Cet essai est tiré d'une thèse soutenue en 1995, intitulée Cosmos et Logos en poésie moderne. On dit souvent que la poésie relève de l'imaginaire, un imaginaire parfois hermétique, qui est pour le lecteur, plus ou moins suspect d'insignifiance. Notre travail a pour but de mettre en évidence non pas l'autoréférentialité de la poésie, désormais bien connue, mais au contraire le lien intime que tisse le poème avec la réalité, en remettant sans cesse en question le fonctionnement du langage. À travers les œuvres poétiques de Mallarmé, Rimbaud et Char, et les propos critiques de Bonnefoy ou Deguy..., nous avons essayé de repenser l'ensemble de la sémiose poétique telle qu'elle se réinvente à partir de la seconde moitié du XIXe siècle et de la " crise de vers ". D'abord en la confrontant aux deux grandes sémioses que sont le langage scientifique et le langage religieux, ensuite en l'observant de l'intérieur, sous l'angle stylistique, si la stylistique a bien pour but d'identifier des récurrences formelles qui résultent d'un projet sémiotique plus vaste et s'intègrent à une architectonique propre au genre. Enfin, on a essayé d'appréhender l'effet à réception de cette sémiose poétique, en particulier grâce au concept philosophique de lieu dynamique. Ce livre propose donc une nouvelle " sémiostylistique " de la poésie, non plus fondée sur les catégories anciennes de la rhétorique ou de la versification, mais sur des faits de langue qui permettent aussi de rendre compte de la poésie d'aujourd'hui.
Nombre de pages
575
Date de parution
02/05/2005
Poids
575g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747582957
Titre
Poésie et réalité
Auteur
Bougault Laurence
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
575
Date de parution
20050502
Nombre de pages
575,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La collection "Petite philosophie du voyage" invite Laurence Bougault, éleveuse de chevaux, à célébrer la complicité qui se noue entre le cavalier au long cours et sa monture. Faire corps avec l'animal et veiller à son bien-être, devenir chevalier errant pour parcourir les paysages et aller à la rencontre des peuples procure une inaliénable sensation de liberté.
La collection "Petite philosophie du voyage" imite Laurence Bougault, éleveuse de chevaux, à célébrer la complicité qui se noue entre le cavalier au long cours et sa monture. Faire corps avec l'animal et veiller à son bien-être, devenir chevalier errant pour arpenter l'espace et se porter à la rencontre d'autrui procure une inaliénable sensation de liberté.
Un cheval non castré est-il plus dangereux (ou tout simplement plus généreux) qu'un hongre ou une jument? Pourquoi les écuyers de cirque préfèrent-ils les chevaux entiers aux autres? Pourquoi ne castre-t-on jamais les mâles de certaines races? Une femme aura-t-elle plus de difficultés qu'un homme à se débrouiller avec un cheval entier? A cette dernière question, l'auteur de ce livre répond par la négative. Elle sait de quoi elle parle: Laurence Bougault possède plusieurs étalons et élève des chevaux (akhal-tekes). Intrépide cavalière, elle a une connaissance "de terrain" exceptionnelle: elle a parcouru, entre septembre 2001 et avril 2002, avec deux petits chevaux basothos, plus de trois mille kilomètres à travers l'Afrique du Sud et de l'Est. Son livre, toutefois, ne repose pas seulement sur son expérience personnelle mais également sur le témoignage d'éleveurs, de dresseurs et de cavaliers célèbres. Biographie de l'auteur Laurence Bougault est maître de conférences à l'Université de Rennes II. Sa spécialité? La stylistique.
Décriée la stylistique, mais pourquoi au juste? Les uns, comme Jean-Michel Adam, considèrent que la linguistique suffit, les autres, plus littéraires, renoncent trop tôt à se doter d'outils d'analyse pour comprendre les formes de ce que Molinié a décidé d'appeler "stylicité". Le malaise stylistique tient en fait à ses ambitions: être une linguistique du discours en général, d'une part, être une linguistique du discours littéraire en particulier, d'autre part. On lui reproche son esprit positiviste, normatif, réduisant l'étude du texte à une grammaticalisation, ou, au contraire, on déplore son manque de rigueur, l'éclectisme ou l'impressionnisme de sa démarche; elle est encore la victime de la dualité traditionnelle entre stylistique linguistique et stylistique littéraire ou reste cantonnée dans un rôle ancillaire de préparation aux concours. A l'heure où les linguistiques textuelles, linguistique de discours, linguistiques de corpus fleurissent, on s'étonne que les enseignants-chercheurs qui déploient tant de néologies pour se positionner dans le champ des sciences du langage fassent preuve d'une si troublante amnésie terminologique. La stylistique de Bally n'avait pas d'autre objet que le leur... Mais c'est que le spectre d'une autre stylistique se dresse comme un fantôme bien menaçant: celui de la stylistique des figures, qui parfois se confond avec la rhétorique. A y réfléchir de plus près, cette stylistique-là n'a-t-elle pas son rôle à jouer dans le champ de la sémiotique, et dans celui des sciences d'un langage toujours historicisé? Si ce livre contribue à donner des éléments de réponse à ces épineuses questions, il aura rempli ses objectifs.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...