Le guetteur invisible. L'imaginaire du regard dans l'oeuvre d'Alexandre Papadiamantis
Bouchet René
EUD
18,00 €
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EAN :9782364411739
Alexandre Papadiamantis (1851-1911) est considéré comme le premier grand prosateur de la littérature grecque moderne. Son oeuvre se compose de trois romans et de cent quatre-vingts nouvelles. Elle s?inscrit dans une période où, pour répondre à une recherche d?identité et d?authenticité culturelles qui commence à se faire jour dans une Grèce soumise aux modèles occidentaux depuis son indépendance récente, les écrivains délaissent le romantisme et se tournent vers l?étude des moeurs populaires. Dans cette attention nouvelle que les intellectuels de son pays portent à la vie de leur peuple, dans cette prose d?observation que les Grecs nomment "éthographie", Papadiamantis trouve l?occasion d?exprimer et de sublimer son angoisse du regard d?autrui. Cet essai s?attache à retrouver le cheminement qui lui a permis de découvrir dans la peinture d?une société en proie à la tyrannie de la surveillance - en particulier celle de la communauté villageoise de Skiathos, son île natale - un dépassement de ce douloureux tourment personnel. La pratique et le statut d?écrivain observateur l?ont finalement conduit à l?élaboration d?une représentation de soi comme "guetteur invisible", symboliquement hors de portée d?une curiosité publique détournée vers une oeuvre-miroir de ses propres travers.
Nombre de pages
242
Date de parution
01/04/2016
Poids
385g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782364411739
Titre
Le guetteur invisible. L'imaginaire du regard dans l'oeuvre d'Alexandre Papadiamantis
Auteur
Bouchet René
Editeur
EUD
Largeur
150
Poids
385
Date de parution
20160401
Nombre de pages
242,00 €
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La principauté de Morée ou d'Achaïe (1205-1430) a été le plus durable des Etats latins fondés à la suite de la quatrième croisade et de la prise de Constantinople par les croisés. La version grecque de la Chronique de Morée, dont il existe trois autres versions (en français, en italien et en aragonais) sensiblement différentes les unes des autres, raconte avec nostalgie les principaux événements de la période la plus glorieuse de cette domination française sur le Péloponnèse, celle de la conquête et du règne des Villehardouin. Cette chronique, écrite au XIVe siècle en langue vulgaire et en vers de quinze syllabes faits pour être récités, est aussi l'une des premières ?uvres d'une littérature grecque moderne qui commence à se faire jour à côté de la littérature byzantine écrite en langue savante.
Résumé : Parmi les ?uvres de fiction qu'a produites la littérature européenne au Moyen Âge, les romans grecs écrits en langue vulgaire et en vers de quinze syllabes sont restés voués à une regrettable obscurité, faute de traductions en français et dans la plupart des langues modernes. Ces ?uvres dues à des auteurs anonymes de l'époque des Paléologues (XIIIe-XVe siècles) - romans de chevalerie et romans à sujet antique - continuent la tradition romanesque locale, qui va du roman sophistique de l'Antiquité au roman byzantin de l'époque des Comnènes (XIIe siècle), mais la conjuguent avec l'apport des romans médiévaux écrits en ancien français, auxquels ils empruntent parfois leur sujet. Ils doivent aussi, sans doute, à l'épopée de " Digénis Akritas ", et participent à la naissance d'une littérature orale que la culture savante de Byzance ignorait, mais que la Grèce ne cessera dès lors de cultiver. Ils sont le produit de la rencontre entre les civilisations hellénique et latine qu'a suscitée, après la prise de Constantinople en 1204, l'installation durable des croisés sur certains territoires de l'Empire byzantin démembré.
Résumé : Les satires et les parodies constituent un domaine méconnu au sein d'une littérature byzantine dont on a surtout lu et commenté la production savante des historiens, philosophes et théologiens. Certaines d'entre elles, dont le présent ouvrage propose une anthologie, ont été écrites en langue vulgaire entre le XIIe et le XVe siècle et figurent ainsi parmi les premières oeuvres de la littérature grecque moderne. Elles nous font découvrir des aspects ignorés de la vie quotidienne de cette civilisation, comme les déboires conjugaux d'un poète famélique, les vexations infligées à un jeune moine dans son monastère de Constantinople, les milieux du jeu et de la prostitution dans la Crète vénitienne, et nous révèlent que la fantaisie et la dérision y avaient toute leur place. Elles montrent que la culture byzantine tardive était un univers non pas clos, uniquement replié sur son héritage antique, mais ouvert à des formes de pensée et d'écriture communes à tout le Moyen Age européen. Le lecteur français trouvera dans ce recueil des textes que l'on peut rapprocher des fabliaux, du Roman de Renart, ou des poèmes de Rutebeuf.
Le double visage de Nikos Kazantzaki, écrivain attaché à son île natale, la Crète, et identifié à son pays, la Grèce, mais éternel voyageur et créateur dans son Odyssée d'un Ulysse qui ne se satisfait pas de son retour à Ithaque et choisit, comme son auteur, un exil définitif, interroge sur la complexité de son rapport à l'espace, en particulier sur la dialectique de l'enracinement et du déracinement qui traverse son oeuvre. Cet essai se propose de retrouver dans ses principaux écrits les traces d'un cheminement qui conjugue la fidélité à l'origine et le désir de parcourir le monde, mais qui n'a qu'une seule boussole : la liberté. Il tend à montrer que cette conquête de la liberté, valeur suprême revendiquée par l'écrivain, s'accompagne, parce qu'elle suppose de répondre à l'appel de l'ailleurs, d'un compromis difficile avec l'attachement à l'île qui l'a vu naître.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.