Il n'y a que la grammaire qui puisse nous contraindre à fragmenter le temps en séquences s'échelonnant sur une frise supposée chronologique, il n'y a que la norme pour nous condamner à figer l'avant, l'après, le présent simple ou le passé composé. La littérature heureusement redonne au temps sa texture et son épaisseur, déplie nos récits et fait scintiller nos vies. La poésie à l'oeuvre dans ce recueil bouscule le sens, maltraite la conjugaison, égratigne les mots pour faire entendre ce que, dans les récits des jeunes sur leur temps, fait fiction. Les mots se détournent pour trouver la voie du sens et l'oralité résonne à tous crins. L'auteur, en serviteur des mots et maître facétieux des horloges, s'est donné comme mission de requestionner les diktats du temps, les conformités et injonctions relatives à l'âge de nos artères. Il émane de chaque segment de texte une parole vive, vivace, un cri de révolte et un morceau d'utopie. C'est l'unique temps du récit, un intemporel !
Nombre de pages
196
Date de parution
15/09/2023
Poids
270g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782957799060
Titre
Récitemps. Matières à théâtraliser
ISBN
2957799065
Auteur
Boscher Eric ; Bretzner Martin ; Rubini Stéphanie
Editeur
ONDE THEATRALE
Largeur
150
Poids
270
Date de parution
20230915
Nombre de pages
196,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Magdalena a 16 ans, elle sort de l'hôpital, la rage au ventre. La haine qu'elle éprouve ne concerne pas l'enfant qu'elle porte, mais l'annonce de la grossesse ravive la violence destructrice de la jeune fille envers Martha. Sur quatre années, Magdalena va attaquer les bienséances familiales. Son parcours s'échafaudera petit à petit, en crescendo, jusqu'à endosser un personnage aux cheveux rouges. Pour elle, tout se jouera dans le réel, celui des ruptures et des passages à l'acte. En perdra-t-elle la raison ... Au cours de son périple, l'adolescente retrouvera les traces de son passé. Elle rencontrera la famille d'accueil qui l'a éduquée puis elle disparaîtra pour connaître ses origines. Seul Jimmy s'intéressera à elle... "Les Cheveux Rouges" est un roman psychologique. Son contexte est actuel et documenté. L'histoire est construite comme une énigme où chacun détient une part de vérité. L'adoption en toile de fond crée l'intrique. Elle est propre à la fiction, sans volonté d'exemplarité.
Pohlmeier Arne ; Dalton Sam ; Hélie Claire ; Laera
Nous sommes en mars 2022 à Canterbury. La guerre s'est déclarée aux portes de l'Europe. Des étudiant·e·s français·es et britanniques créent ensemble une performance pour rappeler l'urgence qu'il y a à sauver les vies durablement et tragiquement affectées par le dérèglement climatique. Dirigé·e·s par l'artiste allemand Arne Pohlmeier, les jeunes comédien·ne·s font entendre leurs langues et de leurs différences surgit l'unité d'un choeur qui, tour à tour, incarne un monde délabré, un système qui se cherche et une communauté qui appelle à se reconstruire sur de nouvelles bases. Triptyque dont les deux premiers tableaux dessinent l'individualisme et le deuil et se conclut sur un hommage à Pina Bausch, ode à l'action collective. La pièce se révèle être dans le temps de sa création, plus que jamais, un manifeste pour la paix, et un hommage au vivant.
Nous sommes en pleine pandémie. La population est confinée. Les étudiant·e·s suivent leurs cours en distanciel et sont privé·e·s de vie sociale. Seul·e·s quelques élèves privilégié·e·s peuvent se rendre au conservatoire chaque semaine pour faire du théâtre et jouer. Mais jouer dans ces conditions n'est pas si simple et le conservatoire se fait l'écho de débats vieux comme le monde sur la fonction de l'art dans la cité. Tandis qu'au-dehors la violence gronde, l'actualité révèle le sordide et les hommes cherchent à conjurer l'angoisse en inventant des réponses. Un acteur de la troupe, Matéo, traverse la pièce tel un fantôme, victime d'un méchant virus qui s'attaque aussi aux âmes jeunes.
Defacque Gilles ; Clarard Pierre ; Rosencrantz Ale
Les Clowns entrent dans le monde du sans-contact. Iels errent sur une piste numérique, en quête d'un regard, d'un rire, d'un silence grave ou chaleureux, pauvres moucherons, iels cognent leur nez contre la vitre des écrans tactiles ! Et dans le chapiteau battu aux quatre vents sur un rond-point encore jaune, Monsieur Loyal et Auguste, petits bouts d'humains, pataugent dans les Conflits sans fin... Le Théâtre est un drôle d'animal - surfant sur la corde entre l'écrit et l'oral - Ici dans ce contexte - plaisir de donner corps à ce qui s'écrit à chaud et plaisir de voir imprimé ce qui se dit à l'écrit...
Il y a du feu et du pourri, il y a du goût pour les mots et du jeu avec la langue dans ce récit. Parce que l'autrice s'est donnée comme parcours celui d'explorer les désirs, de tenter d'en extraire des natures, des formes, de s'en approcher avec tous les pluriels nécessaires. Le texte décline en prose et poésie, sans rime et avec, en rire et avec sincérité les multiples méandres qu'emprunte le désir pour venir jusqu'à nous. A partir de ce matériau brut et cash, Amandine Dhée a composé une joyeuse partition qui fait entendre la diversité de toutes ces voix et nous invite à découvrir, au fil de la lecture, ce qui constitue la singularité de chacun·e. Dans cette rencontre avec iels, en chemin, il se pourrait bien que nous nous reconnaissions un peu, beaucoup, à la folie ou pas du tout !