questions en suivant la lente réapparition des deux notions dans la philosophie analytique, de Russel à Quine.
Le nom d'Auguste Comte nous arrive d'ordinaire précédé d'une réputation peu flatteuse. Le présent ouvrage voudrait montrer combien l'image du positivisme qui a cours aujourd'hui s'applique mal à celui qui en fut le fondateur, et rendre à nouveau compréhensible l'accueil plus que favorable réservé, il y a quelque cent cinquante ans, à la philosophie positive par des esprits aussi éminents que Mill ou Littré. A cette fin, il prend pour fil conducteur la loi des trois états, que l'auteur du Cours a toujours donnée comme la matrice de son ?uvre et qui résume l'histoire de l'humanité dans la succession de trois états, théologique, métaphysique, puis positif. Après Auschwitz ou Hiroshima, le lecteur du XXIe siècle a toutefois du mal à se reconnaître dans la croyance au progrès que Comte partageait avec ses contemporains et dont cette loi est l'expression emblématique. C'est pourquoi les états sont présentés ici comme autant de formes d'esprit dont Comte était le premier à admettre qu'ils avaient très souvent cohabité. Il en résulte un double avantage. Tout d'abord, alors que, en partie sous l'influence du néopositivisme, le positivisme en était venu à ne plus être qu'une philosophie des sciences, il devient possible de refaire une place à la politique positive et de montrer comment, dans le projet comtien, la philosophie politique et la philosophie des sciences s'appellent l'une l'autre. De plus, un exposé en deux temps permet de faire le partage entre ces aspects de la pensée de Comte qui correspondent à peu près à l'image que l'on s'en fait d'ordinaire et ceux qui, aujourd'hui encore, continuent à nous paraître extravagants et qui ne sont pas toujours les moins intéressants.
La revue couvre l'ensemble du champ de l'histoire des sciences, celle-ci étant comprise comme l'histoire des contenus scientifiques. Dans le cadre de cette approche générale, l'orientation de la revue est pluridisciplinaire et s'étend, toutes époques confondues, de l'histoire de la logique et des mathématiques à celle de la médecine et des techniques. Par sa position spécifique et centrale, la revue constitue tout à la fois un lieu privilégié pour la diffusion des travaux des chercheurs français et francophones dans les divers domaines de l'histoire des contenus scientifiques, mais aussi un lieu de publication recherché pour les historiens des sciences d'autres pays dont elle publie les articles soit en anglais soit en français.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.