Indiana raconte l'histoire d'un sujet qui cherche à devenir un individu, dans la souffrance, et qui renonce à toute vélléité d'existence, brisé par le manque de liberté. Mais Indiana est surtout un roman qui joue du romanesque, noir ou blanc, pour dénoncer une certaine forme d'impossibilité du romanesque. Le romanesque d'Indiana n'est pas viable, et son histoire tourne court, commentée et achevée dans l'antiroman du mythe. Indiana est ressortie de l'Histoire, définie comme une perception individuelle du temps collectif, au moment même où elle y entrait : son destin avorte dans la non-résolution. La conclusion d'Indiana n'emprunte à l'utopie que sa poétique et le cadre de son énonciation : ce n'est pas une fin heureuse, mais une fin irrémédiablement inscrite dans la mélancolie des sujets et des choses, dans le renoncement à la passion, impossible avec un être comme Raymon, mais aussi avec Ralph, et au romanesque." Éric Bordas.
Nombre de pages
224
Date de parution
20/05/2004
Poids
135g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070304462
Titre
Indiana de George Sand
Auteur
Bordas Eric
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
135
Date de parution
20040520
Nombre de pages
224,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Étude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire La Philosophie dans le boudoir du marquis de Sade.
Nous savons tous que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, que l'homme est un loup pour l'homme, ou encore que les disciples de Jésus sont le sel de la terre. Alors pourquoi continuons-nous, imperturbablement, à utiliser « encore des métaphores qui font le trottoir depuis longtemps » (Hugo)? Tu me casses les pieds, le corps enseignant est en grève, elle a une voix de corbeau: notre quotidien est saturé de métaphores, qui ne sont souvent même plus perçues en tant que tropes, quand toute la littérature, poésie et roman, se nourrit de cette capacité imaginative du langage humain à figurer des problématiques de représentation. Ce livre propose d'abord une synthèse des connaissances actuelles en linguistique et en rhétorique, qui permet l'analyse des énoncés métaphoriques dans une perspective stylistique.
Ce livre voudrait faire le point sur nos usages contemporains du mot style, tant en emploi populaire, spontané ou travaillé, qu'en emploi savant spécialisé. Le corpus est d'abord la langue française du début du XXIe siècle, telle qu'on la pratique, la parle et l'écrit dans les livres, à la télévision ou sur Internet. L'objet d'étude est l'usage général d'un mot, d'un mot-repère de notre culture, à l'entrecroisement de pratiques discursives dont la diversité et la dispersion font sens et valeur - entrecroisement que l'on pensait, jadis, comme le lieu même de l'idéologie. Le mot style est envisagé dans quelques-unes des scénographies sociales les plus riches, soit les plus sollicitées, quantitativement, par les sujets parlants du début du XXIe siècle : discours scolaire, discours universitaire, discours médiatique, discours commercial, discours politique.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys