La société civile organisée contre l'Etat. Tout contre
Bouneau Christine ; Lafore Robert
BORD DE L EAU
26,00 €
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EAN :9782356877154
Cet ouvrage est l'aboutissement d'un Programme de recherche pluridisciplinaire de la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine, "La société civile organisée en Europe de la fin du XIXe siècle à nos jours : expertise(s), médiation(s), pouvoirs" et réunit des universitaires en histoire, sociologie politique, science politique et droit public. Il retrace pour la première fois une trajectoire de longue durée, au prisme des SHS, de la société civile organisée, dans la diversité de ses composantes et la recherche difficile de ses formes de coordination. La société civile organisée se présente dans l'arène politique me un Janus travaillant à la fois avec l'Etat et contre l'Etat, tout contre. Elle quadrille l'Hexagone de, ses "forces vives" entrepreneuriales, syndicales, socio-politiques et associatives. Comme galaxie elle fait et défait le tissus social français et la trajectoire différenciée de ses territoires. La société civile organisée entre aujourd'hui en résonance avec la crise des gilets jaunes, les forces centrifuges de la décentralisation, les défis contradictoires de l'intégration européenne, jusqu'aux difficultés auxquelles pose la pandémie du Covid 19.
Nombre de pages
240
Date de parution
03/07/2020
Poids
362g
Largeur
166mm
Plus d'informations
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EAN
9782356877154
Titre
La société civile organisée contre l'Etat. Tout contre
Auteur
Bouneau Christine ; Lafore Robert
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
166
Poids
362
Date de parution
20200703
Nombre de pages
240,00 €
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Histoire, économie & société a été fondée en 1982 par les professeurs Chaunu et Corvisier. Ouverte à tous les courants et champs historiques, la revue oriente ses recherches vers les questions économiques et les phénomènes sociaux. Elle publie des articles de référence dans tous les domaines de l'histoire, non seulement de la France mais aussi de l'Europe et du monde du XVIe au XXe siècle. Elle aborde un vaste ensemble de thèmes liés aux sciences humaines qui incluent entre autres, l'histoire des groupes sociaux, la religion, la démographie de la famille, l'histoire économique, l'histoire politique et diplomatique.
Si les jeunesses et les élites sont des sujets séparément bien étudiés, rares ont été les tentatives de confrontation de ces deux notions polysémiques. Vingt-trois historiens et chercheurs français et européens se sont employés à l'exercice. Des rives de la Hanse aux cours espagnoles, des ambassades romaines à Manchester, le présent ouvrage nous donne à connaître des destins aussi différents que ceux des gardes de la marine, des jeunes nobles sous la Révolution, des étudiants parisiens de la Belle-Epoque, ou des jeunesses en régime totalitaire. Il s'emploie à reconstituer parcours individuels et destins collectifs, revisitant ainsi la notion de "génération", les phénomènes de rénovation des élites par la jeunesse ou encore les enjeux de la formation; il aborde aussi le discours des élites sur la jeunesse, à travers la mise en oeuvre de sources aussi variées que les correspondances, les mémoires, les affiches politiques ou les oeuvres cinématographiques, offrant ainsi des mises au point méthodologiques précieuses. Les deux tables rondes qui clôturent l'ensemble permettent d'esquisser des perspectives de comparaison à l'échelle européenne ainsi qu'un bilan historiographique et des pistes de recherche encore non explorées.
Si l'éminence grise constitue une forme emblématique des conseillers du pouvoir, elle n'est pas unique. Les figures des conseillers étudiées dans cet ouvrage (conseillers de l'exécutif, assistants parlementaires, hauts fonctionnaires, ambassadeurs, conseillers juridiques, intellectuels et proches des décideurs politiques) sont multiples et appartiennent soit aux organigrammes officiels, soit au monde des hommes d'influence officieux, soit encore à l'entourage intime. Ces figures se sont ainsi construites, déployées, voire métamorphosées durant les cinq siècles parcourus, de la Renaissance à nos jours, dans l'espace européen. À l'aide de sources souvent méconnues et diversifiées, dans des analyses multiscalaires, les auteurs examinent ces acteurs - individuellement et en groupes - dans leurs cercles et dans leurs pratiques. L'ouvrage s'inscrit dans une réflexion plus large sur le pouvoir et les élites et réévalue la puissance supposée et les limites souvent réelles des conseillers, tordant ainsi le cou à un certain nombre de clichés et phantasmes. S'il met en avant des conseillers, hommes de confiance, compétents, voire experts, s'appuyant sur des réseaux et investissant des lieux stratégiques, il éclaire aussi sur ceux qui sont conseillés, les décideurs politiques, dans des rapports souvent asymétriques et parfois ambigus et dans des jeux d'ombre et de lumière.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...