Vous avez ainsi dEfini la tradition en rEpondant ? ceux qui la considËrent comme un poids mort, lourd et inutile ? traÓner : "La tradition, ce n'est pas ce qui est mort ; c'est, au contraire, ce qui vit ; c'est ce qui survit du passE dans le prEsent ; c'est ce qui dEpasse l'heure actuelle ; et de nous tous, tant que nous sommes, ce ne sera, pour ceux qui viendront aprËs nous, que ce qui vivra plus que nous". La connaissance de nos origines nous aide ? comprendre notre destin, et nous ne pouvons Ítre heureux et bienfaisants qu'en nous dEveloppant dans la direction de nos sensibilitEs naturelles, et en acceptant de prendre rang dans la chaÓne des gEnErations qui rattache le passE ? l'avenir. Loin de comprimer nos puissances d'agir, la famille et le sol natal leur impriment une direction. Je me souviens de m'Ítre passionnE, en lisant Le Play, pour cette famille MElouga, qui dEfendit avec acharnement son patrimoine, parce qu'elle confondait son histoire avec celle de la terre. J'avais rencontrE en Savoie tant d'aventures semblables ! Mais la terre et les morts qui prEparent notre sensibilitE, nous les emportons dans notre coeur, si nous avons puisE dans la tradition l'essentiel, c'est-? -dire l'honneur et cette force de vivre que communique le sentiment de la durEe incarnE dans la famille. J'ai tentE, dans les Roquevillard, d'illustrer ces faits d'observation. En l'accueillant ? la Revue des Deux Mondes, vous avez donnE ? cet ouvrage, mon cher maÓtre, l'appui de votre approbation, et je dEsire vous exprimer ici la fiertE et la gratitude que j'en Eprouve.
Nombre de pages
230
Date de parution
21/11/2023
Poids
365g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9791041976287
Titre
Les roquevillard
Auteur
Bordeaux Henry
Editeur
CULTUREA
Largeur
170
Poids
365
Date de parution
20231121
Nombre de pages
230,00 €
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La Maison" de Henry Bordeaux est un roman qui explore les thèmes de la famille, de l'amour et de l'héritage. L'histoire tourne autour de la famille Desprez, dont la maison familiale est le centre de leur vie depuis des générations. La maison devient le témoin silencieux des joies, des peines, des secrets et des drames qui ont marqué la vie de la famille. Au coeur de l'intrigue se trouve Jean Desprez, un homme dévoué à sa famille et à la préservation de la maison. Cependant, il est confronté à des choix difficiles lorsque la maison est menacée par des dettes et que des décisions doivent être prises pour garantir l'avenir de la famille. Jean doit également composer avec les relations complexes au sein de la famille, y compris son propre mariage et les aspirations de sa fille. Le roman explore les liens familiaux, les conflits générationnels et les dilemmes moraux auxquels sont confrontées les personnes lorsqu'elles doivent choisir entre la tradition et le changement. Il met également en lumière l'importance de la maison comme symbole de la stabilité et de l'identité familiale. "La Maison" est une histoire émotionnelle qui offre une réflexion sur la signification de la maison et de la famille dans nos vies, tout en explorant les choix et les sacrifices auxquels sont confrontées les générations successives.
Un architecte parisien, Marc Romenay, reçoit un télégramme du prieur de l'hospice du Grand-Saint-Bernard. Sa femme, Thérèse, est mourante et demande à lui parler. Or il l'avait chassée de chez lui, après avoir appris qu'elle avait un amant, n'osant s'avouer qu'il ne l'avait lui-même peut-être pas assez aimée. Il fait le voyage, finalement disposé à lui pardonner, parce qu'elle va mourir des suites d'une chute en montagne, au cours de laquelle son amant a trouvé la mort. Contre toute attente, elle survit. Comment transférer à la survivante le pardon accordé à la mourante ? Comment pour le mari et la femme, reprendre la vie commune, sans renier la grandeur de l'amour qui liait les deux amants, et que Marc reconnaît ? Les deux époux ne sortent victorieux de l'épreuve qu'au prix d'un perfectionnement intérieur auquel les engagent aussi, sans qu'ils le sachent, la pureté et l'âpreté de la montagne. L'amour est, comme toute chose, subordonné aux lois de la vie. Il ne doit pas s'y dérober. C'est pourquoi la neige tombe à nouveau, pour effacer les pas et faux-pas qui ont pu la souiller. Un grand livre sur le pardon et sur la vie, à l'opposé de " ces visions romantiques, qui nous représentent l'amour comme un mal dont on ne guérit jamais ".
Présenter en aperçu l'histoire de ce grand mouvement de l'esprit humain qui nous éleva graduellement de la magie et de l'astrologie à la science moderne, tel est le but de ce petit ouvrage. On a écrit déjà plusieurs fois l'histoire de la magie. Les uns ont cherché dans l'ensemble de ces croyances chimériques des preuves à l'appui de leur solidité ; les autres n'ont voulu que nous inspirer un profond dédain pour tant de folies et d'absurdités ; nul n'a songé à tirer de la comparaison des faits un enseignement réellement philosophique, et à marquer les différentes phases par lesquelles a passé une science qui, toute chimérique qu'elle est, a été cependant le début nécessaire des grandes découvertes qui devaient en ruiner les fondements. Je tenterai de le faire. J'aurais pu accumuler bien des témoignages et grossir ce volume d'une foule de détails intéressants ; mais j'ai voulu me borner à indiquer la voie qu'a suivi l'esprit humain, et je n'ai demandé à mes lectures que les citations indispensables à la démonstration de la vérité. (A. Maury)
Pendant la guerre de 1870 une diligence est pleine de gens qui fuient l'armée prussienne ; au milieu des gens "honnêtes" et bien-pensants, se trouve "Boule de suif" , une prostituée que ses compagnons de voyage méprisent. La diligence est arrêtée dans une auberge par des soldats prussiens dont l'officier exige, pour la laisser repartir, les faveurs de "Boule de suif" . "Boule de suif" qui refuse d'abord par patriotisme, va-t-elle finir par accepter ? Ses compagnons de voyage lui sauront-il gré de sa rigueur patriotique ou de sa complaisance ? Ce court récit est le premier que Maupassant a publié (en 1880). Son maître, G. Flaubert, n'en avait pas jugé dignes ses écrits précédents.
La religion des Celtes constitue un système de pratiques et de croyances basé sur un panthéon mythologique, civique et philosophique des Celtes. Comme les autres peuples de la protohistoire/Antiquité d'Europe, les Celtes ont développé un système religieux polythéiste, dans le cadre duquel officiait la classe sacerdotale des druides. Cette religion s'est progressivement dissoute dans la culture de l'Empire romain à partir du ier siècle av. J. -C. , à l'exception de l'Irlande où la civilisation celtique a continué d'exister jusqu'à l'évangélisation de l'île au ve siècle. Le celtisme fait donc partie intégrante de la tradition occidentale. Les Celtes ont su résister aux invasions romaines, puis aux évangélisations chrétiennes en gardant leur identité principale, une forme originale de paganisme qu'incarnent les druides. Ces prêtres anciens, dont le temple était la nature, maîtrisaient les sciences de la vie, de la mort et de la magie. Ils honoraient les Dieux qui n'étaient pas encore humanisés. Leurs présences invisibles apparaissaient aux Celtes sous la forme d'animaux que les druides et les héros pouvaient reconnaître. Les récits et les épopées celtiques irlandais témoignent de ce panthéon vivant qui influence encore notre imaginaire. Le plus connu des dieux celtes à forme d'animal est le Minotaure, moitié homme et moitié taureau. Ce dieu primitif apparaît sur les enseignes romaines où il occupe le troisième rang après l'aigle et le loup, avant le cheval et le sanglier. Ces conceptions mythologiques constituent-elles une phase intermédiaire entre la notion plus ancienne des dieux à forme animale et la notion des dieux à forme humaine ? C'est la question que, dans son inventaire des figures mythologiques de la Gaule et de l'Irlande, se pose Henri d'Arbois de Jubainville. Il en conclut que, contrairement à l'opinion répandue chez les géographes et les historiens grecs, les druides n'enseignaient pas "la métempsychose pythagoricienne" mais d'autres rites racontés dans cet ouvrage richement documenté.