Hélène Henry. Les tissus de la modernité, Edition bilingue français-anglais
Boudin-Lestienne Stéphane ; Mare Alexandre ; Girau
GOURCUFF GRADEN
29,00 €
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EAN :9782353403424
Née en 1891, passionnée par la peinture et la musique, Hélène Henry n'a jamais suivi aucune formation spécifique lorsqu'elle arrive à Paris, à 25 ans. Elle commence par acheter un petit métier à main, s'installe dans un atelier et crée des écharpes qu'elle vend à des couturiers comme Worth ou Nicole Groult. Elle apprend seule à se servir de son métier à tisser et en 1923, elle montre des essais à Francis Jourdain, dont les poteries l'inspirent. Il expose ses créations dans sa boutique et la présente à Pierre Chareau et au cercle de leurs amis "modernes" (Paul Poiret, Pierre Legrain, Jacques-Emile Ruhlmann). La même année, elle s'installe dans un atelier plus grand. H. Henry dessine et peint : bandes, rayures, damiers, motifs géométriques ou dégradés subtils d'une seule teinte. Elle expérimente de nouvelles techniques pour juxtaposer ou opposer des matières ou des points de tissage, en invente de nouveaux. Par le jeu des reliefs et des masses, ses créations semblent être réalisées en trois dimensions. Elle est la première en France à utiliser des fibres artificielles, rayonne ou viscose-fibrane, qu'elle croise avec des fils de coton et de laine. En 1925, elle participe à l'ambassade française du pavillon de la Société des artistes décorateurs (SAD), qui lance le style Arts déco lors de l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris, où ses tissus sont exposés dans le bureau-bibliothèque de P. Chareau et dans la salle de repos. Elle quitte la SAD en 1929 pour participer à la fondation de l'Union des artistes modernes (UAM), aux côtés de Mallet-Stevens, Herbst, Jourdain, Templier, Charlotte Perriand, Sonia Delaunay et d'Eileen Gray, entre autres. Elle reçoit des commandes pour la Villa Noailles de Mallet Stevens, à Hyères (1924) ; le palais du maharajah d'Indore (1930) ; le palais de la Société des nations, à Genève ; le paquebot Normandie ; l'Exposition internationale des arts et techniques de Paris en 1937. Après la guerre, elle participe, avec ses anciens amis de l'UAM, aux expositions de la section "Formes utiles" du Salon des arts ménagers où elle décline ses écossais, ses bandes et ses constructions rigoureuses. Mais ses créations, réalisées à la main, en exclusivité pour un client précis, ne trouvent plus preneur : ses remarquables pièces uniques ne peuvent lutter avec les tissus industriels qui arrivent sur le marché européen. Elle supervise cependant le tissage de ses modèles jusqu'à sa mort, en 1965. 20 ans plus tard, son talent est redécouvert grâce à des galeristes spécialisés et à des expositions comme Les Années UAM, au musée des Arts décoratifs de Paris, fin 1988-début 1989, ou Pierre Chareau, au Centre Pompidou à Paris, (1993-1994).
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Nombre de pages
141
Date de parution
20/08/2021
Poids
1 110g
Largeur
226mm
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EAN
9782353403424
Titre
Hélène Henry. Les tissus de la modernité, Edition bilingue français-anglais
Auteur
Boudin-Lestienne Stéphane ; Mare Alexandre ; Girau
Editeur
GOURCUFF GRADEN
Largeur
226
Poids
1110
Date de parution
20210820
Nombre de pages
141,00 €
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ARGUMENTAIRE Les Djo-Bourgeois, Elise (1894-1986) et Georges (1898-1937). Lui est décorateur et architecte, contemporain de Pierre Chareau et Charlotte Perriand, et prisé par Robert Mallet-Stevens, les Noailles, la princesse Faucigny-Lucinge. Elle s'impose comme l'une des créatrices textiles majeures de son époque avec Hélène Henry et Sonia Delaunay. Mariés, ils sont aussi de fidèles collaborateurs. Leurs créations sont diffusées par les grands magasins de l'époque, celui du Louvre en France et Metz & Co en Hollande. Ils sont les premiers à développer un style minimaliste alliant géométrie et aplats de couleurs, un style qui annonce les créations modernes d'Andrée Putman, Tadao Andõ, et dans la mode celle d'Issey Miyake et Helmut Lang. L'AUTEUR Chercheur, commissaire d'exposition et enseignant, Stéphane Boudin-Lestienne se consacre à la redécouverte des figures des avant-gardes du XXe siècle, de Robert Mallet-Stevens à Hélène Henry, en passant par les de Noailles et ou encore l'architecte Paul Tissier.
Boudin-Lestienne Stéphane ; Mare Alexandre ; Peszt
En 1922, trois jeunes hommes créent la revue d'avant-garde 7 Arts destinée à promouvoir les arts, et plus encore, leur synthèse au travers de l'architecture et du cinéma, qui les réunit tous. Pierre Bourgeois, poète, son frère Victor, architecte et Pierre-Louie Flouquet, peintre, sont bientôt rejoints par Georges Monier, compositeur, et Karel Maes, peintre, graveur et créateur de meubles. "Les cinq" fédèrent aussitôt l'avant-garde belge et inscrivent leur revue au coeur même de l'avant-garde européenne. Ainsi, tout au long de ses six années de parution, vont se côtoyer dans les pages de la revue les principaux protagonistes de la scène artistique belge et internationale : De Stijl, le Bauhaus, les puristes, les constructiviste, les futuristes et tant d'autres défenseurs de l'abstraction géométrique qu'ils nommeront la Plastique pure. Leur ambition : faire pénétrer les arts dans toutes les dimensions de la vie urbaine moderne et, ce faisant, parvenir à la transformer. En 2020, le CIVA consacre une exposition rétrospective à 7 Arts dont cet ouvrage présente l'impressionnante aventure.
Né d'un père mexicain et d'une mère anglaise, Antonio de La Gandara suit les cours de l'Ecole des beaux-arts et rejoint les classes de Gérôme et de Cabanel en 1878 à l'âge de 16 ans. En 1882, il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit sa première médaille. C'est en 1885 qu'il fait la connaissance du comte Robert de Montesquiou et de son ami Gabriel Yturri. Séduit par les oeuvres de l'artiste, inspirées de celles de Goya, Ribot et Vélasquez, Robert de Montesquiou s'active à faire connaître le jeune peintre auprès de l'aristocratie dont il devient un des artistes favoris. Peintre mondain couvert d'honneurs, La Gandara est un familier de la comtesse de Noailles, d'Anatole France, d'Henri de Régnier, de Gabriele D'Annunzio, de Maurice Barrès, mais aussi de Debussy, Saint-Saëns et Satie. Grâce à son frère Edouard, membre de la troupe de Sarah Bernhardt, il pénètre l'intimité du monde du théâtre et de l'Opéra, dont il fréquente les "étoiles". Ce sont ces différentes figures qui peuplent son oeuvre, au point d'en faire un témoignage exceptionnel de la vie artistique et mondaine de la toute fin du XIXe siècle, le monde de Marcel Proust, qu'il a également croisé. S'il est un témoin privilégié de la Belle Epoque, le talent de La Gandara s'exprime aussi dans les nombreuses représentations de jardins, notamment du parc de Versailles, dont il aime représenter les statues et les allées, se délassant ainsi de longues séances de pose avec une clientèle parfois capricieuse.
René Bégué (1887-1987), est à l'origine de Rébé, dont les broderies vont alimenter les créateurs dans le domaine de la haute couture pendant plus d'un demi siècle. René Bégué est un dessinateur de grand talent et un coloriste génial, animé par le goût du faste qui a appris son métier auprès de Poiret et Paquin. Andrée Pichard, que René rencontre au début des années 1920 et qui deviendra son associée et sa femme, a commencé sa carrière comme modiste et possède une excellente connaissance des tissus et a un don particulier pour un agencement et désinhibé des matières. Ensemble ils forment un duo exceptionnel qui va irriguer les plus grandes maisons de haute couture de créations éblouissantes. Rébé est une véritable pépite de la haute couture et du patrimoine textile français, encore inconnu du grand public mais dont le nom résonne comme un mythe chez les couturiers, plus de cinquante ans après la fermeture de l'atelier. En étudiant les croquis, échantillons, les photographies, les modèles conservés dans les archives privées et publiques, l'auteur, Nadia Albertini, retrace pour nous cette histoire fascinante. Pour cela, elle a puisé ses sources dans les magazines de mode de l'époque (Vogue, L'Officiel de la Mode, Harpers' Bazaar, etc.), dans les archives laissées par Rébé au musée des Arts Décoratifs de Paris, au musée du Pays rabastinois, dans celles conservées par les maisons Balenciaga, Dior, Fath, Givenchy, Lanvin, Roger Vivier, Swarovski, Yves Saint Laurent... Nadia Albertini est historienne de la Mode. Elle-même brodeuse, elle collabore avec les plus grandes maisons de couture actuelles... Les recherches qu'elle a menées sur Rébé depuis presque vingt ans l'ont également conduite à rencontrer neuf des anciens collaborateurs du maître brodeur. Leurs témoignages nous plongent dans l'ambiance des ateliers des métiers d'art de l'époque et nous éclairent sur les méthodes et techniques uniques en usage alors.