Chénouté (IVe-Ve siècle), abbé du grand monastère de Haute-Egypte connu sous le nom de "monastère Blanc" et écrivain copte par excellence, a composé neuf tomes de sermons de discipline monastique, appelés Canons. Comme tous les manuscrits de la bibliothèque du monastère, dispersés après leur découverte à la fin des années 188o, ces volumes ne nous sont parvenus qu'à l'état très fragmentaire. Le Canon 8 constitue une heureuse exception, puisqu'un exemplaire datable du voie siècle, et présent dans les collections de l'Ifao depuis plus de cent ans, se trouve presque intégralement conservé. C'est la description de ce manuscrit, son édition et la traduction des différents sermons qu'il contient, ainsi que la reproduction en couleurs de toutes les pages conservées au Caire, qui font l'objet de cette publication. L'accès à ce témoin précieux devrait intéresser tout autant les historiens du livre et les spécialistes de langue copte, que les historiens de ce monachisme égyptien dont Chénouté fut l'un des représentants les plus passionnés, mettant à le servir toutes les ressources d'une rhétorique enflammée et subtile.
Nombre de pages
775
Date de parution
25/11/2013
Poids
3 050g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782724706178
Titre
Le Canon 8 de Chénouté. 2 volumes
Auteur
Boud'hors Anne
Editeur
IFAO
Largeur
210
Poids
3050
Date de parution
20131125
Nombre de pages
775,00 €
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Résumé : On ignore trop souvent que l'Egypte et ses déserts furent à l'origine des premières fondations monastiques en France, Saint-Victor de Marseille et Saint-Honorat des îles de Lérins, aux IVe et Ve siècles. Quand les savants européens, à partir du XVIIe siècle, dans leur quête des versions orientales du texte biblique, commencèrent à faire rechercher activement au Levant des manuscrits en toutes langues, ils portèrent au copte une attention particulière. De toutes les aventures spirituelles et intellectuelles qui unirent la France et l'Egypte, et continuent de le faire, la Bibliothèque nationale de France est un témoin privilégié. Elle conserve un fonds de manuscrits comprenant près de deux cents numéros d'inventaire, où les fragments offrent un intérêt au moins égal à celui des textes complets. Ce fonds, d'une grande variété littéraire et linguistique, couvre, du IVe au XIXe siècle, un vaste champ chronologique. Il témoigne d'une tradition liturgique et artistique originale qui s'est maintenue depuis le IIIe siècle en s'adaptant aux changements politiques et sociaux. C'est aussi en partie grâce à ces documents que s'est répandue en Europe la connaissance de la langue copte, qui joua un rôle majeur dans le déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion. A travers plusieurs textes de présentation et près de soixante notices illustrées en couleur - textes bibliques, livres liturgiques, ?uvres homilétiques et traités grammaticaux -, ce livre fait le point sur une collection d'un intérêt exceptionnel où se côtoient fragments de manuscrits très anciens, trésors de l'enluminure et ornementation plus naïve, vestiges d'une littérature monastique haute en couleurs, témoins d'une liturgie devenue bilingue (copte-arabe) : pages d'Egypte peu connues, dont nous sommes loin encore d'avoir exploré toutes les richesses.
La présente publication propose l?édition d?une centaine d?ostraca et de papyrus provenant du Topos de Saint-Marc à Thèbes, établissement copte situé sur la rive gauche thébaine. L?étude de cette documentation permet d?apporter de nouveaux éclairages sur le dossier de Saint-Marc, et de mieux comprendre les relations et les courants de circulation unissant les différents sites monastiques et/ou ecclésiastiques de la région thébaine.
La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire. La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara ; elle a été conçue à la dernière époque glorieuse de la ville, au deuxième siècle ap. J.-C. La façade nord est réservée à Horus, le passage à Hathor ; quant à la façade sud, elle constitue une source exceptionnelle sur les mystères d'Osiris. Les figurines végétales, y apprend-on, étaient préparées dans l'enceinte du domaine d'Horus, puis transférées dans la nécropole d'Osiris située quelque sept cents mètres plus loin dans le désert. Les textes, empruntés aux archives osiriennes, apportent beaucoup sur l'histoire et l'archéologie du site.