Qu'attendre d'un film fait "avec" les filmés ? Comment ceux-ci entrent-ils dans l'écriture d'un récit ? Comment certains films réalisés sur une longue période dans des situations complexes d'exclusion, de relégation, d'enfermement accueillent-ils l'écriture fictionnelle ? Pour approfondir ces questions qui, depuis Flaherty, traversent les pratiques du cinéma documentaire, nous avons souhaité mener une enquête auprès de cinéastes et de leurs "acteurs" auxquels nous avons proposé de documenter ce qui trame le réel de leur rencontre, ce qui de leurs vies donne forme au film. Cette réflexion sur les "mises en commun" entre ceux qui filment et ceux qui sont filmés s'inscrit dans la continuité des ateliers menés en 2015 et 2016 pendant les Etats Généraux du film documentaire de Lussas, intitulés "La fable documentaire" et "Les bonnes manières" qui portaient attention à la fonction de fabulation au cinéma. Ainsi les films dont se fait l'écho ce numéro de La Revue Documentaires consacré au film comme forme de vie ? se tiennent au plus prés des vies ordinaires, au moment où elles s'emparent du cinéma pour tenter de décoller des contraintes du monde et dans cet écart ainsi construit trouver matière à rébellion, mise en mouvement d'une vie, acte premier du cinéma. Par la diversité des textes récoltés ce numéro aide à mieux comprendre la double expérimentation qui se joue dans ces films : celle de décrire les vies sans leur imposer une forme qui leur préexiste, et conjointement, celle de tenir ces vies suffisamment à distance dans le respect des secrets des existences fragiles et vulnérables. Ces films cherchent ailleurs. A montrer des formes de vie assumées, à les réfléchir, à en détourner les images, à désynchroniser les sons, à les réutiliser, à les citer, à les reprendre encore, en les déplaçant. Egalité visée des vies capable de délier les corps corsetés dans des images déjà excessives, pour laisser place au jeu, avec le monde. Un cinéma de l'essai quia pour ambition d'accroître la conscience de ce qui se débat.
Nombre de pages
221
Date de parution
15/08/2018
Poids
320g
Largeur
145mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782954700632
Titre
La Revue Documentaires N° 29, août 2018 : Le film comme forme de vie ?
En 2019, rien ne semble se passer en dehors du nuage. Quelque part dans le brouillard vaporeux, au coeur de la fourmilière frénétique, du cinéma documentaire se fabrique. Enfantés par le mariage du cloud et du web (autant dire du nuage et de la toile), les films documentaires prennent des formes inédites, métisses, recousues et un peu monstrueuses. Parfois peu reconnaissables - déguisés sous des couches de vidéos YouTube low-tech, maquillés par des filtres à selfie - des films "documentaires" s'acharnent à interroger les remous turbulents qui mêlent images et réalité(s). Les travaux documentaires que nous présentons dans ce numéro 30 de La Revue Documentaires nous donnent des prises pour comprendre les nouveaux environnements techniques dans lesquels nous sommes immergés. Ces expériences filmiques nous suggèrent des gestes critiques, attentionnés et soutenables, pour mieux vivre dans les nuages. Alice Lenay & Jacopo Rasmi.
Résumé : Embarquez pour la côte Amalfitaine avec ce roman à énigmes ensoleillé et son héroïne irrésistible. Romancière à succès, Eleanor Dash a des envies d'homicide. Et elle a de bonnes raisons pour ça. Après s'être trouvée mêlée malgré elle, quelques années plus tôt, à une affaire criminelle en Italie avec un beau détective, Connor Smith, elle a entrepris de raconter leur aventure dans un livre qui est très vite devenu un best-seller. Depuis, Connor, devenu un héros pour les lecteurs et, surtout, les lectrices, ne cesse de pourrir l'existence d'Eleanor. Mais alors qu'elle songe sérieusement à se débarrasser de cet importun, quelle n'est pas sa surprise d'entendre Connor lui dire... que quelqu'un essaie de le tuer ! Et qu'il a besoin de son aide pour savoir qui veut attenter à sa vie. Alors que nos héros sont de retour en Italie, accompagnés de quelques fans amateurs de romans policiers, il apparaît bientôt que certains d'entre eux, à l'image d'Eleanor, ont de solides raisons de vouloir tuer l'infortuné Connor. C'est avec beaucoup de charme et d'intelligence que Catherine Mack s'empare ici d'une intrigue à la Agatha Christie pour nous en donner une version diablement contemporaine, pleine d'humour et de suspens.
Le projet de cet ouvrage collectif est né suite à un colloque de l'association " Réseau Ingenium " qui s'est tenu en décembre 2009 sur les pratiques de modélisation dans les activités des ingénieurs, co-organisé par la Maison de la Recherche sur les Pratiques Professionnelles au Conservatoire National des Arts et Métiers (Mrpp-Cnam), coordonnée par Marie-Laure Vitali et dirigée par Jean-Marie Barbier. Les pratiques de modélisation sont apparues progressivement comme un coeur de métier de l'ingénieur. Leur évocation renvoie le plus souvent à des représentations où les aspects techniques et méthodologiques ont le devant de la scène. Cependant, ce sont avant tout, comme toutes pratiques, des activités humaines et sociales, d'où la nécessité de clarifier l'intelligibilité de ces pratiques, de leurs enjeux et des conséquences afférentes. Les chapitres du présent ouvrage approfondissent les thématiques développées lors du colloque, abordant dans une première partie différents champs de pratiques professionnelles concernées par la modélisation, interrogeant dans une seconde partie certains enjeux épistémologiques sous-jacents, puis se concentrant dans une troisième partie sur des conséquences en termes de formation, avec une focale principale mais non exclusive sur les contextes des ingénieurs.
Le pape Benoît XVI rappelait, dans Dieu est amour, que " le Cantique des Cantiques est devenu, dans la littérature chrétienne comme dans la littérature juive, une source de connaissance et d'expérience mystique, dans laquelle s'exprime l'essence de la foi biblique ". En filigrane de ce poème, c'est le grand rêve de l'homme - s'unir à Dieu, ne faire plus qu'un avec lui - qui se joue. Dans le contexte biblique, cette unification n'aboutit pas pour autant à une dissolution dans l'océan anonyme du divin. Elle conserve jusqu'au bout la distinction des partenaires, que symbolise la différence homme-femme. Jean-Marc Bot propose une traduction versifiée. Son commentaire-méditation cherche à entendre, dans le dialogue du poème, la parole du bien-aimé comme venant du Christ, pour alimenter une réponse priante qui s'inspire des paroles de la bien-aimée.
Une exploration des questions et des enjeux soulevés par lécriture et la mise en scène des films à caractère scientifique. Du statut de limage porteuse dun discours scientifique aux comparaisons entre les techniques de réalisation anglo-américaines et françaises, du travail de lauteur face à un sujet complexe, aux "non-filmables ? " et aux tabous de la recherche... Est reposé un double problème : le statut du cinéma dans ce quon nous donne à voir, et celui des citoyens que nous sommes face à un avenir incertain.
A lheure où le Centre National du Cinéma veut baisser le montant des subventions apportées aux documentaires de création coproduits avec les chaînes locales, nous avons voulu jeter la lumière sur la richesse, la diversité, et limportance capitale de cette production pour la vie du cinéma documentaire en France.