Il y a du feu et du pourri, il y a du goût pour les mots et du jeu avec la langue dans ce récit. Parce que l'autrice s'est donnée comme parcours celui d'explorer les désirs, de tenter d'en extraire des natures, des formes, de s'en approcher avec tous les pluriels nécessaires. Le texte décline en prose et poésie, sans rime et avec, en rire et avec sincérité les multiples méandres qu'emprunte le désir pour venir jusqu'à nous. A partir de ce matériau brut et cash, Amandine Dhée a composé une joyeuse partition qui fait entendre la diversité de toutes ces voix et nous invite à découvrir, au fil de la lecture, ce qui constitue la singularité de chacun·e. Dans cette rencontre avec iels, en chemin, il se pourrait bien que nous nous reconnaissions un peu, beaucoup, à la folie ou pas du tout !
Nombre de pages
144
Date de parution
15/09/2022
Poids
200g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782957799022
Titre
Cramoisir. Micro-fictions sur le désir
ISBN
2957799022
Auteur
Dhée Amandine ; De Ridder Lison ; Bordet Régis
Editeur
ONDE THEATRALE
Largeur
150
Poids
200
Date de parution
20220915
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le meilleur moyen d'éradiquer la mère parfaite, c'est de glandouiller. Si faire voeu d'inutilité est déjà courageux dans notre société, pour une mère, c'est la subversion absolue. Le jour où je refuse d'accompagner père et bébé à un déjeuner dominical pour traîner en pyjama toute la journée, je sens que je tiens quelque chose". D'une écriture débordante d'ironie, Amandine Dhée évoque la maternité et cherche une alternative au rôle que la société voudrait lui assigner. Un livre désopilant qui écorne le fantasme idéalisant les femmes enceintes et mères parfaites.
D'une manière incroyablement subtile et intelligente, Amandine Dhée, en partant de sa découverte et de son expérience personnelle du désir, élargit le propos et acquiert par là-même une résonance universelle. C'est lucide et parfois grinçant. C'est beau et réjouissant aussi, cette ode à la liberté et cet appel à résister aux injonctions, quelles qu'elles soient.
Jeune adulte, aujourd'hui écrivaine, la narratrice s'interroge sur l'histoire qui l'a façonnée avec laquelle elle doit encore composer aujourd'hui. Elle se remémore les épisodes marquants de sa vie tout en questionnant ses choix les plus récents. Et puis ça fait bête d'être triste en maillot de bain pourrait bien être le parcours d'une émancipation à travers les âges et les usages. Une confrontation aux codes déterminés, inculqués pour le bien-être de chacun à l'école, dans la famille ou encore dans le monde du travail et qui, selon Amandine Dhée, s'avèrent ressembler davantage à des promesses désespérées et mensongères plutôt qu'à un réel cheminement épanouissant. Et ça commence à la naissance, premier chapitre, où déjà le regard des autres pèse : "Elle est laide, aurait dit ma grand-mère lorsque je suis venue au monde". Le lecteur suit à la fois le parcours de la narratrice dans une histoire qu'elle souhaite faire sienne et sa réflexion à propos d'une écriture naissante, qui s'affirmeront simultanément. L'enfant devient l'adulte que la narratrice a choisi d'être. Souvent bref, les chapitres s'enchaînent avec la force évocatrice d'un Haïku. Quelques mots suffisent à Amandine Dhée pour installer le décor et la complexité des sentiments. On retrouve l'humour piquant qu'on connaissait de ses précédents ouvrages.
Dans ce roman de la ville composé de courtes histoires, Amandine Dhée passe au crible les comportements humains en milieu urbain. Avec ce ton décalé et cet humour parfois corrosif qui lui sont propres, elle décortique les situations absurdes auxquelles sont confrontées la plupart des citadines.
Pohlmeier Arne ; Dalton Sam ; Hélie Claire ; Laera
Nous sommes en mars 2022 à Canterbury. La guerre s'est déclarée aux portes de l'Europe. Des étudiant·e·s français·es et britanniques créent ensemble une performance pour rappeler l'urgence qu'il y a à sauver les vies durablement et tragiquement affectées par le dérèglement climatique. Dirigé·e·s par l'artiste allemand Arne Pohlmeier, les jeunes comédien·ne·s font entendre leurs langues et de leurs différences surgit l'unité d'un choeur qui, tour à tour, incarne un monde délabré, un système qui se cherche et une communauté qui appelle à se reconstruire sur de nouvelles bases. Triptyque dont les deux premiers tableaux dessinent l'individualisme et le deuil et se conclut sur un hommage à Pina Bausch, ode à l'action collective. La pièce se révèle être dans le temps de sa création, plus que jamais, un manifeste pour la paix, et un hommage au vivant.