Qu'il soit politique et revendicatif, qu'il cherche à exprimer l'identité d'une nouvelle nation, à définir une identité commune pour des insulaires immigrés, qu'il tente de faire exister une expression individuelle et singulière, l'art contemporain océanien a émergé avec les mouvements de renaissance culturelle des années 1960-1970. Cette période féconde a vu s'exprimer, souvent dans le même dynamisme, revendications politiques et réveils culturels. On peut considérer avec le même intérêt les créateurs de masques, les sculpteurs, tous les producteurs d'objets d'art selon la tradition, et les artistes issus le plus souvent des évolutions urbaines contemporaines qui troublent le partage simple entre arts de la coutume et arts de l'expression personnelle. Les peintres illustrent des thèmes contemporains avec des matériaux traditionnels (tapa, plumes, jade, bois à fortes connotations symboliques, coquillages...) ou, inversement, utilisent peinture acrylique, polystyrène, techniques graphiques ou multimédia, matériaux non traditionnels comme le bronze, l'argent, le verre... au service des formes anciennes. Cet ouvrage présente une sélection des peintures d'artistes contemporains papous comme Mathias Kauage, Thimoty Akis, Jakupa Ako, John Siune qui ont émergé dans les années soixante au contact des Occidentaux et grâce à la création d'un département d'art à l'université de Port Moresby où se sont formés plusieurs d'entre eux. Leur peinture rend compte des transitions rapides qui s'opèrent dans leur pays et dans leur vie (déplacement massif vers la capitale, urbanisation anarchique, intrusion des modes de vie occidentaux, identité bousculée), de la complexité nouvelle que cela engendre.
Nombre de pages
77
Date de parution
04/02/1995
Poids
240g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782863645062
Titre
LA PEINTURE DES PAPOUS
Auteur
Boulay Roger
Editeur
PARENTHESES
Largeur
165
Poids
240
Date de parution
19950204
Nombre de pages
77,00 €
Disponibilité
Epuisé
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The large-scale undertaking to inventory the Kanak objects in New Caledonia between 2011 and 2015 is illustrated with a series of watercolor sketches of the works, by Roger Boulay, which he made during trips to museums and their storages areas in France and Europe.
Un ouvrage consacré à Festetics de Tolna, son parcours, les objets ethnographiques qu'il a collectionnés, les raisons qui l'ont conduites à partir vers les îles du Pacifique et à écrire ses souvenirs de voyage.
Kasarhérou Emmanuel ; Boulay Roger ; Martin Stépha
Catalogue de l'exposition "Kanak, L'Art est une parole", au musée du quai Branly du 15 octobre 2013 au 26 janvier 2014. Cette exposition rassemblera plus de 300 oeuvres exceptionnelles: chambranles sculptés des Grandes maisons, haches ostensoirs de jade, sculptures faitières, statuettes et ornements d'une large diversité. Le catalogue s'organise autour de deux grands principes: les Kanak parlent d'eux-mêmes; Kanak et Européens échangent leur regard.
Parmi les ?uvres les plus originales de l'art kanak figurent les bambous gravés de Nouvelle-Calédonie. Le Musée d'ethnographie de Genève possède l'un des plus beaux ensembles au monde, étudié par Marguerite Lobsiger-Dellenbach, qui fut directrice du Musée entre 1952 et 1967. Utilisés comme bâton de voyage par les anciens lorsqu'ils s'aventuraient hors de leur village, ces bambous gravés, entièrement recouverts de motifs abstraits et figuratifs, sont des supports de mémoire et de récits illustrant les multiples aspects de la vie des Kanak, y compris l'irruption de la colonisation. Bien que leur production ait été interrompue au début du XXe siècle, quelques artistes contemporains se sont réapproprié un support et des techniques traditionnel-les pour transcrire des préoccupations et une réalité d'aujourd'hui. C'est le cas de l'artiste kanak Micheline Néporon, dont le MEG a récemment acquis quatre bambous gravés qui complètent sa collection historique. Ce catalogue, largement illustré de photographies couleur, veut rendre hommage à Marguerite Lobsiger-Dellenbach en présentant son travail d'ethnologue et sa recherche méticuleuse autour des bambous kanak, avec notamment la réédition d'un de ses articles. Dirigé par Roberta Colombo Dougoud, conservatrice du département Océanie du MEG, il met en valeur la collection de bambous gravés calédoniens du Musée, scrupuleusement détaillée par elle-même et Lorin Wüscher. Un recueil d'articles de spécialistes de l'art océanien, tels que Roger Boulay, Diane Cousteau, Henri Gama et Carole Ohlen, porte un éclairage approfondi sur cet art replacé dans le contexte de l'archipel mélanésien. Un avant-propos de Marie-Claude Tjibaou, veuve du leader indépendantiste kanak Jean-Marie Tjibaou et présidente du conseil d'administration de l'Agence de Développement de la Culture Kanak (ADCK) à Nouméa, met en évidence la force identitaire des gravures sur bambou, toujours puissante dans la Nouvelle-Calédonie actuelle, pour contribuer au rayonnement de la culture kanak.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?