
L'Homme descend de l'ourse
Serge Bouchard est un orignal. Il a la couenne dure, le cou puissant, le sabot obstiné. Il est de ce cuir dont on fait les bêtes lumineuses. S'il sait aller le nez en l'air, humant l'air du temps, dire d'où vient le vent et ce qu'il emportera, il préfère observer le sol. Il y trouve des indices, des pistes, des fragments qu'il emmagasine, des brindilles qu'il tisse d'un sens nouveau. Mais là où il excelle, c'est quand il creuse. L'humus riche des habitudes enfouies le ravit, il plonge un sabot gourmand dans ces débris, se réjouit de leur odeur étrange et familière à la fois. Immanquablement, il s'enfonce dans les bois opaques et en ramène des morceaux choisis. C'est qu'il sait caller, l'orignal. Marie-France Bazzo (extrait de la préface) ?? ?? ?? ?? 2
| Nombre de pages | 226 |
|---|---|
| Date de parution | 06/05/2015 |
| Poids | 218g |
| Largeur | 126mm |
| EAN | 9782764601402 |
|---|---|
| Titre | L'Homme descend de l'ourse |
| Auteur | Bouchard Serge |
| Editeur | BOREAL |
| Largeur | 126 |
| Poids | 218 |
| Date de parution | 20150506 |
| Nombre de pages | 226,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Confessions animales. Bestiaire, Tome 2, avec 1 CD audio
Bouchard SergeTous n'avaient pas été entendus. La baleine au long cours et le grand duc des grands-duchés, l'urubu à tête rouge et le vison de Mina, chacun voulait prendre part au concert. Comme il l'avait fait pour l'écriture de son premier bestiaire, Serge Bouchard a donc prêté l'oreille, une oreille fine, aux bêtes qui voulaient parler. C'est le propos du Bestiaire II : ajouter d'autres voix au concert nord-américain du règne sauvage. De tous les coins du pays, les artistes s'amènent avec leurs pinceaux, leurs totems, leur fougue, leurs nostalgies. Ils sont inuit, ojibway, innu, salish, kwakwaka'wakw, ils sont de l'Abitibi, de l'Ontario, de Montréal. Autour du conteur, les figures animales prennent vie : fourrures flamboyantes, plumes festives, ailes de cristal.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,99 € -

Un café avec Marie
Bouchard SergeLes quelques 70 textes qui composent ce recueil pourraient s'appeler des " micro-essais ", d'abord parce qu'ils ont été écrits pour la radio, et aussi par leur brièveté, c'est-à-dire de leur prose aussi dense, économique et précise que possible. Mais avant tout, ce recueil est un livre d'amour et de deuil, tout entier placé sous le signe de Marie, la compagne trop tôt disparue. " Nous prenons ce bon café, le premier du matin, nous établissons ensemble le plan de la journée, de la semaine. [... ] Marie mange des oeufs à la coque avec des mouillettes. Nous voudrions tous les deux que ce moment dure, nous voudrions abolir le futur. [... ] Plus rien n'existe que cet instant, que cette scène où nous discutons, Marie et moi, en buvant notre tasse de café. Mais le meilleur, c'est quand elle ne dit mot, quand je garde moi-même le silence, et que nous nous entendons penser, elle dans ma tête et moi dans la sienne. " - Serge Bouchard Les quelque soixante-dix textes qui composent ce nouveau recueil de Serge Bouchard pourraient s'appeler des " micro-essais ", d'abord parce qu'ils ont été écrits pour la radio de Radio-Canada, et aussi en raison de l'exigence artistique qui les inspire, celle de la brièveté, c'est-à-dire d'une prose aussi dense, économique et précise que possible, et qui possède en même temps le pouvoir d'évocation de la poésie. Mais avant tout, ce recueil est un livre d'amour et de deuil, tout entier placé sous le signe de Marie, la compagne trop tôt disparue, dont la présence (ainsi que l'absence) colore chaque page, chaque phrase, chaque évocation. Non pas qu'il y soit toujours question d'elle, loin de là ; comme toujours chez Serge Bouchard, c'est de notre vie quotidienne, de notre monde, de notre passé, de la nature autour de nous qu'il est question, et en particulier de tout ce que nous ne voyons pas et que seul le regard affûté du poète anthropologue sait nous faire découvrir. Mais Marie est toujours là, tout près, en arrière-plan, dans la pièce d'à côté, en quelque sorte, et c'est dans son regard et son esprit à elle que tout se déploie, autant que dans ceux de son compagnon qui tient la plume.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,00 €
Du même éditeur
-

Les bonnes personnes
Papineau VéroniqueRésumé : Charlotte et Paul se sont aimés, mais la rupture a été inévitable : Paul était marié. Les deux amants tentent de continuer leur vie, malgré les blessures que cette aventure leur a infligées. Charlotte espère oublier sa peine et trouver l'amour auprès d'un collègue de travail. Paul essaie de reprendre sa vie conjugale et familiale là où il l'avait laissée. Cependant, la réalité les rattrape. Charlotte s'aperçoit que sa nouvelle relation n'est qu'un cul-de-sac. Quant à Paul, en vacances au bord de la mer avec des amis, il s'amourache malgré lui de la jeune gardienne, et ne peut que constater l?échec de son mariage. Après un recueil de nouvelles fort bien accueilli par la critique (Petites histoires avec un chat dedans [sauf une]), Véronique Papineau publie un premier roman. On y retrouve le ton incisif de ses nouvelles et un regard lucide et parfois amusé sur l'amour et la trahison. La romancière nous donne accès au point de vue de Charlotte et à celui de Paul, qui n'ont pas toujours la même version de leur histoire...Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER17,00 € -

L'interculturalisme. Un point de vue québécois
Bouchard GérardRésumé : La prise en charge de la diversité ethnoculturelle représente un défi pour toutes les nations démocratiques. La réflexion québécoise, sur ce plan, n'est pas récente et elle a fait montre de dynamisme et d'originalité. Elle est d'ailleurs souvent citée en exemple un peu partout dans le monde. Le sociologue et historien Gérard Bouchard propose ici sa vision de l'interculturalisme comme modèle d'intégration et de gestion de la diversité ethnoculturelle considérée sous toutes ses formes : la diversité qui est apportée par les immigrants, celle des minorités et celle de la majorité. En proposant un exposé clair et exhaustif de ce qu'est l'interculturalisme, en soulignant ce qui le distingue du multiculturalisme et en répondant aux diverses objections qui ont été soulevées à son sujet, Gérard Bouchard veut contribuer à mieux définir cette notion encore trop souvent mal comprise.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER21,00 € -

Depuis toujours
Gagnon MadeleineRésumé : Née à Amqui, Madeleine Gagnon se souvient avec enchantement de son enfance entourée d'une nature rayonnante, au sein d'une vaste famille qui oeuvre dans la forêt et sur la terre, gens droits et fiers, mais sur l'esprit desquels règne encore indûment tout ce qui porte soutane. L'entrée au pensionnat marque le début des grandes aventures intellectuelles et la naissance d'un profond refus qui commence à creuser ses sillons. Refus qui tranquillement remontera à la surface pendant les études en Europe, pour éclater quand la jeune femme rentrera dans un Québec méconnaissable. Marx a remplacé Claudel. La psychanalyse accompagne et favorise la venue à l?écriture, et l'oeuvre surgit sous forme d'un torrent. En même temps que la femme connaît la douleur et l?éblouissement de l'enfantement, l'exaltation amoureuse et les tourments du désamour. Madeleine Gagnon raconte aussi les amitiés, primordiales, avec Annie Leclerc, Christiane Rochefort, entre autres. Les luttes féministes, avec tous les rêves et toutes les déchirures qu'elles portent. Le temps qui transforme tout, la disparition des parents. Les nouvelles passions, qui seules nous permettent de continuer la route, comme celle de comprendre le lien cruel et mystérieux qui unit les femmes et la guerre.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER21,50 € -

Un promeneur en novembre
Archambault GillesRésumé : "Je sais que je suis détruit", se dit un vieil homme qui se promène dans les rues de Montréal un jour de novembre. "Détruit, on le devient peu à peu. Pour cela, il suffit de vivre". Les dix-sept nouvelles qui composent ce recueil sont autant de variations sur cet unique thème, cette unique vérité que l'auteur emprunte à Miguel Torga : "Exister, c'est perdre, petit à petit". Et perdre, c'est être seul, de plus en plus. Pourtant, nul désespoir dans ces pages, pas même de révolte ni de cynisme. Plutôt, l'acceptation lucide et modeste de l'inévitable, forme ultime de la dignité et de la beauté. Car chaque personnage a beau éprouver pour lui-même le sentiment (la certitude) de sa propre défaite et de la solitude grandissante où l'existence l'a jeté, cette défaite et cette solitude n'empêchent pas que subsiste toujours, quelque part, une dernière lueur, une dernière tendresse, un dernier souvenir de bonheur. La destruction est inéluctable, certes, l'ironie de la vie est tantôt cruelle, tantôt risible, mais il arrive aussi que le naufrage ne soit pas sans douceur...Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,00 €


